La Bourse au Quotidien http://labourseauquotidien.fr Analyses et conseils boursiers indépendants Fri, 23 Feb 2018 11:34:54 +0000 fr-FR hourly 1 CAC40 : une stratégie en deux temps pour ne pas se faire avoir http://labourseauquotidien.fr/cac40-strategie/ http://labourseauquotidien.fr/cac40-strategie/#respond Fri, 23 Feb 2018 11:34:54 +0000 http://labourseauquotidien.fr/?p=66596 cac40

Comme chaque vendredi, poursuivons notre série d'analyses dédiées CAC40 pour vous aider à gérer vos positions et y voir clair.

La semaine dernière, alors que le CAC continuait son rebond entamé depuis les 5 100 pts, mes indicateurs m'indiquaient un risque de coup de frein sur les 5 300 pts.

C'est ce qui s'est passé : le CAC a oscillé autour de ce niveau pendant le reste de la semaine, jusqu'à ce matin où il ouvre encore sur cette zone pivot.

Mais ne relâchez pas votre vigilance pour autant : je pense que la latéralisation que nous connaissons depuis une semaine est un faux calme et dont il faut se méfier comme de la peste.

Puisqu'il n'y a plus de dynamique ni de tendance à court terme sous 5 300 pts, le CAC ne nous donne pas d'information sur ses intentions. Il faut donc affuter ses couteaux et envisager toutes les possibilités afin d'avoir une ligne de conduite claire, définie à l'avance, et ne pas être pris au dépourvu. Et ce, quoiqu'il arrive. Ca s'appelle un plan de trade. Et ça évite d'être pris de cours et de réagir dans l'urgence (ou pire, émotionnellement) quand le marché se remet à bouger.

Donc pour résumer, ma stratégie à court terme sera :

Gardez vos positions haussières, sans renforcer, même si les 5 300 pts sont passés.

Première raison : la zone pivot des 5 300 pts correspond à une résistance (rectangle violet). Si le CAC la dépasse, il aura pour objectif la clôture du gap (boite rouge) à 5 370 pts, donc un potentiel ultra réduit – même pour un trader court terme.

Donc il ne faut pas renforcer à la hausse, surtout après la reprise violente en "V bottom" sur les 5 100 points, qui a eu pour effet de saturer les indicateurs techniques de court terme.

Deuxième raison : On en parle finalement très peu (ce qui me laisse à penser que les choses ne s'annoncent peut-être "pas bien") : le week-end prochain les Italiens vont voter (législatives) pour élire leur gouvernement. Le résultat des élections est susceptible de porter un coup aux indices européens. Je vais donc ne surtout rien anticiper.

Ensuite, si le CAC dépasse le gap et continue son avancée, vous aurez toujours vos positions haussières pour en profiter

2 - Soyez prêt à couvrir rapidement votre portefeuille si ce signal technique se valide.

Le graphique qui va suivre est un peu chargé, et les commentaires sans doute un peu techniques, mais vous allez voir que les signaux qu'il donne sont d'importance et que... c'est finalement très simple ! Il suffit d'écouter ce que dit le marché et de suivre ses signaux.

Allez, je vais vous aider, mais regardez d'abord ce graphique. Prenez le temps d'essayer de le comprendre, de le faire parler, de voir les mouvements.

Cliquez sur le graphique pour l'agrandir

Pour faire simple :

Par moments, les vagues d'impulsion de l'indicateur de tendance MACD forment des triangles dits de compressions (une approche personnelle, que je vous explique ici).

C'est l'idée d'accumulation d'énergie. Quand cette énergie est relâchée (c'est-à-dire quand la MACD casse soit le support, soit la résistance) cela occasionne de fortes accélérations des prix.

  • Un premier exemple en est donné par le triangle jaune + flèche verte (cassure de la résistance) : le CAC40 accélère à la hausse ;
  • Un deuxième correspond au décrochage du CAC de début Février dernier (cassure support et grande flèche rouge pour montrer le niveau et le timing).

Je suis obligé de pousser un peu plus loin, car il y a un moment très risqué : c'est si la MACD vient se retourne à la baisse après le pull back sur son ancien support devenu résistance (pastille orange sur la MACD) : nous risquons alors d'avoir une forte tendance baissière sur l'indice !

Si vous avez une plateforme permettant de suivre l'évolution de la MACD et de son pull back, ce signal est facile à suivre.

Au moindre signal baissier de la MACD, je ne prendrai pas de risque et je couvrirai à nouveau mon portefeuille.

Il va falloir faire avec et gérer un gros niveau d'incertitude à venir avec l'Italie. Après les élections, on refera le point en fonction de ce qui s'est passé.

Cet article CAC40 : une stratégie en deux temps pour ne pas se faire avoir est apparu en premier sur La Bourse au Quotidien.

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Comme chaque vendredi, poursuivons notre série d'analyses dédiées CAC40 pour vous aider à gérer vos positions et y voir clair. La semaine dernière, alors que le CAC continuait son rebond entamé depuis les 5 100 pts, mes indicateurs m'indiquaient un risque de coup de frein sur les 5 300 pts. C'est ce qui s'est passé : le CAC a oscillé autour de ce niveau pendant le reste de la semaine, jusqu'à ce matin où il ouvre encore sur cette zone pivot. Mais ne relâchez pas votre vigilance pour autant : je pense que la latéralisation que nous connaissons depuis une semaine est un faux calme et dont il faut se méfier comme de la peste. Puisqu'il n'y a plus de dynamique ni de tendance à court terme sous 5 300 pts, le CAC ne nous donne pas d'information sur ses intentions. Il faut donc affuter ses couteaux et envisager toutes les possibilités afin d'avoir une ligne de conduite claire, définie à l'avance, et ne pas être pris au dépourvu. Et ce, quoiqu'il arrive. Ca s'appelle un plan de trade. Et ça évite d'être pris de cours et de réagir dans l'urgence (ou pire, émotionnellement) quand le marché se remet à bouger. Donc pour résumer, ma stratégie à court terme sera :

Gardez vos positions haussières, sans renforcer, même si les 5 300 pts sont passés.

Première raison : la zone pivot des 5 300 pts correspond à une résistance (rectangle violet). Si le CAC la dépasse, il aura pour objectif la clôture du gap (boite rouge) à 5 370 pts, donc un potentiel ultra réduit – même pour un trader court terme. Donc il ne faut pas renforcer à la hausse, surtout après la reprise violente en "V bottom" sur les 5 100 points, qui a eu pour effet de saturer les indicateurs techniques de court terme.

Deuxième raison : On en parle finalement très peu (ce qui me laisse à penser que les choses ne s'annoncent peut-être "pas bien") : le week-end prochain les Italiens vont voter (législatives) pour élire leur gouvernement. Le résultat des élections est susceptible de porter un coup aux indices européens. Je vais donc ne surtout rien anticiper. Ensuite, si le CAC dépasse le gap et continue son avancée, vous aurez toujours vos positions haussières pour en profiter

2 - Soyez prêt à couvrir rapidement votre portefeuille si ce signal technique se valide.

Le graphique qui va suivre est un peu chargé, et les commentaires sans doute un peu techniques, mais vous allez voir que les signaux qu'il donne sont d'importance et que... c'est finalement très simple ! Il suffit d'écouter ce que dit le marché et de suivre ses signaux. Allez, je vais vous aider, mais regardez d'abord ce graphique. Prenez le temps d'essayer de le comprendre, de le faire parler, de voir les mouvements.

Cliquez sur le graphique pour l'agrandir

Pour faire simple : Par moments, les vagues d'impulsion de l'indicateur de tendance MACD forment des triangles dits de compressions (une approche personnelle, que je vous explique ici). C'est l'idée d'accumulation d'énergie. Quand cette énergie est relâchée (c'est-à-dire quand la MACD casse soit le support, soit la résistance) cela occasionne de fortes accélérations des prix.
  • Un premier exemple en est donné par le triangle jaune + flèche verte (cassure de la résistance) : le CAC40 accélère à la hausse ;
  • Un deuxième correspond au décrochage du CAC de début Février dernier (cassure support et grande flèche rouge pour montrer le niveau et le timing).
Je suis obligé de pousser un peu plus loin, car il y a un moment très risqué : c'est si la MACD vient se retourne à la baisse après le pull back sur son ancien support devenu résistance (pastille orange sur la MACD) : nous risquons alors d'avoir une forte tendance baissière sur l'indice ! Si vous avez une plateforme permettant de suivre l'évolution de la MACD et de son pull back, ce signal est facile à suivre. Au moindre signal baissier de la MACD, je ne prendrai pas de risque et je couvrirai à nouveau mon portefeuille. Il va falloir faire avec et gérer un gros niveau d'incertitude à venir avec l'Italie. Après les élections, on refera le point en fonction de ce qui s'est passé.

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Dissonance cognitive au sein des banques centrales http://labourseauquotidien.fr/dissonance-cognitive-sein-banques-centrales/ http://labourseauquotidien.fr/dissonance-cognitive-sein-banques-centrales/#respond Thu, 22 Feb 2018 14:13:00 +0000 http://labourseauquotidien.fr/?p=66589 banques centrales réunion fed 2018 yellen powell publications

La BCE prend un peu le contrepied de la Fed ce jeudi midi : les "minutes" (synthèse) de sa dernière réunion du 25 janvier concluent à la poursuite d'une stratégie monétaire accommodante, du fait de la modération de l'inflation (qui pourrait cependant ne pas durer, mais il n'y a pas de signes imminents d'aggravation).

Voilà qui contraste fortement avec les "minutes" de la Fed publiées mercredi soir (c'était la dernière réunion présidée par Janet Yellen) et qui ont fait chuter le Dow Jones de 500 points en ligne droite au cours des 2 dernières heures de la séance.

