La Bourse au Quotidien http://labourseauquotidien.fr Analyses et conseils boursiers indépendants Fri, 20 Oct 2017 15:56:05 +0000 fr-FR hourly 1 Cette fois c’est sûr, il ne se passera rien ce vendredi : l’avenir va se jouer à pile ou face http://labourseauquotidien.fr/passera-rien-vendredi-eurostoxx50/ http://labourseauquotidien.fr/passera-rien-vendredi-eurostoxx50/#respond Fri, 20 Oct 2017 15:18:53 +0000 http://labourseauquotidien.fr/?p=63677 EuroStoxx50

Les opérations de compensation et de basculement sur une nouvelle échéance mensuelle à Paris à 16h n'ont même pas donné lieu au moindre bras de fer visant à embellir la performance, pas davantage de fébrilité sur l'EuroStoxx50.

EuroStoxx50Au bout d'une heure d'attente, et après 3 semaines de pure "camisole algorithmique", il semble acquis que si du "directionnel" doit se mettre en place, le mystère sera maintenu jusqu'à lundi.

Mais il se pourrait que l'apparente mort cérébrale du marché soit bien dû à un AVC survenu fin août et la hausse linéaire des indices pourrait bien être un leurre destiné à simuler la vie... mais avec une progression robotique qui ne trompe personne.

http://labourseauquotidien.fr/cac40-passe-euphorie-mort-cerebrale/

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EuroStoxx50

Les opérations de compensation et de basculement sur une nouvelle échéance mensuelle à Paris à 16h n'ont même pas donné lieu au moindre bras de fer visant à embellir la performance, pas davantage de fébrilité sur l'EuroStoxx50. EuroStoxx50Au bout d'une heure d'attente, et après 3 semaines de pure "camisole algorithmique", il semble acquis que si du "directionnel" doit se mettre en place, le mystère sera maintenu jusqu'à lundi. Mais il se pourrait que l'apparente mort cérébrale du marché soit bien dû à un AVC survenu fin août et la hausse linéaire des indices pourrait bien être un leurre destiné à simuler la vie... mais avec une progression robotique qui ne trompe personne. http://labourseauquotidien.fr/cac40-passe-euphorie-mort-cerebrale/

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Les taux US se tendent, les Bunds décrochent : qui devrait s’en préoccuper ? http://labourseauquotidien.fr/taux-us-se-tendent-bunds-decrochent-sen-preoccuper/ http://labourseauquotidien.fr/taux-us-se-tendent-bunds-decrochent-sen-preoccuper/#respond Fri, 20 Oct 2017 13:50:48 +0000 http://labourseauquotidien.fr/?p=63671 taux us

La semaine s'achève par un 5/5 à la hausse de Wall Street et l'inscription de 3 nouveau records, sur le Dow Jones à 23 343 points, le S&P500 à 2 570 puis le Nasdaq à 6 636, dès les premiers échanges.

Aucun suspens, c'était programmé comme ça... et aucun autre scénario n'était envisagé en cette journée des 3 sorcières.

taux usLes actions auraient grimpé "malgré tout", et nous faisons directement référence au repli du marché obligataire, aussi bien outre Atlantique (les T-Bonds affichent +4 points à 2,38%) qu'en zone euro (les Bunds affichent +5 points de base à 0,45%).

Les spécialistes des marchés de taux citent parfois la probabilité plus forte de voir la réforme fiscale de Donald Trump adoptée d'ici fin 2017 après un vote technique du Sénat hier soir et bien plus fréquemment les déclarations d'Ewald Nowotny (membre du directoire de la BCE).

M. Novotny juge plausible l'annonce dès jeudi prochain de l'adoption du principe de la réduction du programme d'achats d'actifs (à partir de fin 2017 ou début 2018 ?).

http://labourseauquotidien.fr/faites-attention-aux-seances-des-quatre-sorcieres/

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taux us

La semaine s'achève par un 5/5 à la hausse de Wall Street et l'inscription de 3 nouveau records, sur le Dow Jones à 23 343 points, le S&P500 à 2 570 puis le Nasdaq à 6 636, dès les premiers échanges. Aucun suspens, c'était programmé comme ça... et aucun autre scénario n'était envisagé en cette journée des 3 sorcières. taux usLes actions auraient grimpé "malgré tout", et nous faisons directement référence au repli du marché obligataire, aussi bien outre Atlantique (les T-Bonds affichent +4 points à 2,38%) qu'en zone euro (les Bunds affichent +5 points de base à 0,45%). Les spécialistes des marchés de taux citent parfois la probabilité plus forte de voir la réforme fiscale de Donald Trump adoptée d'ici fin 2017 après un vote technique du Sénat hier soir et bien plus fréquemment les déclarations d'Ewald Nowotny (membre du directoire de la BCE). M. Novotny juge plausible l'annonce dès jeudi prochain de l'adoption du principe de la réduction du programme d'achats d'actifs (à partir de fin 2017 ou début 2018 ?). http://labourseauquotidien.fr/faites-attention-aux-seances-des-quatre-sorcieres/

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CAC40 : voici la stratégie des grosses mains ! http://labourseauquotidien.fr/cac40-voici-strategie-grosses-mains/ http://labourseauquotidien.fr/cac40-voici-strategie-grosses-mains/#respond Fri, 20 Oct 2017 10:13:17 +0000 http://labourseauquotidien.fr/?p=63661 CAC40

Pas facile d'analyser et de se projeter dans les mouvements à venir d'un indice quand justement cet indice... ne bouge plus. Et c'est le cas de notre CAC40.

Après une forte accélération (tendance en ligne, canal blanc) qui a duré tout le mois de septembre, le CAC s'est retrouvé soudainement en état de mort cérébrale, tétanisé dans un minuscule corridor d'une trentaine de points d'amplitude. Ce goulot d'étranglement, c'est le petit rectangle en vert fluo que l'on distingue à peine sur le graphe ci-dessous (d'où la couleur vert fluo d'ailleurs, histoire de pouvoir le repérer...).

Vous devez comprendre le schéma général

comment va le CAC40
Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

Dans ce cas, la meilleure chose à faire est de prendre du recul, de replacer le mouvement dans un contexte plus large, histoire de voir ce que l'on peut anticiper pour la suite... – si suite il y a... c'est à dire qu'un électrochoc sera venu ranimer le patient.

Alors j'ai pris un graphe en 3h certes, mais qui remonte à mi-2016 : on obtient une perspective détaillée, mais à moyen terme.

  • Le CAC progresse par paliers. J'ai indiqué ces paliers par des rectangles horizontaux. Ils sont distants de 300 points, (flèches verticales bleues) et s'échelonnent selon le schéma 4 500/4 800/5 100/5 400 points.
  • Les débordements de ces zones d'appui sont très peu fréquents et quand c'est le cas, ils ne le sont que de quelques points seulement – sauf en ce qui concerne l'attaque baissière du 29 août dernier dont le niveau maximal correspond au point bas de l'Epaule/Tête/Epaule inversée (ETEI en orange).

D'ailleurs, prenez quelques secondes pour essayer comprendre le raisonnement de ceux qui "font le marché" depuis août dernier – ceux que l'on appelle "les grosses mains".

Cette accélération baissière (point bas du 29 août) est la signature typique d'une stratégie de "déglaçage" mise en oeuvre par les algos – donc par ceux qui les contrôlent.

Stratégie des grosses mains et des algos pour dégager le marché

Concrètement, pour préparer le terrain avant leur offensive haussière, ils vont dans un premier temps aller sortir le maximum de petites mains (longues) en allant attaquer leurs stops. Ils mettent alors un bon coup de pression à la baisse : c'est le point bas de l'ETEI.

Une fois le terrain déblayé, il ne reste plus qu'à aller éliminer les autres petites mains : les vendeurs cette fois-ci. La technique consiste à aller toucher et déclencher leurs stops en les prenant "par surprise" avec un bon gap haussier qui permet de passer directement au-dessus d'une ligne de résistance : ici la résistance oblique rouge.

