La Bourse au Quotidien http://labourseauquotidien.fr Analyses et conseils boursiers indépendants Fri, 22 Jun 2018 08:31:14 +0000 fr-FR hourly 1 Une semaine à oublier pour Remy Cointreau http://labourseauquotidien.fr/une-semaine-a-oublier-pour-remy-cointreau/ http://labourseauquotidien.fr/une-semaine-a-oublier-pour-remy-cointreau/#respond Fri, 22 Jun 2018 04:52:07 +0000 http://labourseauquotidien.fr/?p=69349 eric lewin risques des marchés valeurs technologiques

L'action abandonne plus de 9% en l'espace d'une semaine sur fond de guerre commerciale. Il est bien évident que les tensions entre la Chine et les Etats Unis touche l'ensemble des valeurs du luxe... La société française reste très présente dans l'Empire du Milieu via notamment son célèbre cognac adulé par les consommateurs. Mais la baisse du titre trouve son origine dans sa forte valorisation... J'expliquais le 7 juin suite à des résultats annuels convenables que le titre était beaucoup trop cher... Même après sa récente baisse, il l'est encore avec par exemple encore un PER de 38 ou encore une Ve/ebitda de 23. Attendez donc avant de revenir sur le dossier...

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eric lewin risques des marchés valeurs technologiques

L'action abandonne plus de 9% en l'espace d'une semaine sur fond de guerre commerciale. Il est bien évident que les tensions entre la Chine et les Etats Unis touche l'ensemble des valeurs du luxe... La société française reste très présente dans l'Empire du Milieu via notamment son célèbre cognac adulé par les consommateurs. Mais la baisse du titre trouve son origine dans sa forte valorisation... J'expliquais le 7 juin suite à des résultats annuels convenables que le titre était beaucoup trop cher... Même après sa récente baisse, il l'est encore avec par exemple encore un PER de 38 ou encore une Ve/ebitda de 23. Attendez donc avant de revenir sur le dossier...

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Ruptures de supports en série en Europe, les chiffres américains non coupables http://labourseauquotidien.fr/ruptures-support-serie-europe-chiffres-americains-non-coupables/ http://labourseauquotidien.fr/ruptures-support-serie-europe-chiffres-americains-non-coupables/#respond Thu, 21 Jun 2018 15:15:29 +0000 http://labourseauquotidien.fr/?p=69345

La 8e baisse d'affilée du Dow Jones (-0,6%), la cassure des 5.370 points sur le CAC40 et des 3.405 quasiment acquise sur l'Euro Stoxx 50 n'ont pas grand chose à voir avec les chiffres américains du jour :  les inscriptions aux allocations hebdomadaires de chômage reculent de 3.000 pour s'établir à 218.000, l'indice de la FED de Philadelphie chute de 34,4 vers 19,9 (contre 29 attendu) mais il est par nature volatile.

Les indicateurs avancés du Conference Board viennent en partie compenser cette déception sur le Philly FED, avec une hausse de 0,2% de l'indice composite qui s'ajoute à celles de 0,4% en mars et avril.

Le catalyseur de la baisse reste donc sans doute le warning de Daimler ce jeudi matin qui jette une ombre non seulement sur le secteur automobile mais sur la croissance en général dans l'eurozone.

http://labourseauquotidien.fr/accumulation-mauvaises-nouvelles-france-et-dans-monde/

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La 8e baisse d'affilée du Dow Jones (-0,6%), la cassure des 5.370 points sur le CAC40 et des 3.405 quasiment acquise sur l'Euro Stoxx 50 n'ont pas grand chose à voir avec les chiffres américains du jour :  les inscriptions aux allocations hebdomadaires de chômage reculent de 3.000 pour s'établir à 218.000, l'indice de la FED de Philadelphie chute de 34,4 vers 19,9 (contre 29 attendu) mais il est par nature volatile. Les indicateurs avancés du Conference Board viennent en partie compenser cette déception sur le Philly FED, avec une hausse de 0,2% de l'indice composite qui s'ajoute à celles de 0,4% en mars et avril. Le catalyseur de la baisse reste donc sans doute le warning de Daimler ce jeudi matin qui jette une ombre non seulement sur le secteur automobile mais sur la croissance en général dans l'eurozone. http://labourseauquotidien.fr/accumulation-mauvaises-nouvelles-france-et-dans-monde/