Les membres de la Fed font le diagnostic d'une "économie US forte et de la probabilité accrue" de nouvelles hausses de taux, à un rythme peut-être plus soutenu que celui envisagé précédemment (4 hausses de taux au lieu de 3 ?).

Cette communication plus "faucon" a provoqué l'envolée des rendements sur l'ensemble de la courbe des taux US : le T-Bond de référence 2028 affichait jusqu'à 2,95%, le "2 ans" 2,27% (nouveau record annuel et même depuis 2008) et le "30 ans" bondissait de +7 points à 3,22%, record depuis juin 2015 (au-delà, ce sera 3,50%).

Quand les principales banques centrales occidentales semblent ne pas suivre le même calendrier, ça se termine souvent mal... mais pour l'heure, les intervenants tentent de se réjouir de la remontée du dollar qui soutient nos exportatrices.

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La BCE prend un peu le contrepied de la Fed ce jeudi midi : les "minutes" (synthèse) de sa dernière réunion du 25 janvier concluent à la poursuite d'une stratégie monétaire accommodante, du fait de la modération de l'inflation (qui pourrait cependant ne pas durer, mais il n'y a pas de signes imminents d'aggravation). Voilà qui contraste fortement avec les "minutes" de la Fed publiées mercredi soir (c'était la dernière réunion présidée par Janet Yellen) et qui ont fait chuter le Dow Jones de 500 points en ligne droite au cours des 2 dernières heures de la séance. Les membres de la Fed font le diagnostic d'une "économie US forte et de la probabilité accrue" de nouvelles hausses de taux, à un rythme peut-être plus soutenu que celui envisagé précédemment (4 hausses de taux au lieu de 3 ?). Cette communication plus "faucon" a provoqué l'envolée des rendements sur l'ensemble de la courbe des taux US : le T-Bond de référence 2028 affichait jusqu'à 2,95%, le "2 ans" 2,27% (nouveau record annuel et même depuis 2008) et le "30 ans" bondissait de +7 points à 3,22%, record depuis juin 2015 (au-delà, ce sera 3,50%). Quand les principales banques centrales occidentales semblent ne pas suivre le même calendrier, ça se termine souvent mal... mais pour l'heure, les intervenants tentent de se réjouir de la remontée du dollar qui soutient nos exportatrices.

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Les fake news sur l’inflation http://labourseauquotidien.fr/fake-news-inflation/ http://labourseauquotidien.fr/fake-news-inflation/#respond Thu, 22 Feb 2018 09:19:55 +0000 http://labourseauquotidien.fr/?p=66562 inflation

Nous ne cessons de marteler que la principale cause de la tension des taux, c'est l'excès de dettes. Mais « les dettes ne sont pas un problème » (cf. Donald Trump) – jusqu'au jour où cela en devient un.

Qui est endetté ?

Les États (mammouth et cleptocrates) et les ménages (les consommateurs).

Jusqu'à une date récente, la BCE et la BoJ rachetaient presque toutes les émissions souveraines. Bientôt, il ne restera plus que la BoJ.

Bien sûr, le principal pourvoyeur de liquidités à l'échelle planétaire depuis 1 an, c'est la PBOC (banque centrale chinoise), mais c'est pour renflouer son propre système bancaire et ses industries zombies... En parallèle, certains flux continuent d'inonder le système financier global (et des Chinois continuent de diversifier/sécuriser leurs avoirs à l'étranger).

Les États-Unis commencent à se lancer dans des émissions obligataires de plus en plus titanesques (256 Mds$ d'émissions rien que de mardi à ce jeudi soir, sur des maturités allant de 1 mois à 7 ans). Si ça ne coince pas encore du côté des T-Notes et des T-Bonds, c'est parce que les rémunérations offertes sont de plus en plus substantielles : 1,40% sur 1 mois (contre 0,3% en décembre 2016 et zéro en octobre 2015), 2,27% sur le 2 ans, 2,655% sur le 5 ans... et à l'autre bout de la courbe, 3,18% sur le 30 ans.

Alors bien sûr, les permabuls tenteront de vous convaincre que même avec +100 points de base sur les 12 derniers mois, les taux restent historiquement bas. Mais vu la masse de capitaux empruntés, cela va bientôt devenir intenable pour les ménages américains, les emprunteurs hypothécaires.

Car les ménages US sont victimes d'un effet de ciseaux, coincés entre l'envol de l'inflation réelle (loyers, frais d'études supérieures (student loans), assurance santé et médicaments), et des les salaires qui, « déflatés », affichent une évolution négative depuis la crise de 2008.

Et en ce qui concerne la hausse du « pouvoir d'achat immobilier », soi-disant amélioré par la baisse des taux hypothécaires, cela ne tient pas la route une seule seconde vu la flambée du prix au mètre carré qui explose en Californie et sur toute la côte ouest, dans le Nevada, la Floride et les grandes métropoles du Nord-Est.

Les chiffres officiels de l'inflation sont une des plus révoltantes fake news que nous dénonçons sans relâche mais que la récente tension des taux commence à refléter.

Contre-attaque des médias mainstream : une déferlante d'articles de circonstance visant à calmer les esprits et dont le message est presque invariablement : « Le retour de l'inflation n'est pas pour demain. » Nous pouvons donner un certain crédit à cette formulation : ce n'est effectivement pas pour demain puisque l'inflation sévit déjà depuis avant-hier !

inflationLa jauge de l'inflation est faussée depuis de décennies par le BLS (le même qui nous livre les chiffres mensuels de l'emploi bidon baptisé NFP) grâce à une sous-estimation alambiquée du prix des téléviseurs, des ordinateurs et des smartphones (les iPhones ont allègrement franchi le cap des 1 000 $ en 2017).

Et la même fiction statistique que pour l'électronique s'applique avec encore plus de sévérité aux voitures neuves : le prix moyen était de 19.200 $ en 1997 contre 33.560 $ en 2017 (soit +75%) mais selon le BLS, l'augmentation « réelle » ressort à… zéro.

Normal, pour comparer ce qui est comparable, le véhicule 2017 est délesté du GPS, de la caméra de recul, de l'antipatinage, de l'ordinateur de bord, des sièges chauffants et autres accessoires aujourd'hui montés en série mais pas indispensables à la mobilité du véhicule.

Mais le poste de dépense le plus scandaleusement falsifié, c'est le coût du logement qui aurait augmenté de seulement 56% au cours des 20 dernières années.

Il suffit de lancer une recherche sur Google pour constater que le prix moyen d'une maison était de 175.000 $ en 1997 alors qu'il culminait à 380.000 $ en 2017 : une augmentation de 117%. Le loyer mensuel moyen en 1997 était de 576 $ alors qu'il s'établissait à 1.021 $ en 2017 : une augmentation de 90%.

Et que dit le BLS du doublement des frais de scolarité en 10 ans ?

Eh bien rien, puisque l'on n'est pas obligé de faire des études universitaires à la sortie du collège : c'est le même raisonnement que pour le carré Hermès, la montre à tourbillon et le yacht avec pont en acajou et double moteur de 800Cv.

Autrement dit, l'inflation réelle est bien supérieure à 3% par an depuis 2008 (le double de l'estimation officielle) tandis que les salaires baissent régulièrement en termes réels (sans parler de l'inégalité de répartition des hausses de revenus, toujours au profit des mieux lotis).

Dans ces conditions, si la consommation ne fléchit pas, c'est que la pénurie de pouvoir d'achat est compensée par l'expansion du crédit et de la dette.

Vous voyez où je veux en venir. Cela nous ramène au premier paragraphe : la boucle est bouclée.

Cet article Les fake news sur l’inflation est apparu en premier sur La Bourse au Quotidien.