A partir de là, la voie est libre. Un maximum d'intervenants de court terme se sont faits sortir, le mouvement haussier s'auto-alimente via des rachats de stops vendeurs et il suffit de quelques gros contrats sur les marchés Futures (FCE) pour que la hausse fuse à moindre coût, dans très peu de volume. Résultat : une progression algorithmique que nous avons vue dans la tendance en ligne.

Pour mémoire, c'est bien ce genre d'analyse qui m'avait permis de sentir le coup venir dès le 1er septembre. Dans cette analyse, je vous ai parlé de la cassure à la hausse du canal baissier juste après le point bas de l'ETEI. (oui, petit cocorico !).

Nous avons donc les niveaux qui correspondent au calibrage algorithmique du moment et comprenons le "raisonnement" qui sous-tend leur stratégie.

Les grosses mains vont se remettre à bosser

Le CAC évolue dans son goulot d'étranglement correspondant au rectangle vert fluo.

Mais ce qui (à mon humble avis) est important, c'est que ce goulot d'étranglement correspond à une dérive latérale qui prend place juste sous la zone de résistance des 5 400 points (rectangle violet). Autrement dit, à l'abord de la résistance, il n'y a pas d'attaque baissière, de pression la vente, pas de flux sortant... Juste un étau algorithmique qui maintient les prix sous la résistance. Et vous l'aurez remarqué : aucune nouvelle économique, financière ou géopolitique n'a le moindre effet.

Cette absence de signaux baissiers qui prend place dans un marché globalement haussier est à interpréter comme un signal de force de la part du CAC.

Accessoirement, la dérive latérale observée depuis le début du mois d'octobre, a permis "d'écraser" la volatilité. Et par voie de conséquence, de permettre et aux vendeurs d'options et autres produits dérivés (les grosses mains, encore) d'encaisser la prime de valeur temps.

Ce qui maintenant me permet de conclure avec une petite prévision pour la semaine prochaine : le roulement des échéances sur contrats dérivés a lieu ce vendredi (journée des trois sorcières). Il est donc probable que les grosses mains se remettent au boulot pour faire bouger le marché dès la semaine prochaine, une fois le roulement des échéances terminé.

Enfin, on verra... Mais pour l'instant, je garde mon biais haussier et je relancerai si passage de la résistance des 5 400 points.

Bon week-end à toutes et à tous.

Gilles,

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CAC40

Pas facile d'analyser et de se projeter dans les mouvements à venir d'un indice quand justement cet indice... ne bouge plus. Et c'est le cas de notre CAC40. Après une forte accélération (tendance en ligne, canal blanc) qui a duré tout le mois de septembre, le CAC s'est retrouvé soudainement en état de mort cérébrale, tétanisé dans un minuscule corridor d'une trentaine de points d'amplitude. Ce goulot d'étranglement, c'est le petit rectangle en vert fluo que l'on distingue à peine sur le graphe ci-dessous (d'où la couleur vert fluo d'ailleurs, histoire de pouvoir le repérer...).

Vous devez comprendre le schéma général

comment va le CAC40 Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

Dans ce cas, la meilleure chose à faire est de prendre du recul, de replacer le mouvement dans un contexte plus large, histoire de voir ce que l'on peut anticiper pour la suite... – si suite il y a... c'est à dire qu'un électrochoc sera venu ranimer le patient. Alors j'ai pris un graphe en 3h certes, mais qui remonte à mi-2016 : on obtient une perspective détaillée, mais à moyen terme.
  • Le CAC progresse par paliers. J'ai indiqué ces paliers par des rectangles horizontaux. Ils sont distants de 300 points, (flèches verticales bleues) et s'échelonnent selon le schéma 4 500/4 800/5 100/5 400 points.
  • Les débordements de ces zones d'appui sont très peu fréquents et quand c'est le cas, ils ne le sont que de quelques points seulement – sauf en ce qui concerne l'attaque baissière du 29 août dernier dont le niveau maximal correspond au point bas de l'Epaule/Tête/Epaule inversée (ETEI en orange).
D'ailleurs, prenez quelques secondes pour essayer comprendre le raisonnement de ceux qui "font le marché" depuis août dernier – ceux que l'on appelle "les grosses mains". Cette accélération baissière (point bas du 29 août) est la signature typique d'une stratégie de "déglaçage" mise en oeuvre par les algos – donc par ceux qui les contrôlent.

Stratégie des grosses mains et des algos pour dégager le marché

Concrètement, pour préparer le terrain avant leur offensive haussière, ils vont dans un premier temps aller sortir le maximum de petites mains (longues) en allant attaquer leurs stops. Ils mettent alors un bon coup de pression à la baisse : c'est le point bas de l'ETEI. Une fois le terrain déblayé, il ne reste plus qu'à aller éliminer les autres petites mains : les vendeurs cette fois-ci. La technique consiste à aller toucher et déclencher leurs stops en les prenant "par surprise" avec un bon gap haussier qui permet de passer directement au-dessus d'une ligne de résistance : ici la résistance oblique rouge. A partir de là, la voie est libre. Un maximum d'intervenants de court terme se sont faits sortir, le mouvement haussier s'auto-alimente via des rachats de stops vendeurs et il suffit de quelques gros contrats sur les marchés Futures (FCE) pour que la hausse fuse à moindre coût, dans très peu de volume. Résultat : une progression algorithmique que nous avons vue dans la tendance en ligne. Pour mémoire, c'est bien ce genre d'analyse qui m'avait permis de sentir le coup venir dès le 1er septembre. Dans cette analyse, je vous ai parlé de la cassure à la hausse du canal baissier juste après le point bas de l'ETEI. (oui, petit cocorico !). Nous avons donc les niveaux qui correspondent au calibrage algorithmique du moment et comprenons le "raisonnement" qui sous-tend leur stratégie.

Les grosses mains vont se remettre à bosser

Le CAC évolue dans son goulot d'étranglement correspondant au rectangle vert fluo. Mais ce qui (à mon humble avis) est important, c'est que ce goulot d'étranglement correspond à une dérive latérale qui prend place juste sous la zone de résistance des 5 400 points (rectangle violet). Autrement dit, à l'abord de la résistance, il n'y a pas d'attaque baissière, de pression la vente, pas de flux sortant... Juste un étau algorithmique qui maintient les prix sous la résistance. Et vous l'aurez remarqué : aucune nouvelle économique, financière ou géopolitique n'a le moindre effet. Cette absence de signaux baissiers qui prend place dans un marché globalement haussier est à interpréter comme un signal de force de la part du CAC. Accessoirement, la dérive latérale observée depuis le début du mois d'octobre, a permis "d'écraser" la volatilité. Et par voie de conséquence, de permettre et aux vendeurs d'options et autres produits dérivés (les grosses mains, encore) d'encaisser la prime de valeur temps. Ce qui maintenant me permet de conclure avec une petite prévision pour la semaine prochaine : le roulement des échéances sur contrats dérivés a lieu ce vendredi (journée des trois sorcières). Il est donc probable que les grosses mains se remettent au boulot pour faire bouger le marché dès la semaine prochaine, une fois le roulement des échéances terminé. Enfin, on verra... Mais pour l'instant, je garde mon biais haussier et je relancerai si passage de la résistance des 5 400 points. Bon week-end à toutes et à tous. Gilles,

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Tous les indices pointent vers un statu quo sur les taux en décembre http://labourseauquotidien.fr/statu-quo-taux-decembre-fed/ http://labourseauquotidien.fr/statu-quo-taux-decembre-fed/#comments Fri, 20 Oct 2017 09:59:36 +0000 http://labourseauquotidien.fr/?p=63645 taux

Il y a eu beaucoup de buzz mercredi 11 octobre à propos de la publication des Minutes de la Fed (le procès-verbal de la réunion du FOMC) des 19 et 20 septembre. La réaction immédiate a été que ces Minutes confirment une hausse des taux en décembre. Le Wall Street Journal l'a résumé avec cette une : "La Fed est sur la bonne voie pour relever les taux malgré une faible inflation".