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Chanel communique enfin ses chiffres (mais promis juré, il ne sera jamais coté) http://labourseauquotidien.fr/chanel-communique-enfin-ses-chiffres-mais-promis-jure-il-ne-sera-jamais-cote/ http://labourseauquotidien.fr/chanel-communique-enfin-ses-chiffres-mais-promis-jure-il-ne-sera-jamais-cote/#respond Thu, 21 Jun 2018 15:06:47 +0000 http://labourseauquotidien.fr/?p=69340 Enseignes de boutiques Chanel

Enseignes de boutiques Chanel C'est une première pour Chanel : le groupe de luxe a révélé publiquement ce jeudi ses résultats financiers, présentés sur Reuters par Philippe Blondiaux (le CFO du groupe) et donc son chiffre d'affaire annuel : il flirte avec les 10 Mds$ (9,62 Mds$) en 2017, en progression de 11,5%.

Si le chiffre d'affaires de Chanel représente grosso modo le quart de celui de LVMH (42 Mds€), qui est beaucoup plus diversifié (avec les spiritueux), il pèse environ 60% de plus que celui d'Hermès (5,55Mds€)... Hermès qui est valorisé 55,7 Mds€ (soit près de 10 fois son chiffre d'affaires, contre près de 4 fois pour LVMH).

Chanel ne parle pas d'IPO

Autrement dit, sur les mêmes bases de valorisation qu'Hermès, un proche comparable dans le monde du luxe (activité centrée sur le prêt-à-porter, les accessoires, les parfums, la maroquinerie), celle de Chanel devrait tourner autour de 100 Mds€, soit deux fois la capitalisation du géant suisse Richemont (Cartier, Piaget, IWC, Mont Blanc, Langer & Söhne, etc.).

L'exercice de transparence auquel s'est livré Philippe Blondiaux est assorti de l'affirmation ferme et sans appel : il n'existe aucun projet d'introduction de Chanel en bourse, promis juré !

http://labourseauquotidien.fr/le-cac40-au-zenith-le-luxe-plus-que-jamais-aux-avant-postes/

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Enseignes de boutiques Chanel

Enseignes de boutiques Chanel C'est une première pour Chanel : le groupe de luxe a révélé publiquement ce jeudi ses résultats financiers, présentés sur Reuters par Philippe Blondiaux (le CFO du groupe) et donc son chiffre d'affaire annuel : il flirte avec les 10 Mds$ (9,62 Mds$) en 2017, en progression de 11,5%. Si le chiffre d'affaires de Chanel représente grosso modo le quart de celui de LVMH (42 Mds€), qui est beaucoup plus diversifié (avec les spiritueux), il pèse environ 60% de plus que celui d'Hermès (5,55Mds€)... Hermès qui est valorisé 55,7 Mds€ (soit près de 10 fois son chiffre d'affaires, contre près de 4 fois pour LVMH).

Chanel ne parle pas d'IPO

Autrement dit, sur les mêmes bases de valorisation qu'Hermès, un proche comparable dans le monde du luxe (activité centrée sur le prêt-à-porter, les accessoires, les parfums, la maroquinerie), celle de Chanel devrait tourner autour de 100 Mds€, soit deux fois la capitalisation du géant suisse Richemont (Cartier, Piaget, IWC, Mont Blanc, Langer & Söhne, etc.). L'exercice de transparence auquel s'est livré Philippe Blondiaux est assorti de l'affirmation ferme et sans appel : il n'existe aucun projet d'introduction de Chanel en bourse, promis juré ! http://labourseauquotidien.fr/le-cac40-au-zenith-le-luxe-plus-que-jamais-aux-avant-postes/

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Le monde merveilleux de Disney a fait oublier la guerre commerciale http://labourseauquotidien.fr/le-monde-merveilleux-de-disney-a-fait-oublier-la-guerre-commerciale/ http://labourseauquotidien.fr/le-monde-merveilleux-de-disney-a-fait-oublier-la-guerre-commerciale/#respond Thu, 21 Jun 2018 13:30:19 +0000 http://labourseauquotidien.fr/?p=69334 Mickey et Minnie dans un carrosse fleuri

Mickey et Minnie dans un carrosse fleuriCher lecteur,

Non, Walt Disney n’est pas qu’un catalogue de dessins animés que nous pouvons avoir plaisir à revisiter à l’approche des fêtes de fin d’année.