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Nous ne cessons de marteler que la principale cause de la tension des taux, c'est l'excès de dettes. Mais « les dettes ne sont pas un problème » (cf. Donald Trump) – jusqu'au jour où cela en devient un. Qui est endetté ? Les États (mammouth et cleptocrates) et les ménages (les consommateurs). Jusqu'à une date récente, la BCE et la BoJ rachetaient presque toutes les émissions souveraines. Bientôt, il ne restera plus que la BoJ. Bien sûr, le principal pourvoyeur de liquidités à l'échelle planétaire depuis 1 an, c'est la PBOC (banque centrale chinoise), mais c'est pour renflouer son propre système bancaire et ses industries zombies... En parallèle, certains flux continuent d'inonder le système financier global (et des Chinois continuent de diversifier/sécuriser leurs avoirs à l'étranger). Les États-Unis commencent à se lancer dans des émissions obligataires de plus en plus titanesques (256 Mds$ d'émissions rien que de mardi à ce jeudi soir, sur des maturités allant de 1 mois à 7 ans). Si ça ne coince pas encore du côté des T-Notes et des T-Bonds, c'est parce que les rémunérations offertes sont de plus en plus substantielles : 1,40% sur 1 mois (contre 0,3% en décembre 2016 et zéro en octobre 2015), 2,27% sur le 2 ans, 2,655% sur le 5 ans... et à l'autre bout de la courbe, 3,18% sur le 30 ans. Alors bien sûr, les permabuls tenteront de vous convaincre que même avec +100 points de base sur les 12 derniers mois, les taux restent historiquement bas. Mais vu la masse de capitaux empruntés, cela va bientôt devenir intenable pour les ménages américains, les emprunteurs hypothécaires. Car les ménages US sont victimes d'un effet de ciseaux, coincés entre l'envol de l'inflation réelle (loyers, frais d'études supérieures (student loans), assurance santé et médicaments), et des les salaires qui, « déflatés », affichent une évolution négative depuis la crise de 2008. Et en ce qui concerne la hausse du « pouvoir d'achat immobilier », soi-disant amélioré par la baisse des taux hypothécaires, cela ne tient pas la route une seule seconde vu la flambée du prix au mètre carré qui explose en Californie et sur toute la côte ouest, dans le Nevada, la Floride et les grandes métropoles du Nord-Est. Les chiffres officiels de l'inflation sont une des plus révoltantes fake news que nous dénonçons sans relâche mais que la récente tension des taux commence à refléter. Contre-attaque des médias mainstream : une déferlante d'articles de circonstance visant à calmer les esprits et dont le message est presque invariablement : « Le retour de l'inflation n'est pas pour demain. » Nous pouvons donner un certain crédit à cette formulation : ce n'est effectivement pas pour demain puisque l'inflation sévit déjà depuis avant-hier ! inflationLa jauge de l'inflation est faussée depuis de décennies par le BLS (le même qui nous livre les chiffres mensuels de l'emploi bidon baptisé NFP) grâce à une sous-estimation alambiquée du prix des téléviseurs, des ordinateurs et des smartphones (les iPhones ont allègrement franchi le cap des 1 000 $ en 2017). Et la même fiction statistique que pour l'électronique s'applique avec encore plus de sévérité aux voitures neuves : le prix moyen était de 19.200 $ en 1997 contre 33.560 $ en 2017 (soit +75%) mais selon le BLS, l'augmentation « réelle » ressort à… zéro. Normal, pour comparer ce qui est comparable, le véhicule 2017 est délesté du GPS, de la caméra de recul, de l'antipatinage, de l'ordinateur de bord, des sièges chauffants et autres accessoires aujourd'hui montés en série mais pas indispensables à la mobilité du véhicule. Mais le poste de dépense le plus scandaleusement falsifié, c'est le coût du logement qui aurait augmenté de seulement 56% au cours des 20 dernières années. Il suffit de lancer une recherche sur Google pour constater que le prix moyen d'une maison était de 175.000 $ en 1997 alors qu'il culminait à 380.000 $ en 2017 : une augmentation de 117%. Le loyer mensuel moyen en 1997 était de 576 $ alors qu'il s'établissait à 1.021 $ en 2017 : une augmentation de 90%. Et que dit le BLS du doublement des frais de scolarité en 10 ans ? Eh bien rien, puisque l'on n'est pas obligé de faire des études universitaires à la sortie du collège : c'est le même raisonnement que pour le carré Hermès, la montre à tourbillon et le yacht avec pont en acajou et double moteur de 800Cv. Autrement dit, l'inflation réelle est bien supérieure à 3% par an depuis 2008 (le double de l'estimation officielle) tandis que les salaires baissent régulièrement en termes réels (sans parler de l'inégalité de répartition des hausses de revenus, toujours au profit des mieux lotis). Dans ces conditions, si la consommation ne fléchit pas, c'est que la pénurie de pouvoir d'achat est compensée par l'expansion du crédit et de la dette. Vous voyez où je veux en venir. Cela nous ramène au premier paragraphe : la boucle est bouclée.

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BIC – fin de purge et rebond à venir en 2018 ? http://labourseauquotidien.fr/bic-fin-purge-rebond-a-venir-2018/ http://labourseauquotidien.fr/bic-fin-purge-rebond-a-venir-2018/#respond Wed, 21 Feb 2018 10:00:38 +0000 http://labourseauquotidien.fr/?p=66553 BIC action cours bourse

Mauvaise passe depuis 2 ans pour BIC (FR0000120966 - BB) qui, il faut bien l'avouer, se payait alors très cher. Le cours de l'action a été divisé par deux depuis son plus-haut de 160 € en 2015.

Les mauvaises performances (érosion des marges principalement) et l'usure du business model en sont la cause fondamentale. Et malgré un redressement remarqué des résultats au quatrième trimestre 2017, la publication annuelle n'a pas été bien accueillie.

En deux mots, si les résultats du quatrième trimestre font ressortir un chiffre d'affaires (491,6 M€) légèrement supérieur aux attentes et en croissance de 5,9% à données comparables, le chiffre d'affaires annuel de 2,02 Mds€ reste inférieur aux anticipations (de 2,03 Mds€).

Alors, fin de la purge et rebond à venir ?

Ce qui m'a fait réagir, c'est que si les chiffres du quatrième trimestre confirment leur tendance au premier trimestre 2018, alors la spirale infernale pourrait bien être enrayée. Toutes les mauvaises nouvelles passées étant maintenant intégrées dans les cours, la moindre « bonne nouvelle » devrait être reçue très positivement et permettre un fort rebond.

Voyez-vous, c'est le raisonnement inverse qui s'applique aux stars de la cote : quand une valeur dispose d'un fort consensus positif, que son titre a déjà bien grimpé et qu'elle publie des chiffres simplement « en ligne », la sanction est sévère. À l'inverse, quand une valeur a déjà été bien massacrée par le marché, la moindre bonne nouvelle ou nouvelle moins mauvaise qu'attendue attire les investisseurs.

Et nous sommes dans ce cas sur BIC, qui, en plus, est au contact d'un très fort support technique – il vient d'être touché et nous avons déjà quelques signes d'arrêt de la baisse.

Alors commençons par le cadrage de long terme.

 

BIC graph cours action

Nous pouvons constater que :

  • la valeur est revenue de poser sur un support majeur (« S ») de très long terme situé dans la zone des 80 € (rectangle horizontal vert) ;
  • cette zone de support graphique est renforcée par l'arrivée de la moyenne mobile 150 périodes (bleu pointillé), ce qui est souvent l'occasion pour un titre d'amorcer un rebond ;
  • un simple rebond peut facilement avoir pour objectif un retour sur la résistance de la zone des 100 € (rectangle rouge), donc un potentiel de l'ordre de 20% ;
  • et même si la bougie mensuelle actuelle n'est pas encore finalisée, nous pouvons présumer de la formation d'un doji porteur d'eau qui montre une stabilisation (ou en tout cas un équilibre) entre les acheteurs et les vendeurs ;
  • important à noter : la mèche basse de ce doji est venue frapper très exactement les 80 €, tout comme la mèche basse du mois d'octobre dernier (cf. le petit encart avec le segment orange posé sur les 80 €).

À ce stade de l'enquête, nous avons une forte probabilité pour une reprise en main des acheteurs sur la zone des 80 €.

Pour continuer l'enquête, je vous propose d'aller fouiner du côté de la vue hebdomadaire afin de voir de façon un peu plus précise comment se comporte la dynamique des prix.

Zoomons pour voir naître l'amorce d'un rebond

J'ai reporté le support mensuel (« SM ») des 80 €.

Vous pouvez constater que la tendance baissière est encore active – et le sera tant que l'oblique rouge restera invaincue.

Par contre, attention : de premières divergences haussières se mettent actuellement en place sur l'indicateur de tendance MACD.

BIC cours graphique bourse valeur actions

Petit point technique rapide : de simples divergences (haussières) ne sont pas en soi un argument suffisant pour qu'une tendance s'inverse et pour passer directement à l'achat. Le taux de réussite en contre tendance est très faible et je ne vous recommande pas ce genre d'approche.

Par contre : une SÉRIE de divergences (au moins deux consécutives) qui se valident sur un support majeur de très long terme, là, vous avez une bonne probabilité de voir une bonne impulsion haussière se mettre en place.

En fait, cette série de divergences qui se développe sur un axe de propagation (ici segment oblique vert dans fenêtre MACD), je l'ai baptisée « 123 MACD Reversal ».

Et c'est à peu près la seule configuration avec laquelle j'accepte de prendre une position en contre tendance, car elle dispose d'un taux de réussite de l'ordre de 80%. (si vous voulez plus de détail sur cette stratégie et la manière dont je travaille la MACD, je vous renvoie à ma série de webinaires).

Alors, pas d'anticipation, comme toujours il faudra attendre le signal d'achat. Ici, il sera donné par une nouvelle et deuxième divergence haussière de la MACD (la première est indiquée par le double segment et « Div+ »). Cette deuxième divergence doit se valider au-dessus de l'axe de propagation et bien entendu dans la zone du support graphique de très long terme des 80 €.

Bons trades,
Gilles,

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BIC action cours bourse

Mauvaise passe depuis 2 ans pour BIC (FR0000120966 - BB) qui, il faut bien l'avouer, se payait alors très cher. Le cours de l'action a été divisé par deux depuis son plus-haut de 160 € en 2015. Les mauvaises performances (érosion des marges principalement) et l'usure du business model en sont la cause fondamentale. Et malgré un redressement remarqué des résultats au quatrième trimestre 2017, la publication annuelle n'a pas été bien accueillie. En deux mots, si les résultats du quatrième trimestre font ressortir un chiffre d'affaires (491,6 M€) légèrement supérieur aux attentes et en croissance de 5,9% à données comparables, le chiffre d'affaires annuel de 2,02 Mds€ reste inférieur aux anticipations (de 2,03 Mds€).

Alors, fin de la purge et rebond à venir ?