Je suis un grand admirateur et fidèle lecteur du Wall Street Journal (WSJ) depuis plus de 40 ans. Mais, même si l'on ne peut pas appeler cet article une fausse news, il est terriblement hors sujet et interprète mal ce que la Fed a réellement dit.

Mes lecteurs savent que j'anticipe que la Fed ne relèvera pas ses taux en décembre ; je l'ai dit depuis l'été dernier. Immédiatement après la parution de ces Minutes et la publication de la une du WSJ, un bon ami à moi m'a envoyé un courriel pour me demander s'il y avait un changement dans mes prévisions. Ma réponse était clairement "non".

Pourquoi est-ce que je m'en tiens à mes prévisions : pas de hausse des taux en décembre ?

La "patience" est de retour

La première raison est que les Minutes de la Fed elles-mêmes sont remplies de mentions sur la nécessité d'un rythme lent de hausses de taux. Le FOMC est clairement divisé sur la question de savoir si l'inflation est en vue ou pas.

Le fait de mettre l'accent sur les commentaires qui penchent pour une autre hausse de taux cette année, tout en minimisant les commentaires qui expriment des préoccupations au sujet d'une hausse trop précoce est un exemple de ce que les psychologues comportementaux appellent "le biais de confirmation". Un observateur objectif aurait dû avoir une vision plus équilibrée.

Il y a bien davantage à en dire à ce sujet lorsqu'on décortique le compte-rendu !

Enfoui dans ce dernier procès-verbal, l'un des mots les plus puissants que la Fed a utilisé ces 10 dernières années a fait sa réapparition : notre vieil ami "patience" est de retour. Voici l'extrait en question :

"Néanmoins, de nombreux participants se sont dits préoccupés par le fait que les faibles taux d'inflation enregistrés cette année pourraient ne pas seulement refléter des facteurs transitoires, mais aussi des évolutions qui pourraient s'avérer plus persistantes, et il a été noté qu'une certaine patience à propos de la réduction d'une politique accommodante s'imposait, tout en évaluant les tendances réelles de l'inflation."

Vous vous souvenez de la "patience" ? C'est le mot-clé que la Fed a utilisé dans ses forward guidances entre le début du Taper en décembre 2013 et la fin des forward guidances en mars 2015. La Fed utilise ce message pour donner aux marchés l'assurance qu'elle n'augmentera pas les taux sans un avertissement clair au préalable.

Lorsque la Fed a retiré le mot "patience" de ses déclarations du FOMC en mars 2015, c'était le signal que les hausses de taux étaient de retour sur la table pour la première fois depuis neuf ans.

tauxLe véritable lancement des hausses de taux (le liftoff) n'a eu lieu qu'en décembre 2015, mais toute la période de mars à décembre 2015 était une période d'anticipation anxieuse pour les marchés. Ceci parce que l'élimination du mot "patience" signifiait que la Fed pouvait agir à tout moment, et les marchés avaient été avertis.

Avec la "patience" retrouvée dans le vocabulaire de la Fed, nous avons un signal clair que la Fed a l'intention de retarder sa prochaine hausse de taux.

Mais attendez, il y a mieux !

Toujours pas d'inflation

La principale raison pour laquelle il ne faut pas tenir compte des procès-verbaux du FOMC est qu'il s'agit d'informations anciennes. Ce procès-verbal fait état par exemple de ce qui a été discuté les 19 et 20 septembre. Il dit que la Fed surveillera attentivement l'inflation et l'emploi (le "double mandat") pour trouver des indices sur ce qu'il faut faire ensuite.

Quelques jours plus tard, lors de sa publication du 29 septembre, le taux d'inflation que la Fed utilise a de nouveau marqué une baisse : de 1,4% en juillet à 1,3% en août. C'est le neuvième mois consécutif où l'inflation s'ancre sous l'objectif de 2%. Et donc une mauvaise nouvelle pour les faucons (hawks) de la Fed.

Puis, le 6 octobre, le rapport sur l'emploi de septembre a révélé que l'économie américaine avait perdu 33 000 emplois, soit la première perte d'emplois en sept ans. Bien sûr, c'était lié aux ouragans, mais comme on dit dans le milieu sportif... une défaite est une défaite. Encore une mauvaise nouvelle pour les faucons.

Mais... il y a encore mieux !

Les élites mondiales savent comment menacer Janet Yellen quand elles n'aiment pas le chemin qu'elle emprunte.

Les élites commencent à menacer

L'exemple le plus éloquent est celui de septembre 2015, où l'on s'attendait à ce que la Fed fasse sa première remontée de taux. Or, le marché boursier s'était effondré de plus de 10% entre le 10 août et le 7 septembre à la suite du choc de la dévaluation chinoise, et les élites craignaient que Yellen ne fasse pas attention à la possible contagion internationale et n'augmente les taux de toute façon.

De ce fait, les super-élites Larry Summers et Christine Lagarde ont averti Yellen en public, ce qui revient à dire : "Ne pense même pas à augmenter les taux"... La gouverneur de la Fed, Lael Brainard, a dit la même chose à Yellen en termes plus polis, et en privé.

Yellen a reçu le message et a attendu décembre 2015 pour le liftoff. L'inaction de septembre par rapport à l'anticipation d'une hausse des taux était une forme d'assouplissement qui a permis de soutenir les marchés boursiers et d'éviter une contagion potentiellement bien pire.

La même chose se produit maintenant. La Fed a signalé qu'elle pourrait augmenter ses taux en décembre. Une fois de plus, l'économie est faible, le yuan est sur le chemin de la dévaluation et une hausse des taux pourrait être considérée comme une erreur lourde.

Les élites se battent déjà contre Yellen. Le 10 octobre, la super-élite Martin Wolf a averti Yellen de ne pas augmenter les taux dans une tribune du Financial Times.

Le 11 octobre, une autre super-élite, Larry Fink de BlackRock, l'un des plus grands gérants d'actifs au monde, a déclaré que la seule chose qui l'inquiétait était une "erreur" de la Fed. Il ne faisait aucun doute que "l'erreur" en question était une hausse des taux. Fink avertissait ainsi Yellen de ne pas le faire.

Ce n'est pas une coïncidence si Wolf et Fink s'expriment au même moment sur le même sujet. C'est un avertissement coordonné. C'est comme ça que les élites fonctionnent.

Alors voilà, vous savez tout. Un mauvais chiffre d'inflation, un mauvais rapport sur l'emploi et les avertissements des super-élites s'additionnent tous pour que les taux ne soient pas augmentés en décembre. Même la Fed est d'accord. C'est pourquoi notre vieil ami "patience" a fait son retour.

Cela dit, vous n'avez pas à me croire sur parole. Mercredi dernier, la probabilité implicite d'une hausse des taux en décembre mesurée par les contrats à terme sur les obligations de la Fed est passée d'environ 80% à 70% en quelques minutes, à mesure que le ton dovish des minutes de la Fed se précisait. (Désolé, le Wall Street Journal). Les partisans d'une hausse des taux voient leurs anticipations remises en question.

Attendez-vous à ce que cette probabilité descende en dessous de 50% et atteigne 10% ou moins d'ici la réunion de décembre.

Il n'est pas trop tard pour profiter de ce revirement du marché. Achetez des euros, de l'or, des bons du Trésor et profitez du voyage.