Walt Disney est d’abord un géant du divertissement et l’un des poids lourds de la cote américaine, avec une capitalisation boursière proche des 160 Mds$. C’est aussi un groupe ambitieux et qui ne regimbe pas à mettre la main à la pâte pour parvenir à ses fins.

J’en veux pour preuve sa surenchère pour racheter 21st Century Fox, six mois après sa première offre déjà colossale de 52,4 Mds$ pour racheter l’essentiel des actifs Entertainment du groupe de Rupert Murdoch.

Celle-ci est motivée par la contre-offre de Comcast qui, la semaine dernière, avait proposé 65 Mds$, soit une prime de près de 19% par rapport à l’offre originelle de Disney. « La structure et les termes de cette offre sont au moins aussi favorables aux actionnaires de Fox que celle de Disney », avait fanfaronné le câblo-opérateur.

C’était sans compter une nouvelle proposition de Disney, bien décidé à rafler la mise et dont la situation financière est suffisamment solide pour supporter les 13,7 Mds$ de dettes de 21st Century Fox.

L’antidote de la spéculation

Disney a donc relevé son offre hier à 71 Mds$, soit 38$ par action en espèces ou en actions ordinaires et je vois mal Comcast vouloir et être en mesure de remettre une couche. Tout indique donc que Disney va l’emporter et initier une opération de consolidation majeure dans le secteur des médias et du divertissement.

Ce secteur est en pleine ébullition, mais il n’est pas le seul. Dans son article du jour, Philippe Béchade note qu’ « un autre moteur spéculatif se rallume, celui des "biotechs/pharmas" ».

Conjuguée à la peur quasi-viscérale d’une dégradation des conditions macroéconomiques américaines, cette fièvre des « fusions/acquisitions » a largement contribué à la nouvelle flambée du Nasdaq hier. Pour un peu, la guerre commerciale dont on nous rebat les oreilles ces jours-ci et que Donald Trump est manifestement plus que jamais déterminé à mener, quoi qu’il en coûterait à son pays, serait presque une simple péripétie... (je vous renvoie aux dangers que notre analyste Jim Rickards a mentionnés dans sa lettre à Donald Trump, l’alertant sur les risques d’effondrement auxquels sa politique, entre autre, pouvait mener. Pour lire sa lettre et son analyse, c’est ici).

Attention tout de même au retour de bâton… et à ne pas perdre de vue que la réalité plaide toujours pour un mouvement correctif d’envergure.

Bonne séance à tous,

Guillaume

http://labourseauquotidien.fr/le-nasdaq-de-nouveau-en-fusion/

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Mickey et Minnie dans un carrosse fleuri

Mickey et Minnie dans un carrosse fleuriCher lecteur, Non, Walt Disney n’est pas qu’un catalogue de dessins animés que nous pouvons avoir plaisir à revisiter à l’approche des fêtes de fin d’année. Walt Disney est d’abord un géant du divertissement et l’un des poids lourds de la cote américaine, avec une capitalisation boursière proche des 160 Mds$. C’est aussi un groupe ambitieux et qui ne regimbe pas à mettre la main à la pâte pour parvenir à ses fins. J’en veux pour preuve sa surenchère pour racheter 21st Century Fox, six mois après sa première offre déjà colossale de 52,4 Mds$ pour racheter l’essentiel des actifs Entertainment du groupe de Rupert Murdoch. Celle-ci est motivée par la contre-offre de Comcast qui, la semaine dernière, avait proposé 65 Mds$, soit une prime de près de 19% par rapport à l’offre originelle de Disney. « La structure et les termes de cette offre sont au moins aussi favorables aux actionnaires de Fox que celle de Disney », avait fanfaronné le câblo-opérateur. C’était sans compter une nouvelle proposition de Disney, bien décidé à rafler la mise et dont la situation financière est suffisamment solide pour supporter les 13,7 Mds$ de dettes de 21st Century Fox.