Ce qui m'a fait réagir, c'est que si les chiffres du quatrième trimestre confirment leur tendance au premier trimestre 2018, alors la spirale infernale pourrait bien être enrayée. Toutes les mauvaises nouvelles passées étant maintenant intégrées dans les cours, la moindre « bonne nouvelle » devrait être reçue très positivement et permettre un fort rebond. Voyez-vous, c'est le raisonnement inverse qui s'applique aux stars de la cote : quand une valeur dispose d'un fort consensus positif, que son titre a déjà bien grimpé et qu'elle publie des chiffres simplement « en ligne », la sanction est sévère. À l'inverse, quand une valeur a déjà été bien massacrée par le marché, la moindre bonne nouvelle ou nouvelle moins mauvaise qu'attendue attire les investisseurs. Et nous sommes dans ce cas sur BIC, qui, en plus, est au contact d'un très fort support technique – il vient d'être touché et nous avons déjà quelques signes d'arrêt de la baisse. Alors commençons par le cadrage de long terme.   BIC graph cours action Nous pouvons constater que :
  • la valeur est revenue de poser sur un support majeur (« S ») de très long terme situé dans la zone des 80 € (rectangle horizontal vert) ;
  • cette zone de support graphique est renforcée par l'arrivée de la moyenne mobile 150 périodes (bleu pointillé), ce qui est souvent l'occasion pour un titre d'amorcer un rebond ;
  • un simple rebond peut facilement avoir pour objectif un retour sur la résistance de la zone des 100 € (rectangle rouge), donc un potentiel de l'ordre de 20% ;
  • et même si la bougie mensuelle actuelle n'est pas encore finalisée, nous pouvons présumer de la formation d'un doji porteur d'eau qui montre une stabilisation (ou en tout cas un équilibre) entre les acheteurs et les vendeurs ;
  • important à noter : la mèche basse de ce doji est venue frapper très exactement les 80 €, tout comme la mèche basse du mois d'octobre dernier (cf. le petit encart avec le segment orange posé sur les 80 €).
À ce stade de l'enquête, nous avons une forte probabilité pour une reprise en main des acheteurs sur la zone des 80 €. Pour continuer l'enquête, je vous propose d'aller fouiner du côté de la vue hebdomadaire afin de voir de façon un peu plus précise comment se comporte la dynamique des prix.

Zoomons pour voir naître l'amorce d'un rebond

J'ai reporté le support mensuel (« SM ») des 80 €. Vous pouvez constater que la tendance baissière est encore active – et le sera tant que l'oblique rouge restera invaincue. Par contre, attention : de premières divergences haussières se mettent actuellement en place sur l'indicateur de tendance MACD. BIC cours graphique bourse valeur actions Petit point technique rapide : de simples divergences (haussières) ne sont pas en soi un argument suffisant pour qu'une tendance s'inverse et pour passer directement à l'achat. Le taux de réussite en contre tendance est très faible et je ne vous recommande pas ce genre d'approche. Par contre : une SÉRIE de divergences (au moins deux consécutives) qui se valident sur un support majeur de très long terme, là, vous avez une bonne probabilité de voir une bonne impulsion haussière se mettre en place. En fait, cette série de divergences qui se développe sur un axe de propagation (ici segment oblique vert dans fenêtre MACD), je l'ai baptisée « 123 MACD Reversal ». Et c'est à peu près la seule configuration avec laquelle j'accepte de prendre une position en contre tendance, car elle dispose d'un taux de réussite de l'ordre de 80%. (si vous voulez plus de détail sur cette stratégie et la manière dont je travaille la MACD, je vous renvoie à ma série de webinaires). Alors, pas d'anticipation, comme toujours il faudra attendre le signal d'achat. Ici, il sera donné par une nouvelle et deuxième divergence haussière de la MACD (la première est indiquée par le double segment et « Div+ »). Cette deuxième divergence doit se valider au-dessus de l'axe de propagation et bien entendu dans la zone du support graphique de très long terme des 80 €. Bons trades, Gilles,

Cet article BIC – fin de purge et rebond à venir en 2018 ? est apparu en premier sur La Bourse au Quotidien.

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Edenred : la publication parfaite http://labourseauquotidien.fr/edenred-publication-parfaite/ http://labourseauquotidien.fr/edenred-publication-parfaite/#respond Wed, 21 Feb 2018 09:49:17 +0000 http://labourseauquotidien.fr/?p=66550 Edenred cours action valeur analyse

La dernière publication annuelle d'Edenred (FR0010908533), le spécialiste des tickets restaurants et des chèques cadeaux, mériterait d'être étudiée à Dauphine ou à HEC, tant elle est l'exemple même de la publication réussie. Je n'ai trouvé aucun point négatif dans toutes les annonces du mardi 20 février.

  • Primo, le chiffre d'affaires 2017 progresse de 8,6% en organique, à 1,3 Mds€. Toutes les zones géographiques où le groupe est présent affichent une belle croissance, même en Amérique Latine (41% du chiffre d'affaires) qui dégage une croissance organique de 6,8%. Le Brésil n'inquiète plus, après des années de récession.
  • Secundo, le résultat opérationnel se paye le luxe de progresser plus vite que le chiffre d'affaires, et porte la marge opérationnelle de 28,3% à 29,1%. Une marge énorme, digne des géants du luxe.
  • Tertio, la situation financière ne cesse de s'améliorer : la dette nette rapportée à l'Ebitda est retombée à 1,4. La prochaine échéance de remboursement n'est qu'en 2025 et le taux moyen de son endettement est passé en un an de 2,5% à 1,8%.
  • Enfin, les prévisions sont toujours bonnes : le groupe anticipe une augmentation de sa croissance organique de 7% sur 2018, pour un résultat opérationnel en hausse de l'ordre de 9%.

Alors question : comment la société a-t-elle fait pour afficher de si bons résultats ?

Eh bien, la stratégie de diversification de ses activités qu'elle a mise en place est toujours payante : les solutions de mobilité professionnelle (cartes-carburant, solutions pour les péages, les frais de parking ou encore le lavage) représentent maintenant 25% du chiffre d'affaires du groupe contre 14% il y a deux ans.

Le groupe a distribué 2,6 millions de cartes-carburant et solutions de péage l'année dernière ! Et fort heureusement, tout en multipliant et en diversifiant ses offres, Edenred a trouvé un moyen de d'améliorer la rentabilité – alors qu'en général, quand vous vous diversifiez, vous perdez en rentabilité. Et ça, c'est grâce au digital.

Les offres dématérialisées (tickets restaurant sur iPhone par exemple) représentent ainsi 76% du chiffre d'affaires du groupe contre seulement 58% en 2013. Il est indéniable que la montée en puissance du digital réduit les coûts de gestion et améliore de facto la rentabilité.

Rien d'étonnant à ce que le titre prenne 6,5% hier, et marque un plus-haut historique à 28,64 €.

Edenred cours graph action

Néanmoins, je pense qu'il faut être prudent et c'est le seul bémol que j'apporte à cette belle publication. L'action est très chère aux cours actuels.

En effet, elle se paye sur un PER de 26 et sur une VE/EBIT supérieure à 21. Certes, la qualité se paye en Bourse (je l'ai dit notamment dans le cas d'Hermès et d'Eurofins Scientific), et certes, forte de ces bons chiffres, Edenred a augmenté son dividende de 37%, à 0,85 € (rendement de 3% au cours actuel) : de quoi fidéliser les actionnaires...

Mais les arbres ne montent pas jusqu'au ciel. Même en prenant des hypothèses hautes sur 2019 (marge opérationnelle autour de 32%), je tombe sur un PER de 21 et une VE/EBIT de 18. Difficile, oui vraiment difficile, de vous recommander le titre aux cours actuels. Il faut attendre une saine consolidation, susceptible d'amener le titre sur des niveaux inférieurs.

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Edenred cours action valeur analyse

La dernière publication annuelle d'Edenred (FR0010908533), le spécialiste des tickets restaurants et des chèques cadeaux, mériterait d'être étudiée à Dauphine ou à HEC, tant elle est l'exemple même de la publication réussie. Je n'ai trouvé aucun point négatif dans toutes les annonces du mardi 20 février.
  • Primo, le chiffre d'affaires 2017 progresse de 8,6% en organique, à 1,3 Mds€. Toutes les zones géographiques où le groupe est présent affichent une belle croissance, même en Amérique Latine (41% du chiffre d'affaires) qui dégage une croissance organique de 6,8%. Le Brésil n'inquiète plus, après des années de récession.
  • Secundo, le résultat opérationnel se paye le luxe de progresser plus vite que le chiffre d'affaires, et porte la marge opérationnelle de 28,3% à 29,1%. Une marge énorme, digne des géants du luxe.
  • Tertio, la situation financière ne cesse de s'améliorer : la dette nette rapportée à l'Ebitda est retombée à 1,4. La prochaine échéance de remboursement n'est qu'en 2025 et le taux moyen de son endettement est passé en un an de 2,5% à 1,8%.
  • Enfin, les prévisions sont toujours bonnes : le groupe anticipe une augmentation de sa croissance organique de 7% sur 2018, pour un résultat opérationnel en hausse de l'ordre de 9%.

Alors question : comment la société a-t-elle fait pour afficher de si bons résultats ?

Eh bien, la stratégie de diversification de ses activités qu'elle a mise en place est toujours payante : les solutions de mobilité professionnelle (cartes-carburant, solutions pour les péages, les frais de parking ou encore le lavage) représentent maintenant 25% du chiffre d'affaires du groupe contre 14% il y a deux ans. Le groupe a distribué 2,6 millions de cartes-carburant et solutions de péage l'année dernière ! Et fort heureusement, tout en multipliant et en diversifiant ses offres, Edenred a trouvé un moyen de d'améliorer la rentabilité – alors qu'en général, quand vous vous diversifiez, vous perdez en rentabilité. Et ça, c'est grâce au digital. Les offres dématérialisées (tickets restaurant sur iPhone par exemple) représentent ainsi 76% du chiffre d'affaires du groupe contre seulement 58% en 2013. Il est indéniable que la montée en puissance du digital réduit les coûts de gestion et améliore de facto la rentabilité. Rien d'étonnant à ce que le titre prenne 6,5% hier, et marque un plus-haut historique à 28,64 €. Edenred cours graph action Néanmoins, je pense qu'il faut être prudent et c'est le seul bémol que j'apporte à cette belle publication. L'action est très chère aux cours actuels. En effet, elle se paye sur un PER de 26 et sur une VE/EBIT supérieure à 21. Certes, la qualité se paye en Bourse (je l'ai dit notamment dans le cas d'Hermès et d'Eurofins Scientific), et certes, forte de ces bons chiffres, Edenred a augmenté son dividende de 37%, à 0,85 € (rendement de 3% au cours actuel) : de quoi fidéliser les actionnaires... Mais les arbres ne montent pas jusqu'au ciel. Même en prenant des hypothèses hautes sur 2019 (marge opérationnelle autour de 32%), je tombe sur un PER de 21 et une VE/EBIT de 18. Difficile, oui vraiment difficile, de vous recommander le titre aux cours actuels. Il faut attendre une saine consolidation, susceptible d'amener le titre sur des niveaux inférieurs.