Jim Rickards

PS : Jim Rickards lance son "Alerte au Krach !" A partir du 24 octobre 2014, nous débuterons notre série de 10 e-mails pour vous former et vous informer : "Alerte au Krach – Faire fortune avec la prochaine crise financières". Inscrivez-vous ici, c'est gratuit

 

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Il y a eu beaucoup de buzz mercredi 11 octobre à propos de la publication des Minutes de la Fed (le procès-verbal de la réunion du FOMC) des 19 et 20 septembre. La réaction immédiate a été que ces Minutes confirment une hausse des taux en décembre. Le Wall Street Journal l'a résumé avec cette une : "La Fed est sur la bonne voie pour relever les taux malgré une faible inflation". Je suis un grand admirateur et fidèle lecteur du Wall Street Journal (WSJ) depuis plus de 40 ans. Mais, même si l'on ne peut pas appeler cet article une fausse news, il est terriblement hors sujet et interprète mal ce que la Fed a réellement dit. Mes lecteurs savent que j'anticipe que la Fed ne relèvera pas ses taux en décembre ; je l'ai dit depuis l'été dernier. Immédiatement après la parution de ces Minutes et la publication de la une du WSJ, un bon ami à moi m'a envoyé un courriel pour me demander s'il y avait un changement dans mes prévisions. Ma réponse était clairement "non". Pourquoi est-ce que je m'en tiens à mes prévisions : pas de hausse des taux en décembre ?

La "patience" est de retour

La première raison est que les Minutes de la Fed elles-mêmes sont remplies de mentions sur la nécessité d'un rythme lent de hausses de taux. Le FOMC est clairement divisé sur la question de savoir si l'inflation est en vue ou pas. Le fait de mettre l'accent sur les commentaires qui penchent pour une autre hausse de taux cette année, tout en minimisant les commentaires qui expriment des préoccupations au sujet d'une hausse trop précoce est un exemple de ce que les psychologues comportementaux appellent "le biais de confirmation". Un observateur objectif aurait dû avoir une vision plus équilibrée. Il y a bien davantage à en dire à ce sujet lorsqu'on décortique le compte-rendu ! Enfoui dans ce dernier procès-verbal, l'un des mots les plus puissants que la Fed a utilisé ces 10 dernières années a fait sa réapparition : notre vieil ami "patience" est de retour. Voici l'extrait en question :

"Néanmoins, de nombreux participants se sont dits préoccupés par le fait que les faibles taux d'inflation enregistrés cette année pourraient ne pas seulement refléter des facteurs transitoires, mais aussi des évolutions qui pourraient s'avérer plus persistantes, et il a été noté qu'une certaine patience à propos de la réduction d'une politique accommodante s'imposait, tout en évaluant les tendances réelles de l'inflation."

Vous vous souvenez de la "patience" ? C'est le mot-clé que la Fed a utilisé dans ses forward guidances entre le début du Taper en décembre 2013 et la fin des forward guidances en mars 2015. La Fed utilise ce message pour donner aux marchés l'assurance qu'elle n'augmentera pas les taux sans un avertissement clair au préalable. Lorsque la Fed a retiré le mot "patience" de ses déclarations du FOMC en mars 2015, c'était le signal que les hausses de taux étaient de retour sur la table pour la première fois depuis neuf ans. tauxLe véritable lancement des hausses de taux (le liftoff) n'a eu lieu qu'en décembre 2015, mais toute la période de mars à décembre 2015 était une période d'anticipation anxieuse pour les marchés. Ceci parce que l'élimination du mot "patience" signifiait que la Fed pouvait agir à tout moment, et les marchés avaient été avertis. Avec la "patience" retrouvée dans le vocabulaire de la Fed, nous avons un signal clair que la Fed a l'intention de retarder sa prochaine hausse de taux. Mais attendez, il y a mieux !

Toujours pas d'inflation

La principale raison pour laquelle il ne faut pas tenir compte des procès-verbaux du FOMC est qu'il s'agit d'informations anciennes. Ce procès-verbal fait état par exemple de ce qui a été discuté les 19 et 20 septembre. Il dit que la Fed surveillera attentivement l'inflation et l'emploi (le "double mandat") pour trouver des indices sur ce qu'il faut faire ensuite. Quelques jours plus tard, lors de sa publication du 29 septembre, le taux d'inflation que la Fed utilise a de nouveau marqué une baisse : de 1,4% en juillet à 1,3% en août. C'est le neuvième mois consécutif où l'inflation s'ancre sous l'objectif de 2%. Et donc une mauvaise nouvelle pour les faucons (hawks) de la Fed. Puis, le 6 octobre, le rapport sur l'emploi de septembre a révélé que l'économie américaine avait perdu 33 000 emplois, soit la première perte d'emplois en sept ans. Bien sûr, c'était lié aux ouragans, mais comme on dit dans le milieu sportif... une défaite est une défaite. Encore une mauvaise nouvelle pour les faucons. Mais... il y a encore mieux ! Les élites mondiales savent comment menacer Janet Yellen quand elles n'aiment pas le chemin qu'elle emprunte.

Les élites commencent à menacer

L'exemple le plus éloquent est celui de septembre 2015, où l'on s'attendait à ce que la Fed fasse sa première remontée de taux. Or, le marché boursier s'était effondré de plus de 10% entre le 10 août et le 7 septembre à la suite du choc de la dévaluation chinoise, et les élites craignaient que Yellen ne fasse pas attention à la possible contagion internationale et n'augmente les taux de toute façon. De ce fait, les super-élites Larry Summers et Christine Lagarde ont averti Yellen en public, ce qui revient à dire : "Ne pense même pas à augmenter les taux"... La gouverneur de la Fed, Lael Brainard, a dit la même chose à Yellen en termes plus polis, et en privé. Yellen a reçu le message et a attendu décembre 2015 pour le liftoff. L'inaction de septembre par rapport à l'anticipation d'une hausse des taux était une forme d'assouplissement qui a permis de soutenir les marchés boursiers et d'éviter une contagion potentiellement bien pire. La même chose se produit maintenant. La Fed a signalé qu'elle pourrait augmenter ses taux en décembre. Une fois de plus, l'économie est faible, le yuan est sur le chemin de la dévaluation et une hausse des taux pourrait être considérée comme une erreur lourde. Les élites se battent déjà contre Yellen. Le 10 octobre, la super-élite Martin Wolf a averti Yellen de ne pas augmenter les taux dans une tribune du Financial Times. Le 11 octobre, une autre super-élite, Larry Fink de BlackRock, l'un des plus grands gérants d'actifs au monde, a déclaré que la seule chose qui l'inquiétait était une "erreur" de la Fed. Il ne faisait aucun doute que "l'erreur" en question était une hausse des taux. Fink avertissait ainsi Yellen de ne pas le faire. Ce n'est pas une coïncidence si Wolf et Fink s'expriment au même moment sur le même sujet. C'est un avertissement coordonné. C'est comme ça que les élites fonctionnent. Alors voilà, vous savez tout. Un mauvais chiffre d'inflation, un mauvais rapport sur l'emploi et les avertissements des super-élites s'additionnent tous pour que les taux ne soient pas augmentés en décembre. Même la Fed est d'accord. C'est pourquoi notre vieil ami "patience" a fait son retour. Cela dit, vous n'avez pas à me croire sur parole. Mercredi dernier, la probabilité implicite d'une hausse des taux en décembre mesurée par les contrats à terme sur les obligations de la Fed est passée d'environ 80% à 70% en quelques minutes, à mesure que le ton dovish des minutes de la Fed se précisait. (Désolé, le Wall Street Journal). Les partisans d'une hausse des taux voient leurs anticipations remises en question. Attendez-vous à ce que cette probabilité descende en dessous de 50% et atteigne 10% ou moins d'ici la réunion de décembre. Il n'est pas trop tard pour profiter de ce revirement du marché. Achetez des euros, de l'or, des bons du Trésor et profitez du voyage. Jim Rickards PS : Jim Rickards lance son "Alerte au Krach !" A partir du 24 octobre 2014, nous débuterons notre série de 10 e-mails pour vous former et vous informer : "Alerte au Krach – Faire fortune avec la prochaine crise financières". Inscrivez-vous ici, c'est gratuit  

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La Chine au seuil d’un « moment de Minsky » selon Zhou Xiaochuan ? http://labourseauquotidien.fr/chine-moment-de-minsky/ http://labourseauquotidien.fr/chine-moment-de-minsky/#respond Fri, 20 Oct 2017 08:32:25 +0000 http://labourseauquotidien.fr/?p=63639 moment de Minsky Chine Spéculation, cycle finance croissance

Alors que le 19e congrès du Parti bat son plein à Pékin et que Xi Jinping évoque des "défis immenses", le patron de la Banque centrale Chinoise, Zhou Xiaochuan, avertit que le monde est au bord d'un "moment de Minsky".

moment de Minsky le cycle de - finance crédit croissance économique spéculation Il s'exprime probablement en connaissance de cause (même s'il feint de viser les pays occidentaux), puisque la Chine cumule la plus grande masse de créances "non performantes" connues, mais aussi et surtout inconnues... puisque le shadow banking existe pour une seule raison : trouver de l'argent quand le système régulé ne veut plus vous en prêter.