L’antidote de la spéculation

Disney a donc relevé son offre hier à 71 Mds$, soit 38$ par action en espèces ou en actions ordinaires et je vois mal Comcast vouloir et être en mesure de remettre une couche. Tout indique donc que Disney va l’emporter et initier une opération de consolidation majeure dans le secteur des médias et du divertissement. Ce secteur est en pleine ébullition, mais il n’est pas le seul. Dans son article du jour, Philippe Béchade note qu’ « un autre moteur spéculatif se rallume, celui des "biotechs/pharmas" ». Conjuguée à la peur quasi-viscérale d’une dégradation des conditions macroéconomiques américaines, cette fièvre des « fusions/acquisitions » a largement contribué à la nouvelle flambée du Nasdaq hier. Pour un peu, la guerre commerciale dont on nous rebat les oreilles ces jours-ci et que Donald Trump est manifestement plus que jamais déterminé à mener, quoi qu’il en coûterait à son pays, serait presque une simple péripétie... (je vous renvoie aux dangers que notre analyste Jim Rickards a mentionnés dans sa lettre à Donald Trump, l’alertant sur les risques d’effondrement auxquels sa politique, entre autre, pouvait mener. Pour lire sa lettre et son analyse, c’est ici). Attention tout de même au retour de bâton… et à ne pas perdre de vue que la réalité plaide toujours pour un mouvement correctif d’envergure. Bonne séance à tous, Guillaume http://labourseauquotidien.fr/le-nasdaq-de-nouveau-en-fusion/

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Le Nasdaq de nouveau en fusion http://labourseauquotidien.fr/le-nasdaq-de-nouveau-en-fusion/ http://labourseauquotidien.fr/le-nasdaq-de-nouveau-en-fusion/#respond Thu, 21 Jun 2018 13:00:16 +0000 http://labourseauquotidien.fr/?p=69332 l'indice Nasdaq ou dow jones

l'indice Nasdaq ou dow jones« Le spectre de la guerre commerciale déstabilise les marchés », « Wall Street subit son plus sévère sell-off depuis un mois », « La nervosité gagne les investisseurs ». Ce sont quelques-uns des gros titres qui ont fait la une sur les chaînes financières et les sites d'information boursière.

Sauf que, moins de 24 heures plus tard, alors que les commentateurs nous assuraient que les marchés actions étaient désormais au bord du gouffre, le Russell 2000 (cet indice qui regroupe 2 000 small caps américaines et dont Gilles Leclerc vous a parlé lundi) a pulvérisé un nouveau record absolu à 1 707 points, tandis que Nasdaq inscrivait un nouveau zénith à 7 806 points.

Les marchés sont tellement tétanisés par la peur d'une dégradation des conditions macroéconomiques qu'ils sont le pied au plancher, incapables de l'enlever de l'accélérateur pour appuyer sur la pédale de frein avant de négocier la prochaine épingle à cheveux.

Disney et Comcast se disputent 21st Century Fox

Et pour corser l'affaire, la fièvre des « fusions/acquisitions » est venue déverser de l'éther dans le réservoir. Car le catalyseur de la hausse de cette nuit a été la surenchère de Walt Disney sur 21st Century Fox. Le géant américain du divertissement a en effet proposé un rachat à 38$ par action, une semaine après que Comcast ait offert 35$, soit une offre de 65 Mds$ (à 100% en cash).

Disney a ainsi ajouté la bagatelle de 20 Mds$ par rapport à son offre initiale du 14 décembre dernier, ce qui valorise Fox à 71,3 Mds$.

Faut-il maintenant s'attendre à un relèvement de l'offre de Comcast à 40$, ce qui représenterait 75 Mds$, soit 50% de plus que l'offre initiale de Disney ?

Plus largement, combien de nouveaux raids à plusieurs dizaines de milliards de dollars sont-ils susceptibles d'être lancés avant que le coût de l'argent ne soit jugé dissuasif ?

Les investisseurs pensent avec leurs tripes

Les fusions-acquisitions deviennent une stratégie défensive à partir du moment où les perspectives de croissance s'amenuisent : plutôt que d'investir leurs liquidités dans des paris incertains, les entreprises préfèrent accroître leurs parts de marché de façon mécanique tout en réalisant des économies d'échelle.