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Walmart en solde à Wall Street après des résultats trimestriels décevants http://labourseauquotidien.fr/walmart-solde-wall-street-apres-resultats-trimestriels-decevants/ http://labourseauquotidien.fr/walmart-solde-wall-street-apres-resultats-trimestriels-decevants/#comments Tue, 20 Feb 2018 14:35:13 +0000 http://labourseauquotidien.fr/?p=66545 Walmart

WalmartWalmart vient de publier ses résultats et ils sont lourdement sanctionnés en préouverture (-7,5 à -8%).

Ce sont, avec Amazon, les résultats trimestriels les plus attendus dans le secteur de la distribution : le bénéfice trimestriel s'avère moins élevé que prévu (à 1,33 $/titre contre 1,36 $ anticipé), mais ce qui indispose les analystes, c'est le net ralentissement des ventes en ligne de Thanksgiving jusqu'aux fêtes de fin d'année(de +50% au T3 à +23% au T4 2017) alors qu'Internet devait constituer le fer de lance de la reconquête des parts de marché abandonnées au principal rival Amazon qui intensifie la guerre des prix.

Walmart confirme par ailleurs avoir consenti une hausse du salaire horaire de base à 11 $ et offert une prime à ses employés qui constitue le partage des gains mécaniques découlant de la réforme fiscale voulue par Donald Trump.

Les analystes s'interrogent également sur les perspectives bénéficiaires alors que Walmart considère désormais que 5 $ de revenu par titre en 2018 constitue le haut de la fourchette et non une prévision médiane (revue à 4,75/5 $).

Une petite satisfaction tout de même avec un chiffre d'affaires en hausse de 4,1% à 136,27 milliards de dollars, contre 134,9 milliards anticipés.

Walmart risque de peser assez fortement sur le Dow Jones ce mardi.

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Walmart

WalmartWalmart vient de publier ses résultats et ils sont lourdement sanctionnés en préouverture (-7,5 à -8%). Ce sont, avec Amazon, les résultats trimestriels les plus attendus dans le secteur de la distribution : le bénéfice trimestriel s'avère moins élevé que prévu (à 1,33 $/titre contre 1,36 $ anticipé), mais ce qui indispose les analystes, c'est le net ralentissement des ventes en ligne de Thanksgiving jusqu'aux fêtes de fin d'année(de +50% au T3 à +23% au T4 2017) alors qu'Internet devait constituer le fer de lance de la reconquête des parts de marché abandonnées au principal rival Amazon qui intensifie la guerre des prix. Walmart confirme par ailleurs avoir consenti une hausse du salaire horaire de base à 11 $ et offert une prime à ses employés qui constitue le partage des gains mécaniques découlant de la réforme fiscale voulue par Donald Trump. Les analystes s'interrogent également sur les perspectives bénéficiaires alors que Walmart considère désormais que 5 $ de revenu par titre en 2018 constitue le haut de la fourchette et non une prévision médiane (revue à 4,75/5 $). Une petite satisfaction tout de même avec un chiffre d'affaires en hausse de 4,1% à 136,27 milliards de dollars, contre 134,9 milliards anticipés. Walmart risque de peser assez fortement sur le Dow Jones ce mardi.

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Dégradation inattendue des indices européens : un petit coup d’œil vers l’Italie s’impose http://labourseauquotidien.fr/degradation-inattendue-indices-europeens-petit-coup-oeil-italie-simpose/ http://labourseauquotidien.fr/degradation-inattendue-indices-europeens-petit-coup-oeil-italie-simpose/#respond Tue, 20 Feb 2018 11:51:05 +0000 http://labourseauquotidien.fr/?p=66541 Italie_Europe

Le marché ne devait être que calme et sérénité sur les places européennes en ce lundi de célébration du Président's Day aux États-Unis : aucune mauvaise "stat", aucune déception liée à de mauvais trimestriels, aucune déclaration intempestive émanant de membre de la FED à redouter.

Et pourtant, la Bourse de Paris affiche un repli de -0,5%, avec un CAC40 qui retombe dans la zone des 5.250/5.255.

Voilà un scénario assez inattendu puisque la semaine boursière avait très bien commencé à Tokyo (le Nikkei s'offrant une hausse de presque +2%), sans oublier la bonne surprise du raffermissement du dollar (+0,3% à 1,238/E).

Pour l'heure, nous ne distinguons guère d'autre contrariété que la dégradation du marché obligataire (enfin, de ceux qui sont ouverts), avec des OAT qui se dégradent de +4,5 points de base et re-franchissent le cap des 1% de rendement, les Bunds se retendent de +4 points à 0,745%.

Ceci posé, reste à comprendre pourquoi... et nous restons au stade des suppositions : la hausse de 7 points de base des BTP italiens à 2,055% constitue peut-être une piste, et la chute de 1% de Milan semble la valider.

Les opérateurs réaliseraient-ils que des élections législatives se tiennent dans 10 jours en Italie, que le résultat est complètement incertain et que tous les scénarios, y compris les plus inattendus (l'euro-scepticisme est majoritaire) sont à redouter ?

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Italie_Europe

Le marché ne devait être que calme et sérénité sur les places européennes en ce lundi de célébration du Président's Day aux États-Unis : aucune mauvaise "stat", aucune déception liée à de mauvais trimestriels, aucune déclaration intempestive émanant de membre de la FED à redouter. Et pourtant, la Bourse de Paris affiche un repli de -0,5%, avec un CAC40 qui retombe dans la zone des 5.250/5.255. Voilà un scénario assez inattendu puisque la semaine boursière avait très bien commencé à Tokyo (le Nikkei s'offrant une hausse de presque +2%), sans oublier la bonne surprise du raffermissement du dollar (+0,3% à 1,238/E). Pour l'heure, nous ne distinguons guère d'autre contrariété que la dégradation du marché obligataire (enfin, de ceux qui sont ouverts), avec des OAT qui se dégradent de +4,5 points de base et re-franchissent le cap des 1% de rendement, les Bunds se retendent de +4 points à 0,745%. Ceci posé, reste à comprendre pourquoi... et nous restons au stade des suppositions : la hausse de 7 points de base des BTP italiens à 2,055% constitue peut-être une piste, et la chute de 1% de Milan semble la valider. Les opérateurs réaliseraient-ils que des élections législatives se tiennent dans 10 jours en Italie, que le résultat est complètement incertain et que tous les scénarios, y compris les plus inattendus (l'euro-scepticisme est majoritaire) sont à redouter ?

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Récoltez les fruits de la volatilité pour passer à l’achat ! http://labourseauquotidien.fr/recoltez-fruits-volatilite-passer-achat/ http://labourseauquotidien.fr/recoltez-fruits-volatilite-passer-achat/#respond Tue, 20 Feb 2018 09:43:22 +0000 http://labourseauquotidien.fr/?p=66536 volatilité VIX passer à l'achat !

Dans ce précédent article que nous avons publié sur le site d'une newsletter sœur de la Bourse au Quotidien, nous avons vu que le sursaut de volatilité de ces derniers jours a été tel qu'il a signé la fin de la stratégie short VIX qui prévalait depuis deux ans. (Vous pouvez aussi relire les analyses de Philippe Béchade ici, et de Jim Rickards ici, sur le sujet).

Pour les investisseurs dépendants des injections d'anesthésiants des banques centrales, la sanction a été sévère. Les marchés sortent de leur camisole de fausse monnaie et de taux négatifs et font désormais comme bon leur semble.

La volatilité est revenue.

Nous allons voir aujourd'hui pourquoi ce grand retour peut être une bonne nouvelle pour vous.

Faut-il jouer le VIX à la hausse ?

La question brûle les lèvres des investisseurs qui attendaient depuis des années le retour de la volatilité. Après avoir eu raison trop tôt durant des années, est-il temps de mettre en place une stratégie haussière sur le VIX, par quelque moyen que ce soit ?

Mon conseil est clair : non.

Comme je vous l'expliquais hier, être haussier sur le VIX coûte cher, très cher. Chaque jour qui passe est une perte même si la volatilité est constante.

Rien ne dit que le niveau actuel de volatilité (qui, vous en conviendrez, n'est déjà pas négligeable) va continuer d'augmenter.

De manière générale, il est très compliqué pour un particulier de mettre en place des stratégies profitables lorsque le temps coûte de l'argent. Timer le marché est un exercice difficile (voire même impossible si l'on en croit les statistiques), et partir avec un tel handicap réduit drastiquement les chances de succès.

Ce n'est pas pour rien que l'émission de produits dérivés avec érosion de la valeur-temps est si profitable pour les banques. Que la stratégie soit gagnante ou non, le passage du temps est une certitude... Statistiquement, les acheteurs de ces produits sont perdants.