Qu'est-ce qu'un moment de Minsky ?

J'aime beaucoup la définition de Simone Wapler : "Ce moment est celui où les investisseurs surendettés sont contraints de vendre massivement pour payer les intérêts de leur dette. Mais plus ils vendent, plus les prix baissent – et la course au cash pour payer les intérêts entraîne un krach. A ce moment, les prêteurs réalisent que leur débiteur est mort. Il ne paiera jamais : ni les intérêts, ni le principal, foi de cigale.

http://labourseauquotidien.fr/19e-congres-pcc-attention-bulle-chinoise-va-exploser/

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Alors que le 19e congrès du Parti bat son plein à Pékin et que Xi Jinping évoque des "défis immenses", le patron de la Banque centrale Chinoise, Zhou Xiaochuan, avertit que le monde est au bord d'un "moment de Minsky". moment de Minsky le cycle de - finance crédit croissance économique spéculation Il s'exprime probablement en connaissance de cause (même s'il feint de viser les pays occidentaux), puisque la Chine cumule la plus grande masse de créances "non performantes" connues, mais aussi et surtout inconnues... puisque le shadow banking existe pour une seule raison : trouver de l'argent quand le système régulé ne veut plus vous en prêter.

Qu'est-ce qu'un moment de Minsky ?

J'aime beaucoup la définition de Simone Wapler : "Ce moment est celui où les investisseurs surendettés sont contraints de vendre massivement pour payer les intérêts de leur dette. Mais plus ils vendent, plus les prix baissent – et la course au cash pour payer les intérêts entraîne un krach. A ce moment, les prêteurs réalisent que leur débiteur est mort. Il ne paiera jamais : ni les intérêts, ni le principal, foi de cigale. http://labourseauquotidien.fr/19e-congres-pcc-attention-bulle-chinoise-va-exploser/

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L’inertie haussière se poursuit sur les marchés http://labourseauquotidien.fr/inertie-haussiere-se-poursuit-marches/ http://labourseauquotidien.fr/inertie-haussiere-se-poursuit-marches/#respond Fri, 20 Oct 2017 07:30:40 +0000 http://labourseauquotidien.fr/?p=63666 inertie haussière

inertie haussièreEn cette séance des trois sorcières, l'inertie haussière des marchés se poursuit avec certaines séries historiques. Outre l'envolée du Dow Jones Industrial, le Nikkei vient aussi d'aligner sa plus longue série haussière depuis 1961 !

Les actifs à risques restent recherchés alors que, selon des rumeurs de presse, Jerome Powel (plus dovish que ses confrères) aurait les faveurs de Donald Trump. L'accord au Sénat américain hier ouvre la voie à une prochaine adoption de la réforme fiscale, ce qui vient aussi soutenir les marchés aujourd'hui.

Au niveau de la macroéconomie, nous n'aurons qu'une statistique : les ventes de logements anciens en septembre aux US.

Au niveau corporate

  • Michelin (FR0000121261) progresse de 1% vers les 121€, le pneumaticien ayant confirmé ses objectifs annuels malgré des effets de change plus défavorables que prévu sur l'ensemble de l'exercice. L'impact négatif des devises est en effet évalué entre -110 et -120 M€ contre une fourchette antérieure située entre -85 et -115 M€.
  • ArcelorMittal (LU1598757687) gagne 2% et repasse au-dessus des 25€ : le sidérurgiste a présenté des concessions à la Commission européenne pour obtenir l'aval des autorités sur son projet de rachat de l'Italien Ilva.
  • Fnac Darty (FR0011476928) prend la tête du SBF au-dessus des 81€, après avoir fait état d'une hausse de 5,8% de ses ventes trimestrielles en données comparables.
  • AB Science (FR0010557264) flambait de 5% à 9,20€, suite à une publication encourageante sur le masitinib, le produit phare de la biotech.
  • Enfin, Manitou (FR0000038606) oscille autour des 33€ au lendemain de l'annonce d'une hausse de 10% de son chiffre d'affaires trimestriel à 354 M€.
  • A l'inverse, AccorHotels (FR0000120404) chutait de 2% autour des 42€, malgré la publication de bons chiffres trimestriels et l'optimisme affiché sur les résultats annuels (avec un résultat opérationnel 2017 attendu dans le haut de la fourchette prévisionnelle). Le géant hôtelier semble surtout freiné en cette fin de semaine par l'abaissement de conseil de Raymond James, le courtier ayant ramené son avis d'"achat fort" à "surperformance".

Pour le reste des changements de recommandations de brokers

  • Saint-Gobain (FR0000125007) ouvrait en hausse de 1% vers les 51€, soutenu par Berenberg qui a relevé son conseil de "conserver" à "achat" tout en portant son objectif de cours de 37 à 57€.
  • Pernod-Ricard (FR0000120693) poursuivait sur sa bonne orientation de la veille, alors que Jefferies et JPMorgan ont tous deux relevé leur valorisation (respectivement de 130 à 142€ et de 101 à 112€).
  • A l'inverse, Publicis (FR0000130577) reculait de 0,5% sous les 58€, alors que Morgan Stanley, Barclays et Credit Suisse ayant tous ramené leur valorisation à 65€ au lendemain de la publication des trimestriels.

Envie d'investir dans les smalls caps ?

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inertie haussière

inertie haussièreEn cette séance des trois sorcières, l'inertie haussière des marchés se poursuit avec certaines séries historiques. Outre l'envolée du Dow Jones Industrial, le Nikkei vient aussi d'aligner sa plus longue série haussière depuis 1961 ! Les actifs à risques restent recherchés alors que, selon des rumeurs de presse, Jerome Powel (plus dovish que ses confrères) aurait les faveurs de Donald Trump. L'accord au Sénat américain hier ouvre la voie à une prochaine adoption de la réforme fiscale, ce qui vient aussi soutenir les marchés aujourd'hui. Au niveau de la macroéconomie, nous n'aurons qu'une statistique : les ventes de logements anciens en septembre aux US.

Au niveau corporate

  • Michelin (FR0000121261) progresse de 1% vers les 121€, le pneumaticien ayant confirmé ses objectifs annuels malgré des effets de change plus défavorables que prévu sur l'ensemble de l'exercice. L'impact négatif des devises est en effet évalué entre -110 et -120 M€ contre une fourchette antérieure située entre -85 et -115 M€.
  • ArcelorMittal (LU1598757687) gagne 2% et repasse au-dessus des 25€ : le sidérurgiste a présenté des concessions à la Commission européenne pour obtenir l'aval des autorités sur son projet de rachat de l'Italien Ilva.
  • Fnac Darty (FR0011476928) prend la tête du SBF au-dessus des 81€, après avoir fait état d'une hausse de 5,8% de ses ventes trimestrielles en données comparables.
  • AB Science (FR0010557264) flambait de 5% à 9,20€, suite à une publication encourageante sur le masitinib, le produit phare de la biotech.
  • Enfin, Manitou (FR0000038606) oscille autour des 33€ au lendemain de l'annonce d'une hausse de 10% de son chiffre d'affaires trimestriel à 354 M€.
  • A l'inverse, AccorHotels (FR0000120404) chutait de 2% autour des 42€, malgré la publication de bons chiffres trimestriels et l'optimisme affiché sur les résultats annuels (avec un résultat opérationnel 2017 attendu dans le haut de la fourchette prévisionnelle). Le géant hôtelier semble surtout freiné en cette fin de semaine par l'abaissement de conseil de Raymond James, le courtier ayant ramené son avis d'"achat fort" à "surperformance".