Quant au Nasdaq, rien ne semble pouvoir stopper sa marche en avant ! D’autant qu’hormis le secteur des médias, en ébullition depuis six mois, un autre moteur spéculatif se rallume, celui des « biotechs/pharmas », ce qui témoigne d'un retour du full risk-on.

Ainsi Viacom grimpait au même rythme que Regeneron (+3%), Netflix faisait jeu égal avec Biomarin (respectivement +2,9 et +2,8%), Netease rivalisait avec Facebook (+2,3%), et Alexion Pharma et Vertex prenaient chacun 2,1% environ.

En moins de 24 heures, le regain de nervosité associé à la guerre commerciale a donc cédé la place à une nouvelle poussée stratosphérique du Nasdaq et du Russel 2000.

L'avidité est de retour et les opérateurs pensent avec leurs tripes, ce qui illustre cette célèbre réplique du film Wall Street : « Greed is good » (« La cupidité est bonne »).

http://labourseauquotidien.fr/la-confiance-des-americains-dans-limmobilier-proche-de-ses-niveaux-record/

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l'indice Nasdaq ou dow jones

l'indice Nasdaq ou dow jones« Le spectre de la guerre commerciale déstabilise les marchés », « Wall Street subit son plus sévère sell-off depuis un mois », « La nervosité gagne les investisseurs ». Ce sont quelques-uns des gros titres qui ont fait la une sur les chaînes financières et les sites d'information boursière. Sauf que, moins de 24 heures plus tard, alors que les commentateurs nous assuraient que les marchés actions étaient désormais au bord du gouffre, le Russell 2000 (cet indice qui regroupe 2 000 small caps américaines et dont Gilles Leclerc vous a parlé lundi) a pulvérisé un nouveau record absolu à 1 707 points, tandis que Nasdaq inscrivait un nouveau zénith à 7 806 points. Les marchés sont tellement tétanisés par la peur d'une dégradation des conditions macroéconomiques qu'ils sont le pied au plancher, incapables de l'enlever de l'accélérateur pour appuyer sur la pédale de frein avant de négocier la prochaine épingle à cheveux.

Disney et Comcast se disputent 21st Century Fox

Et pour corser l'affaire, la fièvre des « fusions/acquisitions » est venue déverser de l'éther dans le réservoir. Car le catalyseur de la hausse de cette nuit a été la surenchère de Walt Disney sur 21st Century Fox. Le géant américain du divertissement a en effet proposé un rachat à 38$ par action, une semaine après que Comcast ait offert 35$, soit une offre de 65 Mds$ (à 100% en cash). Disney a ainsi ajouté la bagatelle de 20 Mds$ par rapport à son offre initiale du 14 décembre dernier, ce qui valorise Fox à 71,3 Mds$. Faut-il maintenant s'attendre à un relèvement de l'offre de Comcast à 40$, ce qui représenterait 75 Mds$, soit 50% de plus que l'offre initiale de Disney ? Plus largement, combien de nouveaux raids à plusieurs dizaines de milliards de dollars sont-ils susceptibles d'être lancés avant que le coût de l'argent ne soit jugé dissuasif ?

Les investisseurs pensent avec leurs tripes

Les fusions-acquisitions deviennent une stratégie défensive à partir du moment où les perspectives de croissance s'amenuisent : plutôt que d'investir leurs liquidités dans des paris incertains, les entreprises préfèrent accroître leurs parts de marché de façon mécanique tout en réalisant des économies d'échelle. Quant au Nasdaq, rien ne semble pouvoir stopper sa marche en avant ! D’autant qu’hormis le secteur des médias, en ébullition depuis six mois, un autre moteur spéculatif se rallume, celui des « biotechs/pharmas », ce qui témoigne d'un retour du full risk-on. Ainsi Viacom grimpait au même rythme que Regeneron (+3%), Netflix faisait jeu égal avec Biomarin (respectivement +2,9 et +2,8%), Netease rivalisait avec Facebook (+2,3%), et Alexion Pharma et Vertex prenaient chacun 2,1% environ. En moins de 24 heures, le regain de nervosité associé à la guerre commerciale a donc cédé la place à une nouvelle poussée stratosphérique du Nasdaq et du Russel 2000. L'avidité est de retour et les opérateurs pensent avec leurs tripes, ce qui illustre cette célèbre réplique du film Wall Street : « Greed is good » (« La cupidité est bonne »). http://labourseauquotidien.fr/la-confiance-des-americains-dans-limmobilier-proche-de-ses-niveaux-record/