Jouer le VIX à la hausse présente donc deux difficultés. Rien ne dit qu'il augmentera, et sa stabilité vous ruinerait... sans même parler de l'hypothèse où le VIX amorcerait une décrue !

Pas la peine donc de prendre des risques inconsidérés avec ce type de stratégies dérivées : la volatilité retrouvée vous offre déjà une belle opportunité intrinsèque sur les marchés action.

Retrouvez les zones d'achat

Nous avons eu tendance à l'oublier ces dernières années : sur les marchés actions, la stratégie normale est d'acheter bas pour revendre haut.

À force de QE et autres assouplissements quantitatifs, investir en Bourse est devenu « acheter haut pour revendre plus haut ». Ce type de comportement caractérise une phase de hausse maniaque.

Une plus grande volatilité marque en fait un retour au fonctionnement normal des marchés. Il n'est pas catastrophique de perdre (ou de prendre) 4% sur une journée. Il n'est pas anormal qu'un indice ne fasse « que » 10% de hausse par an.

Vous avez, en tant qu'investisseur particulier, un avantage considérable sur les grosses mains : vous pouvez ne rien faire.

Si les marchés prennent 5% en une journée et que vous avez du cash, rien ne vous oblige à courir après le papier. Si le marché fonctionne correctement, il est très probable que les cours rejoindront leur niveau d'origine dans une journée, une semaine, un mois... Inutile de se précipiter.

Un professionnel doit absolument « faire quelque chose » avec ses actifs sous gestion. La fébrilité des marchés en est la conséquence. En tant que particulier, ne voyez pas l'inaction dans les phases de hausse comme un regret, mais plutôt comme la preuve que vous n'êtes pas soumis aux mêmes contraintes que les professionnels. Profitez-en.

La même remarque s'applique à la baisse. Lors des phases de sauve-qui-peut, toutes les valeurs de la cote sont généralement emportées par un même mouvement baissier.

Que l'on parle de valeurs surévaluées ou de valeurs massacrées, toutes subissent plus ou moins la même sanction.

Quelle différence à long terme ? Les valeurs sous-cotées rebondissent vite et fort. Les valeurs auparavant sur-cotées, après avoir perdu les faveurs des investisseurs, peuvent pour toujours rester au tapis.

Ce sont donc pour vous les phases de baisse qui représentent les meilleurs points d'entrée à long terme.

La volatilité n'est pas du risque

La presse économique fait généralement le lien entre volatilité et risque.

Les professionnels savent bien qu'il n'en est rien. Une volatilité accrue présente plus d'opportunités. Le fait que les particuliers aient des moins bonnes performances lors des phases volatiles est la conséquence de leurs mauvaises pratiques (acheter après les hausses et vendre après les baisses).

La volatilité est intrinsèquement bonne pour vous car elle vous offre la possibilité d'entrer à bas prix sur des titres et d'en sortir lors des krachs à la hausse.

Pour vous en convaincre, considérez les deux titres suivants.

A et B cotent en moyenne 100 €. Tous leurs ratios sont identiques. A oscille tous les mois entre 95 € et 105 €. B oscille toutes les semaines entre 80 € et 120 €.

Sur quelle action pouvez-vous faire le plus de gains ? Sur B, bien sûr. À condition d'acheter bas et de vendre haut.

Si vous êtes spéculateur, vous pouvez faire plus d'aller/retour sur la valeur.

Si vous êtes un investisseur prudent, B peut entrer dans votre zone d'achat et votre zone de vente alors même que A reste dans une zone neutre sur laquelle vous ne pouvez pas prendre position dans un sens ni dans l'autre.

Le regain de volatilité des indices ne doit donc pas vous faire peur : il représente pour vous une opportunité.

Bienvenue dans l'ancien monde

Ceux qui ont commencé à investir après 2011 peuvent avoir l'impression qu'un marché est nécessairement haussier et monotone.

Les vétérans ont pu être tentés de penser que les 6 dernières années étaient la nouvelle norme, et qu'il serait impossible de se dépêtrer de l'action des banques centrales.

Faisons notre mea culpa, nous avons parfois été tentés de jeter l'éponge et de participer au grand jeu des chaises musicales offert par l'argent gratuit et les taux négatifs. Qu'il est dur, en effet, de voir un comportement aberrant se prolonger sans sanction durant six longues années !

Le retour à la réalité des marchés action représente donc une excellente nouvelle. Il va désormais être possible d'investir intelligemment plutôt que passivement. Les entreprises profitables et leurs actionnaires seront récompensés. Les structures-zombie, qui masquent leur baisse d'activité par des rachats d'action à crédit, seront laminées.

L'investissement va de nouveau nécessiter de se plonger dans l'activité réelle des entreprises et de savoir se positionner de manière contra-cyclique. La phase moutonnière est terminée.

Accrochez vos ceintures, et bons investissements !

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volatilité VIX passer à l'achat !

Dans ce précédent article que nous avons publié sur le site d'une newsletter sœur de la Bourse au Quotidien, nous avons vu que le sursaut de volatilité de ces derniers jours a été tel qu'il a signé la fin de la stratégie short VIX qui prévalait depuis deux ans. (Vous pouvez aussi relire les analyses de Philippe Béchade ici, et de Jim Rickards ici, sur le sujet). Pour les investisseurs dépendants des injections d'anesthésiants des banques centrales, la sanction a été sévère. Les marchés sortent de leur camisole de fausse monnaie et de taux négatifs et font désormais comme bon leur semble. La volatilité est revenue. Nous allons voir aujourd'hui pourquoi ce grand retour peut être une bonne nouvelle pour vous.

Faut-il jouer le VIX à la hausse ?

La question brûle les lèvres des investisseurs qui attendaient depuis des années le retour de la volatilité. Après avoir eu raison trop tôt durant des années, est-il temps de mettre en place une stratégie haussière sur le VIX, par quelque moyen que ce soit ? Mon conseil est clair : non. Comme je vous l'expliquais hier, être haussier sur le VIX coûte cher, très cher. Chaque jour qui passe est une perte même si la volatilité est constante. Rien ne dit que le niveau actuel de volatilité (qui, vous en conviendrez, n'est déjà pas négligeable) va continuer d'augmenter. De manière générale, il est très compliqué pour un particulier de mettre en place des stratégies profitables lorsque le temps coûte de l'argent. Timer le marché est un exercice difficile (voire même impossible si l'on en croit les statistiques), et partir avec un tel handicap réduit drastiquement les chances de succès. Ce n'est pas pour rien que l'émission de produits dérivés avec érosion de la valeur-temps est si profitable pour les banques. Que la stratégie soit gagnante ou non, le passage du temps est une certitude... Statistiquement, les acheteurs de ces produits sont perdants. Jouer le VIX à la hausse présente donc deux difficultés. Rien ne dit qu'il augmentera, et sa stabilité vous ruinerait... sans même parler de l'hypothèse où le VIX amorcerait une décrue ! Pas la peine donc de prendre des risques inconsidérés avec ce type de stratégies dérivées : la volatilité retrouvée vous offre déjà une belle opportunité intrinsèque sur les marchés action.

Retrouvez les zones d'achat

Nous avons eu tendance à l'oublier ces dernières années : sur les marchés actions, la stratégie normale est d'acheter bas pour revendre haut. À force de QE et autres assouplissements quantitatifs, investir en Bourse est devenu « acheter haut pour revendre plus haut ». Ce type de comportement caractérise une phase de hausse maniaque. Une plus grande volatilité marque en fait un retour au fonctionnement normal des marchés. Il n'est pas catastrophique de perdre (ou de prendre) 4% sur une journée. Il n'est pas anormal qu'un indice ne fasse « que » 10% de hausse par an. Vous avez, en tant qu'investisseur particulier, un avantage considérable sur les grosses mains : vous pouvez ne rien faire. Si les marchés prennent 5% en une journée et que vous avez du cash, rien ne vous oblige à courir après le papier. Si le marché fonctionne correctement, il est très probable que les cours rejoindront leur niveau d'origine dans une journée, une semaine, un mois... Inutile de se précipiter. Un professionnel doit absolument « faire quelque chose » avec ses actifs sous gestion. La fébrilité des marchés en est la conséquence. En tant que particulier, ne voyez pas l'inaction dans les phases de hausse comme un regret, mais plutôt comme la preuve que vous n'êtes pas soumis aux mêmes contraintes que les professionnels. Profitez-en. La même remarque s'applique à la baisse. Lors des phases de sauve-qui-peut, toutes les valeurs de la cote sont généralement emportées par un même mouvement baissier. Que l'on parle de valeurs surévaluées ou de valeurs massacrées, toutes subissent plus ou moins la même sanction. Quelle différence à long terme ? Les valeurs sous-cotées rebondissent vite et fort. Les valeurs auparavant sur-cotées, après avoir perdu les faveurs des investisseurs, peuvent pour toujours rester au tapis. Ce sont donc pour vous les phases de baisse qui représentent les meilleurs points d'entrée à long terme.

La volatilité n'est pas du risque

La presse économique fait généralement le lien entre volatilité et risque. Les professionnels savent bien qu'il n'en est rien. Une volatilité accrue présente plus d'opportunités. Le fait que les particuliers aient des moins bonnes performances lors des phases volatiles est la conséquence de leurs mauvaises pratiques (acheter après les hausses et vendre après les baisses). La volatilité est intrinsèquement bonne pour vous car elle vous offre la possibilité d'entrer à bas prix sur des titres et d'en sortir lors des krachs à la hausse. Pour vous en convaincre, considérez les deux titres suivants. A et B cotent en moyenne 100 €. Tous leurs ratios sont identiques. A oscille tous les mois entre 95 € et 105 €. B oscille toutes les semaines entre 80 € et 120 €. Sur quelle action pouvez-vous faire le plus de gains ? Sur B, bien sûr. À condition d'acheter bas et de vendre haut. Si vous êtes spéculateur, vous pouvez faire plus d'aller/retour sur la valeur. Si vous êtes un investisseur prudent, B peut entrer dans votre zone d'achat et votre zone de vente alors même que A reste dans une zone neutre sur laquelle vous ne pouvez pas prendre position dans un sens ni dans l'autre. Le regain de volatilité des indices ne doit donc pas vous faire peur : il représente pour vous une opportunité.