Pour le reste des changements de recommandations de brokers

  • Saint-Gobain (FR0000125007) ouvrait en hausse de 1% vers les 51€, soutenu par Berenberg qui a relevé son conseil de "conserver" à "achat" tout en portant son objectif de cours de 37 à 57€.
  • Pernod-Ricard (FR0000120693) poursuivait sur sa bonne orientation de la veille, alors que Jefferies et JPMorgan ont tous deux relevé leur valorisation (respectivement de 130 à 142€ et de 101 à 112€).
  • A l'inverse, Publicis (FR0000130577) reculait de 0,5% sous les 58€, alors que Morgan Stanley, Barclays et Credit Suisse ayant tous ramené leur valorisation à 65€ au lendemain de la publication des trimestriels.

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Petya, WannaCry… Vers un état d’urgence numérique sans précédent http://labourseauquotidien.fr/petya-etat-urgence-numerique/ http://labourseauquotidien.fr/petya-etat-urgence-numerique/#respond Fri, 20 Oct 2017 07:00:37 +0000 http://labourseauquotidien.fr/?p=63595 Petya virus

On l’a vu cet été avec les cyberattaques WannaCry et Petya qui ont malmené Renault et Saint-Gobain, le spectre de la cybercriminalité plane sur notre vie réelle. Nous sommes des proies faciles pour les hackers. Et encore plus depuis que nous stockons systématiquement nos données les plus personnelles sur des supports numériques.

Tenez, au Royaume-Uni, un think tank (Reform) estime que la moitié des délits perpétrés dans le pays sont de nature cybercriminelle – soit 6,6 millions sur les 11,8 millions de délits constatés en 2016. En France, PwC rapporte que 4 165 cyberattaques ont été recensées l’année dernière... C'est une toutes les deux heures !

Mais nous ne sommes pas les seules cibles. Les cybercriminels de haut vol opérant en bandes organisées préfèrent s’attaquer à de plus gros poissons : les entreprises, privées comme publiques… sans manquer de déstabiliser, au passage, l’économie et la sécurité mondiales.

Des donnés en otage et des marchés qui s'enflamment

Petya virusLe bilan de WannaCry pèse lourd : plus de 200 000 victimes dans le monde. Ce logiciel malveillant, de type "ransomware" (rançongiciel), s’est propagé à une vitesse jusque-là inédite.

Il a rendu inaccessible les données des PC infectés. Pour les récupérer, la victime se voyait demander de débourser, en bitcoins, entre 300 $ et 600 $… Estimé à quelques 140 000 $ le butin ainsi soutiré est plutôt maigre mais les dégâts, eux, se chiffrent en milliards dollars.

Les exemples de WannaCry et Petya nous ont plongé dans un état d’urgence numérique sans précédent. Et le sujet enflamme déjà les marchés, en tirant à la hausse les valeurs de la cybersécurité.

C’est le cas du Britannique Sophos qui avant WannaCry, le 11 mai dernier, cotait encore à 337,65 GBX. Aujourd’hui, le titre s’échange plus de 70% au-dessus, autour des 578,75 GBX. De même pour le Français Wallix qui a pris près de 45% sur la période, passant de 13,67 € à 19,10 € actuellement.

Des performances à la hauteur des perspectives du marché sur lequel ces entreprises sont positionnées.

Contre les prochaines WannaCry et Petya, la cybersécurité recrute à tour de bras

Selon une étude du cabinet Gartner, ce dernier a augmenté de 7,9% entre 2015 et 2016, à 81,6 Mds$. Le cabinet Cybersécurité Ventures, pour sa part, estime qu’il atteindra les 120 Mds$ cette année.

Exponentielle, la croissance promise se renforcera à mesure que la digitalisation des entreprises, en France comme à l’étranger, prendra de l’ampleur. Elle sera également fortement tirée par l’essor de l’Usine 4.0 et de l’Internet des Objets – autant de nouvelles portes offertes aux intrusions des hackers… Une chose est sûre, il y aura d'autres WannaCry et Petya

Dernière preuve, s’il en faut pour vous convaincre de son dynamisme, le secteur recrute actuellement à tour de bras. Problème, il rencontre de grosses difficultés à trouver des candidats compétents ! Pourtant, le taux de chômage y est proche de zéro. D’ailleurs, selon Cybersécurité Ventures, d'ici à 2021, la cybersécurité comptera pas moins de 2,1 millions de postes vacants...

En tant qu’investisseur particulier vous ne pouvez pas passer à côté d’une tendance aussi lourde. Si vous voulez connaître la valeur que j’ai conseillée à mes abonnés de la Lettre PEA pour en profiter à moindre risque, c’est par ici…

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Petya virus

On l’a vu cet été avec les cyberattaques WannaCry et Petya qui ont malmené Renault et Saint-Gobain, le spectre de la cybercriminalité plane sur notre vie réelle. Nous sommes des proies faciles pour les hackers. Et encore plus depuis que nous stockons systématiquement nos données les plus personnelles sur des supports numériques. Tenez, au Royaume-Uni, un think tank (Reform) estime que la moitié des délits perpétrés dans le pays sont de nature cybercriminelle – soit 6,6 millions sur les 11,8 millions de délits constatés en 2016. En France, PwC rapporte que 4 165 cyberattaques ont été recensées l’année dernière... C'est une toutes les deux heures ! Mais nous ne sommes pas les seules cibles. Les cybercriminels de haut vol opérant en bandes organisées préfèrent s’attaquer à de plus gros poissons : les entreprises, privées comme publiques… sans manquer de déstabiliser, au passage, l’économie et la sécurité mondiales.

Des donnés en otage et des marchés qui s'enflamment

Petya virusLe bilan de WannaCry pèse lourd : plus de 200 000 victimes dans le monde. Ce logiciel malveillant, de type "ransomware" (rançongiciel), s’est propagé à une vitesse jusque-là inédite. Il a rendu inaccessible les données des PC infectés. Pour les récupérer, la victime se voyait demander de débourser, en bitcoins, entre 300 $ et 600 $… Estimé à quelques 140 000 $ le butin ainsi soutiré est plutôt maigre mais les dégâts, eux, se chiffrent en milliards dollars. Les exemples de WannaCry et Petya nous ont plongé dans un état d’urgence numérique sans précédent. Et le sujet enflamme déjà les marchés, en tirant à la hausse les valeurs de la cybersécurité. C’est le cas du Britannique Sophos qui avant WannaCry, le 11 mai dernier, cotait encore à 337,65 GBX. Aujourd’hui, le titre s’échange plus de 70% au-dessus, autour des 578,75 GBX. De même pour le Français Wallix qui a pris près de 45% sur la période, passant de 13,67 € à 19,10 € actuellement. Des performances à la hauteur des perspectives du marché sur lequel ces entreprises sont positionnées.