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Après un mois à jouer la baisse, je parie sur une hausse avec l’Opep http://labourseauquotidien.fr/apres-un-mois-a-jouer-la-baisse-je-parie-sur-une-hausse-avec-lopep/ http://labourseauquotidien.fr/apres-un-mois-a-jouer-la-baisse-je-parie-sur-une-hausse-avec-lopep/#respond Thu, 21 Jun 2018 12:41:33 +0000 http://labourseauquotidien.fr/?p=69329 Trader et installations pétrolières

Trader et installations pétrolières opepDepuis maintenant plusieurs semaines, nous enchaînons les gains sur l’or noir. En début de semaine, nous avons réalisé quatre gains à la suite en jouant la baisse du pétrole (WTI et Brent confondus). En d’autres termes, à chaque fois que j’ai recommandé une prise de position sur le pétrole à mes abonnés depuis un mois, cela s’est révélé payant.

Petit retour en arrière.

Autour de la mi-mai, à l’occasion d’un point sur le CAC, j’évoquais la situation à mon sens toppish de l’or noir. Positions records à l’achat, essoufflement perceptible sur les oscillateurs… Bon, on ne va pas refaire la météo de la veille, mais le consensus extrême d’alors a pris un sévère contrepied.

Une semaine plus tard, dans ma vidéo, je faisais un nouveau point alors que la baisse attendue commençait effectivement à se matérialiser puis, le 31 mai dernier, je revenais vers vous dans cet article pour dresser un premier petit bilan.

Depuis le début du mois, nous ne nous sommes pas arrêtés en si bon chemin avec deux nouveaux gains pris respectivement le 5 juin et lundi dernier. Or, en prenant un peu de recul, c’est tout sauf un hasard.

En effet, à chaque fois la situation les cours (du WTI en l’occurrence sur mon graphique journalier) évolue dans des phases de congestion que j’affectionne.

graphique mini crude oil future
Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

A l’intérieur de ces phases de consolidation apparaissent des compressions de volatilité qui sont souvent annonciatrices d’un mouvement impulsif. Le phénomène s’est bel et bien produit dernièrement.

Résultat ?

  • En jouant une première fois un repli du Pétrole (WTI) le 23 mai dernier, mes abonnés ont gagné 269€ (+26,9%) dès le 25 mai, soit deux jours plus tard ;
  • En jouant une deuxième fois la baisse du pétrole (le Brent cette fois), le 25 mai, c’est 117 euros qui sont tombés le soir mêmeet 202€ le 29 mai.
  • Troisième pari baissier sur le pétrole, le 1er juin : 306€ de gain (30,60%) dès le 5 juin ;
  • Et enfin, tout récemment, le 15 juin, quatrième pari baissier : vendredi matin, nous prenons position pour jouer un repli du WTI, et nous prenons des bénéfices le soir même : 250€ en 5 heures (+25%). 

(J’ai envoyé ces conseils très simplement à mes abonnés par SMS ; si vous voulez recevoir vous aussi mes prochains SMS, inscrivez-vous vite ici pour profiter de la prochaine série gagnante).

La production de pétrole va augmenter, mais dans quelles proportions ?

Sur le plan de l’actualité, la guerre commerciale sino-américaine est sur toutes les lèvres, mais il ne faudrait pas oublier pour autant que nous sommes à la veille de la réunion de la réunion de l’Opep à Vienne.

L’enjeu principal sera de connaître l’intensité de la hausse de production. Sera-t-elle de plus de 300 000 barils par jour ? De 500 000 barils par jour ? D’un voire 1,5 million de barils comme le préconisaient la Russie et l’Arabie saoudite fin mai ? Les paris sont ouverts…

Du côté de l’Iran, on sent en tous les cas une certaine prudence. Après le rétablissement des sanctions américaines (qui a contribué à favoriser la poussée haussière), le pays n’entend pas se faire dicter sa politique par Donald Trump. Pour ce dernier, à l’aube de la driving season (la période des vacances, qui entraîne une augmentation de l'utilisation des moyens de transport et, par extension, de la consommation d'essence) aux Etats-Unis et à l’approche des élections de mi-mandat, pas question de mettre à mal le pouvoir d’achat de la middle class américaine.