Bienvenue dans l'ancien monde

Ceux qui ont commencé à investir après 2011 peuvent avoir l'impression qu'un marché est nécessairement haussier et monotone. Les vétérans ont pu être tentés de penser que les 6 dernières années étaient la nouvelle norme, et qu'il serait impossible de se dépêtrer de l'action des banques centrales. Faisons notre mea culpa, nous avons parfois été tentés de jeter l'éponge et de participer au grand jeu des chaises musicales offert par l'argent gratuit et les taux négatifs. Qu'il est dur, en effet, de voir un comportement aberrant se prolonger sans sanction durant six longues années ! Le retour à la réalité des marchés action représente donc une excellente nouvelle. Il va désormais être possible d'investir intelligemment plutôt que passivement. Les entreprises profitables et leurs actionnaires seront récompensés. Les structures-zombie, qui masquent leur baisse d'activité par des rachats d'action à crédit, seront laminées. L'investissement va de nouveau nécessiter de se plonger dans l'activité réelle des entreprises et de savoir se positionner de manière contra-cyclique. La phase moutonnière est terminée. Accrochez vos ceintures, et bons investissements !

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De quoi Wall Street a-t-il peur en réalité ? http://labourseauquotidien.fr/quoi-wall-street-a-peur-en-realite/ http://labourseauquotidien.fr/quoi-wall-street-a-peur-en-realite/#respond Tue, 20 Feb 2018 09:16:37 +0000 http://labourseauquotidien.fr/?p=66531 Wall Street

Le risque a fait son grand retour, à tel point qu'il nous est apparu indispensable d'envisager, le 09 février, une couverture (et peut-être même une stratégie plus offensive) au cas où le CAC40 s'enfoncerait sous la zone des 5050/5100 points. Cela ne s'est pas produit et la baisse a été stoppée par cette zone support justement.

Du coup, le stop achat que nous avions programmé sur le BX4 à 5,40 € (plus-haut à 5,35 €) ne s'est pas déclenché… et montre la précision et la pertinence de nos seuils d'intervention. (Retrouvez et suivez tous les conseils de Philippe et de Gilles Leclerc dans la lettre Béchade Confidentiel.)

Wall StreetMais il faut reconnaître que la situation aurait pu échapper au contrôle des sherpas pour des tas de raisons que nous ne saurions hiérarchiser sans recourir à un peu d'arbitraire – et nous restons persuadés que le facteur géopolitique finira par devenir un catalyseur des marchés.

Wall Street n'est pas encore de cet avis et ne classe ce « risque » qu'en 4e position (malgré le face à face Erdogan/Trump au Kurdistan, les raids israéliens contre le Hezbollah en Syrie, le Yémen, les tensions en Mer de Chine, et tout ce que nous avions décrit dans notre lettre de fin janvier).

 

Voici donc un classement des craintes de Wall Street :

  • en N°1 : désormais la crainte de l'inflation et d'un krach obligataire ;
  • en N°2 : une erreur de stratégie ou de communication d'une banque centrale (Fed ou BCE) ;
  • en N°3 : un problème systémique (et une volatilité au niveau artificiel en fait partie) ;
  • en N°4 : des tensions géopolitiques (elles crèvent les yeux mais les marchés ne les voient pas) ;
  • en N°5 : la dette chinoise (après 450 Mds$ d'injection rien qu'en janvier 2018, qu'est-ce qui pourrait mal se passer ?) ;
  • en N°6 : tiens encore la Chine, mais sous l'angle « risque de guerre commerciale et douanière » ;
  • en N°7 : tiens, encore la Chine d'une certaine manière avec la thématique « bulle des technos » car elles ont atteint des sommets de valorisation à Shanghai et à Shenzhen (qui n'ont cependant rien à envier aux multiples du Nasdaq...) Or si ça plonge là-bas, les GAFA suivront.

La grande peur de l'inflation s'est un peu dissipée le jour de la Saint-Valentin, un jour endeuillé par de nouvelles fusillades mortelles en Floride... mais auxquelles Wall Street n'a pas accordé beaucoup d'attention.

Nous étions d'avis dès le début de la semaine que le « mercredi de tous les dangers », avec la publication du CPI américain, relevait du narratif, d'une mise en condition pour engendrer de la volatilité là où elle n'avait peut-être pas lieu d'être, après un relatif gel des initiatives durant 48h.

Et les algos ont réagi au quart de tour sur le chiffre brut d'inflation de +0,5%... alors que la composante décisive, c'était la modération de l'inflation salariale de seulement 0,8% sur 12 mois.

Il a fallu moins d'une heure aux opérateurs dotés d'un cerveau pour réaliser que le spectre de l'inflation avait fait couler beaucoup d'encre mais pas beaucoup bouger les prix sauf ceux de l'assurance-auto et de la santé, ce qui ne doit rien à un dérapage salarial mais risque d'amputer le pouvoir d'achat des ménages : c'est peut-être déjà le cas si l'on en croit la chute des ventes de détail de -0,3% en janvier.

Alors au soir du 14 février, le Nasdaq prenait +2% tandis que le rendement du T-Bond de référence (le 10 ans) pulvérisait ses pires niveaux annuels, à 2,92%.

Une fois de plus, les actions se retrouvent « à l'envers » par rapport au marché obligataire. Habituellement les rendements obligataires montent quand les actions chutent. Là, les deux marchés évoluent dans le même sens (la hausse) : c'est la réédition du scénario paradoxal qui nous a tenus en haleine tout l'automne. Comment les indices boursiers parviennent-ils à grimper alors que la « prime de risque » se dégrade inexorablement ?

Et nous sommes de nouveau ébahis de voir les VIX se détendre de -23% (sous le seuil des 20), le jour même où le rendement des OAT franchit la barre des 1% et celui des T-Bonds, le cap des 2,95%. Ceci crée une situation (un effet de ciseaux) explosive qui invite à profiter de tout rebond technique pour prendre des bénéfices, réduire les levier (la notion cardinale qui sera développée dans notre prochaine stratégie), orienter vos investissements dans du tangible, dans du pur concret (or physique, métaux précieux, matières premières) et miser sur le rebond de la volatilité, donc sur plus de creux pour se positionner.

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Wall Street

Le risque a fait son grand retour, à tel point qu'il nous est apparu indispensable d'envisager, le 09 février, une couverture (et peut-être même une stratégie plus offensive) au cas où le CAC40 s'enfoncerait sous la zone des 5050/5100 points. Cela ne s'est pas produit et la baisse a été stoppée par cette zone support justement. Du coup, le stop achat que nous avions programmé sur le BX4 à 5,40 € (plus-haut à 5,35 €) ne s'est pas déclenché… et montre la précision et la pertinence de nos seuils d'intervention. (Retrouvez et suivez tous les conseils de Philippe et de Gilles Leclerc dans la lettre Béchade Confidentiel.) Wall StreetMais il faut reconnaître que la situation aurait pu échapper au contrôle des sherpas pour des tas de raisons que nous ne saurions hiérarchiser sans recourir à un peu d'arbitraire – et nous restons persuadés que le facteur géopolitique finira par devenir un catalyseur des marchés. Wall Street n'est pas encore de cet avis et ne classe ce « risque » qu'en 4e position (malgré le face à face Erdogan/Trump au Kurdistan, les raids israéliens contre le Hezbollah en Syrie, le Yémen, les tensions en Mer de Chine, et tout ce que nous avions décrit dans notre lettre de fin janvier).   Voici donc un classement des craintes de Wall Street :
  • en N°1 : désormais la crainte de l'inflation et d'un krach obligataire ;
  • en N°2 : une erreur de stratégie ou de communication d'une banque centrale (Fed ou BCE) ;
  • en N°3 : un problème systémique (et une volatilité au niveau artificiel en fait partie) ;
  • en N°4 : des tensions géopolitiques (elles crèvent les yeux mais les marchés ne les voient pas) ;
  • en N°5 : la dette chinoise (après 450 Mds$ d'injection rien qu'en janvier 2018, qu'est-ce qui pourrait mal se passer ?) ;
  • en N°6 : tiens encore la Chine, mais sous l'angle « risque de guerre commerciale et douanière » ;
  • en N°7 : tiens, encore la Chine d'une certaine manière avec la thématique « bulle des technos » car elles ont atteint des sommets de valorisation à Shanghai et à Shenzhen (qui n'ont cependant rien à envier aux multiples du Nasdaq...) Or si ça plonge là-bas, les GAFA suivront.
La grande peur de l'inflation s'est un peu dissipée le jour de la Saint-Valentin, un jour endeuillé par de nouvelles fusillades mortelles en Floride... mais auxquelles Wall Street n'a pas accordé beaucoup d'attention. Nous étions d'avis dès le début de la semaine que le « mercredi de tous les dangers », avec la publication du CPI américain, relevait du narratif, d'une mise en condition pour engendrer de la volatilité là où elle n'avait peut-être pas lieu d'être, après un relatif gel des initiatives durant 48h. Et les algos ont réagi au quart de tour sur le chiffre brut d'inflation de +0,5%... alors que la composante décisive, c'était la modération de l'inflation salariale de seulement 0,8% sur 12 mois. Il a fallu moins d'une heure aux opérateurs dotés d'un cerveau pour réaliser que le spectre de l'inflation avait fait couler beaucoup d'encre mais pas beaucoup bouger les prix sauf ceux de l'assurance-auto et de la santé, ce qui ne doit rien à un dérapage salarial mais risque d'amputer le pouvoir d'achat des ménages : c'est peut-être déjà le cas si l'on en croit la chute des ventes de détail de -0,3% en janvier. Alors au soir du 14 février, le Nasdaq prenait +2% tandis que le rendement du T-Bond de référence (le 10 ans) pulvérisait ses pires niveaux annuels, à 2,92%. Une fois de plus, les actions se retrouvent « à l'envers » par rapport au marché obligataire. Habituellement les rendements obligataires montent quand les actions chutent. Là, les deux marchés évoluent dans le même sens (la hausse) : c'est la réédition du scénario paradoxal qui nous a tenus en haleine tout l'automne. Comment les indices boursiers parviennent-ils à grimper alors que la « prime de risque » se dégrade inexorablement ? Et nous sommes de nouveau ébahis de voir les VIX se détendre de -23% (sous le seuil des 20), le jour même où le rendement des OAT franchit la barre des 1% et celui des T-Bonds, le cap des 2,95%. Ceci crée une situation (un effet de ciseaux) explosive qui invite à profiter de tout rebond technique pour prendre des bénéfices, réduire les levier (la notion cardinale qui sera développée dans notre prochaine stratégie), orienter vos investissements dans du tangible, dans du pur concret (or physique, métaux précieux, matières premières) et miser sur le rebond de la volatilité, donc sur plus de creux pour se positionner.