Contre les prochaines WannaCry et Petya, la cybersécurité recrute à tour de bras

Selon une étude du cabinet Gartner, ce dernier a augmenté de 7,9% entre 2015 et 2016, à 81,6 Mds$. Le cabinet Cybersécurité Ventures, pour sa part, estime qu’il atteindra les 120 Mds$ cette année. Exponentielle, la croissance promise se renforcera à mesure que la digitalisation des entreprises, en France comme à l’étranger, prendra de l’ampleur. Elle sera également fortement tirée par l’essor de l’Usine 4.0 et de l’Internet des Objets – autant de nouvelles portes offertes aux intrusions des hackers… Une chose est sûre, il y aura d'autres WannaCry et Petya Dernière preuve, s’il en faut pour vous convaincre de son dynamisme, le secteur recrute actuellement à tour de bras. Problème, il rencontre de grosses difficultés à trouver des candidats compétents ! Pourtant, le taux de chômage y est proche de zéro. D’ailleurs, selon Cybersécurité Ventures, d'ici à 2021, la cybersécurité comptera pas moins de 2,1 millions de postes vacants... En tant qu’investisseur particulier vous ne pouvez pas passer à côté d’une tendance aussi lourde. Si vous voulez connaître la valeur que j’ai conseillée à mes abonnés de la Lettre PEA pour en profiter à moindre risque, c’est par ici…

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Apple – Premier flop marketing avec l’iPhone 8 ? http://labourseauquotidien.fr/apple-flop-marketing-iphone8/ http://labourseauquotidien.fr/apple-flop-marketing-iphone8/#respond Thu, 19 Oct 2017 14:11:54 +0000 http://labourseauquotidien.fr/?p=63632 Apple

Les GAFA et notamment Apple ne sont pas au mieux de leur forme.

Quand je vous répète qu'en Bourse, ce sont les prix qui font l'actualité, et non, pas l'actualité qui fait les prix.

Avez-vous vu paraître une seule mauvaise statistique américaine depuis 48 heures, un seul commentaire désobligeant sur les Titans de Wall Street ?

Pas de nouvelles, bonne nouvelle ?

Mais alors que se passe-t-il sur Google (US02079K1079) qui affiche -1,20% ? Amazon (US0231351067) -1,50%, Facebook (US30303M1027) -1,80% ? Absolument rien ! Nada... mais -1,5% en moyenne.

AppleApple : un vers dans la pomme de l'iPhone 8 ?

Je mettrai Apple (US0378331005) un peu à part avec -2.30%, suite à la réduction de 50% des commandes d'iPhone 8 auprès de ses fournisseurs chinois... Un insuccès commerciale anticipé par beaucoup d'analystes (effet d'éviction, tout le monde attend l'iPhone X) mais certainement pas dans de telles proportions.

C'est le premier gros plantage marketing d'Apple en ce XXIe siècle. Certes son coût sera financièrement insignifiant, mais beaucoup plus pénalisant en termes d'image auprès des investisseurs qui y voient un sérieux accroc dans son image d'infaillibilité.

Pour avoir plus d'analyses sur Apple, cliquez ici

 

 

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Apple

Les GAFA et notamment Apple ne sont pas au mieux de leur forme. Quand je vous répète qu'en Bourse, ce sont les prix qui font l'actualité, et non, pas l'actualité qui fait les prix. Avez-vous vu paraître une seule mauvaise statistique américaine depuis 48 heures, un seul commentaire désobligeant sur les Titans de Wall Street ? Pas de nouvelles, bonne nouvelle ? Mais alors que se passe-t-il sur Google (US02079K1079) qui affiche -1,20% ? Amazon (US0231351067) -1,50%, Facebook (US30303M1027) -1,80% ? Absolument rien ! Nada... mais -1,5% en moyenne.

AppleApple : un vers dans la pomme de l'iPhone 8 ?

Je mettrai Apple (US0378331005) un peu à part avec -2.30%, suite à la réduction de 50% des commandes d'iPhone 8 auprès de ses fournisseurs chinois... Un insuccès commerciale anticipé par beaucoup d'analystes (effet d'éviction, tout le monde attend l'iPhone X) mais certainement pas dans de telles proportions. C'est le premier gros plantage marketing d'Apple en ce XXIe siècle. Certes son coût sera financièrement insignifiant, mais beaucoup plus pénalisant en termes d'image auprès des investisseurs qui y voient un sérieux accroc dans son image d'infaillibilité. Pour avoir plus d'analyses sur Apple, cliquez ici    

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bull trap – Il est plus que temps d’intervertir les touches « A » (comme Achat) et « V » (comme Vente) sur votre clavier ! http://labourseauquotidien.fr/bull-trap-intervertir-touches-achat-vente/ http://labourseauquotidien.fr/bull-trap-intervertir-touches-achat-vente/#respond Thu, 19 Oct 2017 13:35:00 +0000 http://labourseauquotidien.fr/?p=63627 bull trap

Vous vous apprêtez à initier une opération sur les marchés financiers en vous appuyant sur une logique imparable ? Alors, attention aux bull trap.

Ne commettez pas pareille erreur. Si avez mûrement réfléchi et pris une décision raisonnable... faites juste l'inverse.

Comment va le CAC40 ?

Vous voyez le CAC40 franchir – enfin et après 13 séances de stagnation – le sommet du corridor 5 350/5 380. Tout le corpus théorique de l'analyse technique vous convainc d'acheter (dans un contexte de prise de retard impressionnant du CAC sur les indices US et asiatiques)... Mais en fait, pour la séance, il fallait vendre à 5 390 puisque le CAC40 enfonce les 5 345 points.

bull trapMais demain, c'est la journée des "3 sorcières" : comment les indices pourraient-ils baisser ?).

Même démonstration sur l'EuroStoxx50 qui lâche carrément -0,9% à 3 586... alors qu'il avait validé un débordement prometteur des 3 610 en se hissant vers 3 620. Il se retrouve quelques heures plus tard en situation délicate avec l'enfoncement des 3 590.

Vous risquez également de grosses déconvenues sur le FOREX si vous vous fiez aux très bons chiffres publiés à 14h30 aux Etats-Unis. Quelle tentation que de jouer la hausse du billet vert... ! Mais c'est naturellement tout l'inverse qui se produit. En effet, les "stats" du jour sont à 110% favorables au billet vert. Les inscriptions hebdomadaires au chômage chutent spectaculairement (-22 000) avec un nouveau plancher historique  à 222 000. L'indice Philly Fed s'envole contre toute attente de +4 points vers 27,9 (au lieu d'un recul sous les 23). Impossible d'évoquer un quelconque "fait accompli" ou d'en déduire que la Fed va adoucir sa communication.

Pour résumer : vous partez aux Antilles (financières) ? mettez moufles et anorak dans la valise.

Vous avez pris un circuit avec traversée en motoneige de la calotte glacière islandaise ? Emmenez chemise hawaïenne et bermuda...

Et n'oubliez pas d'intervertir sur votre clavier la touche "V" et la touche "A" si vous passez des ordres de Bourse... Ou alors, fiez-vous aux analyses de Gilles Leclerc qui vous montre comment fonctionnent les grosses mains !

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Vous vous apprêtez à initier une opération sur les marchés financiers en vous appuyant sur une logique imparable ? Alors, attention aux bull trap. Ne commettez pas pareille erreur. Si avez mûrement réfléchi et pris une décision raisonnable... faites juste l'inverse.

Comment va le CAC40 ?

Vous voyez le CAC40 franchir – enfin et après 13 séances de stagnation – le sommet du corridor 5 350/5 380. Tout le corpus théorique de l'analyse technique vous convainc d'acheter (dans un contexte de prise de retard impressionnant du CAC sur les indices US et asiatiques)... Mais en fait, pour la séance, il fallait vendre à 5 390 puisque le CAC40 enfonce les 5 345 points.

bull trapMais demain, c'est la journée des "3 sorcières" : comment les indices pourraient-ils baisser ?).

Même démonstration sur l'EuroStoxx50 qui lâche carrément -0,9% à 3 586... alors qu'il avait validé un débordement prometteur des 3 610 en se hissant vers 3 620. Il se retrouve quelques heures plus tard en situation délicate avec l'enfoncement des 3 590. Vous risquez également de grosses déconvenues sur le FOREX si vous vous fiez aux très bons chiffres publiés à 14h30 aux Etats-Unis. Quelle tentation que de jouer la hausse du billet vert... ! Mais c'est naturellement tout l'inverse qui se produit. En effet, les "stats" du jour sont à 110% favorables au billet vert. Les inscriptions hebdomadaires au chômage chutent spectaculairement (-22 000) avec un nouveau plancher historique  à 222 000. L'indice Philly Fed s'envole contre toute attente de +4 points vers 27,9 (au lieu d'un recul sous les 23). Impossible d'évoquer un quelconque "fait accompli" ou d'en déduire que la Fed va adoucir sa communication. Pour résumer : vous partez aux Antilles (financières) ? mettez moufles et anorak dans la valise. Vous avez pris un circuit avec traversée en motoneige de la calotte glacière islandaise ? Emmenez chemise hawaïenne et bermuda... Et n'oubliez pas d'intervertir sur votre clavier la touche "V" et la touche "A" si vous passez des ordres de Bourse... Ou alors, fiez-vous aux analyses de Gilles Leclerc qui vous montre comment fonctionnent les grosses mains !

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Vítor Constâncio, vice-président de la BCE, alerte contre les bulles financières http://labourseauquotidien.fr/vitor-constancio-bce-alerte-bulles-financieres/ http://labourseauquotidien.fr/vitor-constancio-bce-alerte-bulles-financieres/#respond Thu, 19 Oct 2017 09:50:31 +0000 http://labourseauquotidien.fr/?p=63611 Vítor Constâncio

Et voilà. C'est arrivé à 17h10 le mardi 17/10. Les 23 000 points ont été inscrits sur le Dow Jones. Nous pensions vivre un grand moment, un de ces instants rares où l'on pose les bouteilles d'oxygène et le masque pour immortaliser la conquête d'un Everest boursier.

Mais 24 heures plus tard... boum ! Le Dow Jones rouvre sur un gap haussier de près de 100 points puis s'envole rapidement vers les 23 150, comme si le sommet de l'Everest constituait seulement le point d'envol d'une fusée haussière pointée sur Jupiter.

Dow Jones

Octobre 2017 : un grand cru pour le Dow Jones

Il ne reste plus qu'à aller chercher les 6 666 sur le Nasdaq (qui attaque déjà la barre des 3 640) pour que la fête soit complète ce vendredi... qui sera aussi celui des "trois sorcières". Wall Street célébrera ainsi dans l'allégresse et les vertiges de la stratosphère le 30e anniversaire du pire mois d'octobre du XXe siècle.

Le Dow Jones va clôturer le mois boursier d'octobre (débuté depuis le 15 septembre) sur un gain de +900 points soit environ +4% après avoir inscrit plus de 15 records en 27 séances, soit plus d'une séance sur deux.

Après un mois de septembre d'anthologie (le meilleur de la décennie avec +3% de gain), ce mois d'octobre pourrait figurer parmi les "très grand crus" du 21ème siècle.

Aucun nuage à l'horizon du VIX

Et en ce qui concerne le VIX, aucun nuage à l'horizon, bien évidemment... Pourtant, mercredi 18, il s'est hissé au-dessus des 10 alors que le S&P500 (auquel il est corrélé) a connu l'une des volatilité intraday les plus faibles de son histoire... Etrange... Il serait pourtant exagéré de prétendre que l'on commence à percevoir une pointe d'inquiétude chez certains opérateurs – ils auraient pourtant matière à peser le pour et le contre en matière de vente massive de volatilité.

VIX

Vítor Constâncio : gare aux bulles !

Mais à la veille de la séance des trois sorcières (plus que 24 heures à tenir), qui cesserait de tirer les cours sous prétexte de cet avertissement absurde de Vítor Constâncio (vice-président de la BCE, et bras droit de Mario Draghi) ?

"Il est temps pour les autorités en Europe et dans les autres régions riches du monde de prendre plus au sérieux la lutte contre la formation des bulles financières, faute de quoi elles risquent d'être confrontées à une nouvelle crise financière, que la politique monétaire ne sait prévenir".

Une déclaration qui semble pleine de bon sens (gare aux bulles financières) mais dont l'argumentation est à la limite du surréalisme ! Comme si la formation des bulles dépendait d'autre chose que des injections de liquidités des banques centrales... ! Ou alors, il vise la Chine où gouvernement et BPoC se confondent... Ou peut-être s'adresse-t-il au Japon dont les Abenomics sont l'expression assumée d'une fuite en avant dans les bulles d'actifs via la planche à billets ? Comme pour démontrer que la BCE ne sera en rien responsable d'une tourmente financière, Vítor Constâncio précise que sa politique monétaire (même moins expansionniste) va demeurer ultra-accommodante...

Donc pas question de casser l'ambiance à l'open bar en Europe : les records sont battus avec une sobriété de moyens : la picole et l'ivrognerie honteuse, c'est chez les autres !

Pas d'idées de trade ?

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Vítor Constâncio

Et voilà. C'est arrivé à 17h10 le mardi 17/10. Les 23 000 points ont été inscrits sur le Dow Jones. Nous pensions vivre un grand moment, un de ces instants rares où l'on pose les bouteilles d'oxygène et le masque pour immortaliser la conquête d'un Everest boursier. Mais 24 heures plus tard... boum ! Le Dow Jones rouvre sur un gap haussier de près de 100 points puis s'envole rapidement vers les 23 150, comme si le sommet de l'Everest constituait seulement le point d'envol d'une fusée haussière pointée sur Jupiter.

Dow Jones

Octobre 2017 : un grand cru pour le Dow Jones

Il ne reste plus qu'à aller chercher les 6 666 sur le Nasdaq (qui attaque déjà la barre des 3 640) pour que la fête soit complète ce vendredi... qui sera aussi celui des "trois sorcières". Wall Street célébrera ainsi dans l'allégresse et les vertiges de la stratosphère le 30e anniversaire du pire mois d'octobre du XXe siècle. Le Dow Jones va clôturer le mois boursier d'octobre (débuté depuis le 15 septembre) sur un gain de +900 points soit environ +4% après avoir inscrit plus de 15 records en 27 séances, soit plus d'une séance sur deux. Après un mois de septembre d'anthologie (le meilleur de la décennie avec +3% de gain), ce mois d'octobre pourrait figurer parmi les "très grand crus" du 21ème siècle.

Aucun nuage à l'horizon du VIX

Et en ce qui concerne le VIX, aucun nuage à l'horizon, bien évidemment... Pourtant, mercredi 18, il s'est hissé au-dessus des 10 alors que le S&P500 (auquel il est corrélé) a connu l'une des volatilité intraday les plus faibles de son histoire... Etrange... Il serait pourtant exagéré de prétendre que l'on commence à percevoir une pointe d'inquiétude chez certains opérateurs – ils auraient pourtant matière à peser le pour et le contre en matière de vente massive de volatilité.

VIX

Vítor Constâncio : gare aux bulles !

Mais à la veille de la séance des trois sorcières (plus que 24 heures à tenir), qui cesserait de tirer les cours sous prétexte de cet avertissement absurde de Vítor Constâncio (vice-président de la BCE, et bras droit de Mario Draghi) ?

"Il est temps pour les autorités en Europe et dans les autres régions riches du monde de prendre plus au sérieux la lutte contre la formation des bulles financières, faute de quoi elles risquent d'être confrontées à une nouvelle crise financière, que la politique monétaire ne sait prévenir".

Une déclaration qui semble pleine de bon sens (gare aux bulles financières) mais dont l'argumentation est à la limite du surréalisme ! Comme si la formation des bulles dépendait d'autre chose que des injections de liquidités des banques centrales... ! Ou alors, il vise la Chine où gouvernement et BPoC se confondent... Ou peut-être s'adresse-t-il au Japon dont les Abenomics sont l'expression assumée d'une fuite en avant dans les bulles d'actifs via la planche à billets ? Comme pour démontrer que la BCE ne sera en rien responsable d'une tourmente financière, Vítor Constâncio précise que sa politique monétaire (même moins expansionniste) va demeurer ultra-accommodante... Donc pas question de casser l'ambiance à l'open bar en Europe : les records sont battus avec une sobriété de moyens : la picole et l'ivrognerie honteuse, c'est chez les autres !

Pas d'idées de trade ?

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