Cet article De quoi Wall Street a-t-il peur en réalité ? est apparu en premier sur La Bourse au Quotidien.

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Air Liquide : petit trade pépère http://labourseauquotidien.fr/air-liquide-petit-trade-pepere/ http://labourseauquotidien.fr/air-liquide-petit-trade-pepere/#comments Mon, 19 Feb 2018 09:42:47 +0000 http://labourseauquotidien.fr/?p=66522 Air liquide FR0000120073-AI) trade acheter vendre analyse graphique

J'avais dans l'idée de vous proposer une analyse l'EURUSD ce matin, mais le signal d'accélération que je surveillais en fin de semaine ne s'est pas validé. Il ne manque pas grand-chose, mais j'attendrai un vrai signal clair pour vous en reparler.

Du coup, j'ai envie de vous parler de Air Liquide (FR0000120073-AI) : entre publication de résultats, plan de rachat d'action, buzz et bon newsflow, il y a de quoi faire un bon petit plan de trade.

Alors certes, le potentiel de hausse ne donne pas le vertige, mais par les temps qui courent et vu le comportement du CAC40, je préfère me replier sur une valeur solide, à forte visibilité, qui évolue dans une tendance haussière bien définie et qui se situe sur des zones faciles à défendre.

Air Liquide a donc publié, vendredi dernier, ses résultats annuels : ils sont bons. En résumé, 2017 se solde par une progression de 12,2% du chiffre d'affaires et par une hausse de 19,2% du bénéfice net. Pour un groupe industriel, c'est plutôt très bon.

Dans la foulée, le dividende sera relevé à 2,65 € par action (+12,4%), le tout accompagné par un nouveau plan de rachat d'actions, ce qui sera un soutien supplémentaire à la hausse.

Ceci dit, la valeur est chère (PER de 18,8) et les analystes fondamentaux ont un objectif de valorisation à 113 €.

Air Liquide : haussier à long terme

Graphiquement, j'obtiens le même objectif aussi, vous devriez pouvoir jouer une nouvelle impulsion haussière.

En vue long terme, Air Liquide évolue dans un canal haussier (le bleu). Il existe un canal plus large (les obliques en pointillés) mais les principales zones d'impact, en tout cas celles qui sont les plus intéressantes à travailler, se situent sur la résistance (segment rouge) ou sur le support (vert) du canal intermédiaire bleu.

Air liquide graphique cours courbe al 2018 acheter vendre trade FR0000120073-AI)

D'ailleurs, en novembre dernier, lorsque le titre arrivait sur la résistance horizontale (« R » - rectangle rouge), je vous avais proposé un plan de trade à la baisse (pastille bleue). Parfait, tout s'est déroulé comme prévu : le titre a chuté pour revenir sur le support du canal, qui était notre objectif de baisse.

S'appuyant sur ce support, le titre réagit désormais à la hausse (petite flèche verte).

Autre élément qui confirme ce niveau de support : la moyenne mobile 150 périodes (orange pointillé) passe par là et accompagne la dynamique positive du titre.

Plan de trade pour jouer un rebond à court terme

En passant à la vue journalière, on retrouve ce même canal sur lequel la valeur a amorcé son rebond.

Air Liquide graphe trade cours analyse hausse haussier

Personnellement, je prendrais position en attendant un léger retracement vers le support du canal (j'ai indiqué le retracement potentiel par les flèches oranges).

Pourquoi ne pas acheter tout de suite ?

Eh bien le CAC40 est aujourd'hui arrivé en surchauffe manifeste – ou en tout cas, il vient de toucher l'objectif que j'avais donné (résistance importante sur 5 300 points) : j'attends un « coup de frein » sur ce niveau.

Or, si le CAC40 consolide, il y a de grandes chances pour qu'Air Liquide consolide aussi. D'où le fait d'attendre le pull back et ensuite la confirmation d'un rebond avec la MACD. Une fois ces signaux validés, vous pourrez alors vous positionner et viser la résistance hebdomadaire (« R-H ») dans un premier temps.

Ensuite, si les conditions de marché sont bonnes, le titre devrait pouvoir déborder cette zone de résistance. Mais jouons d'abord ce premier objectif et je reviendrai vers vous une fois touché.

Bonne semaine à tous,

Gilles,

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Air liquide FR0000120073-AI) trade acheter vendre analyse graphique

J'avais dans l'idée de vous proposer une analyse l'EURUSD ce matin, mais le signal d'accélération que je surveillais en fin de semaine ne s'est pas validé. Il ne manque pas grand-chose, mais j'attendrai un vrai signal clair pour vous en reparler. Du coup, j'ai envie de vous parler de Air Liquide (FR0000120073-AI) : entre publication de résultats, plan de rachat d'action, buzz et bon newsflow, il y a de quoi faire un bon petit plan de trade. Alors certes, le potentiel de hausse ne donne pas le vertige, mais par les temps qui courent et vu le comportement du CAC40, je préfère me replier sur une valeur solide, à forte visibilité, qui évolue dans une tendance haussière bien définie et qui se situe sur des zones faciles à défendre. Air Liquide a donc publié, vendredi dernier, ses résultats annuels : ils sont bons. En résumé, 2017 se solde par une progression de 12,2% du chiffre d'affaires et par une hausse de 19,2% du bénéfice net. Pour un groupe industriel, c'est plutôt très bon. Dans la foulée, le dividende sera relevé à 2,65 € par action (+12,4%), le tout accompagné par un nouveau plan de rachat d'actions, ce qui sera un soutien supplémentaire à la hausse. Ceci dit, la valeur est chère (PER de 18,8) et les analystes fondamentaux ont un objectif de valorisation à 113 €.

Air Liquide : haussier à long terme

Graphiquement, j'obtiens le même objectif aussi, vous devriez pouvoir jouer une nouvelle impulsion haussière. En vue long terme, Air Liquide évolue dans un canal haussier (le bleu). Il existe un canal plus large (les obliques en pointillés) mais les principales zones d'impact, en tout cas celles qui sont les plus intéressantes à travailler, se situent sur la résistance (segment rouge) ou sur le support (vert) du canal intermédiaire bleu. Air liquide graphique cours courbe al 2018 acheter vendre trade FR0000120073-AI) D'ailleurs, en novembre dernier, lorsque le titre arrivait sur la résistance horizontale (« R » - rectangle rouge), je vous avais proposé un plan de trade à la baisse (pastille bleue). Parfait, tout s'est déroulé comme prévu : le titre a chuté pour revenir sur le support du canal, qui était notre objectif de baisse. S'appuyant sur ce support, le titre réagit désormais à la hausse (petite flèche verte). Autre élément qui confirme ce niveau de support : la moyenne mobile 150 périodes (orange pointillé) passe par là et accompagne la dynamique positive du titre.

Plan de trade pour jouer un rebond à court terme

En passant à la vue journalière, on retrouve ce même canal sur lequel la valeur a amorcé son rebond. Air Liquide graphe trade cours analyse hausse haussier Personnellement, je prendrais position en attendant un léger retracement vers le support du canal (j'ai indiqué le retracement potentiel par les flèches oranges). Pourquoi ne pas acheter tout de suite ? Eh bien le CAC40 est aujourd'hui arrivé en surchauffe manifeste – ou en tout cas, il vient de toucher l'objectif que j'avais donné (résistance importante sur 5 300 points) : j'attends un « coup de frein » sur ce niveau. Or, si le CAC40 consolide, il y a de grandes chances pour qu'Air Liquide consolide aussi. D'où le fait d'attendre le pull back et ensuite la confirmation d'un rebond avec la MACD. Une fois ces signaux validés, vous pourrez alors vous positionner et viser la résistance hebdomadaire (« R-H ») dans un premier temps. Ensuite, si les conditions de marché sont bonnes, le titre devrait pouvoir déborder cette zone de résistance. Mais jouons d'abord ce premier objectif et je reviendrai vers vous une fois touché. Bonne semaine à tous, Gilles,

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