Quoi qu’il en soit, s’agissant de la réunion qui débute demain, si les pays membres s’accordent sur une hausse « moyenne » de l’ordre de 600 000 barils par jour, je pense que le marché ne réagira guère. Il va à mon sens surtout se focaliser sur les perspectives d’éventuelles nouvelles hausses dans les mois à venir. Et dans quelles proportions…

Graphiquement, nous en sommes là :

mini crude full futur hebdo
Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

Avec donc un test (le cercle noir) sur le bas du canal ascendant de moyen terme. Est-il propice pour un rebond ?

Oui si j’en juge également la situation de l’euro-dollar (EURUSD) (qui, je le rappelle, est un élément clé quand vous intervenez sur les matières premières, celles-ci étant cotées en dollar), qui me semble un peu bas.

spot eur usd hebdo graph
Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

Donc, après un mois de baisse qui nous a rapporté pas mal de gains, je vais commencer à jouer un rebond du baril. Encore une fois, si vous voulez recevoir mes SMS de conseils dès demain, c’est par ici.

http://labourseauquotidien.fr/la-confiance-des-menages-americains-au-zenith-attention-a-la-rechute/

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Trader et installations pétrolières

Trader et installations pétrolières opepDepuis maintenant plusieurs semaines, nous enchaînons les gains sur l’or noir. En début de semaine, nous avons réalisé quatre gains à la suite en jouant la baisse du pétrole (WTI et Brent confondus). En d’autres termes, à chaque fois que j’ai recommandé une prise de position sur le pétrole à mes abonnés depuis un mois, cela s’est révélé payant. Petit retour en arrière. Autour de la mi-mai, à l’occasion d’un point sur le CAC, j’évoquais la situation à mon sens toppish de l’or noir. Positions records à l’achat, essoufflement perceptible sur les oscillateurs… Bon, on ne va pas refaire la météo de la veille, mais le consensus extrême d’alors a pris un sévère contrepied. Une semaine plus tard, dans ma vidéo, je faisais un nouveau point alors que la baisse attendue commençait effectivement à se matérialiser puis, le 31 mai dernier, je revenais vers vous dans cet article pour dresser un premier petit bilan. Depuis le début du mois, nous ne nous sommes pas arrêtés en si bon chemin avec deux nouveaux gains pris respectivement le 5 juin et lundi dernier. Or, en prenant un peu de recul, c’est tout sauf un hasard. En effet, à chaque fois la situation les cours (du WTI en l’occurrence sur mon graphique journalier) évolue dans des phases de congestion que j’affectionne.

graphique mini crude oil future Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

A l’intérieur de ces phases de consolidation apparaissent des compressions de volatilité qui sont souvent annonciatrices d’un mouvement impulsif. Le phénomène s’est bel et bien produit dernièrement. Résultat ?
  • En jouant une première fois un repli du Pétrole (WTI) le 23 mai dernier, mes abonnés ont gagné 269€ (+26,9%) dès le 25 mai, soit deux jours plus tard ;
  • En jouant une deuxième fois la baisse du pétrole (le Brent cette fois), le 25 mai, c’est 117 euros qui sont tombés le soir mêmeet 202€ le 29 mai.
  • Troisième pari baissier sur le pétrole, le 1er juin : 306€ de gain (30,60%) dès le 5 juin ;
  • Et enfin, tout récemment, le 15 juin, quatrième pari baissier : vendredi matin, nous prenons position pour jouer un repli du WTI, et nous prenons des bénéfices le soir même : 250€ en 5 heures (+25%). 
(J’ai envoyé ces conseils très simplement à mes abonnés par SMS ; si vous voulez recevoir vous aussi mes prochains SMS, inscrivez-vous vite ici pour profiter de la prochaine série gagnante).

La production de pétrole va augmenter, mais dans quelles proportions ?

Sur le plan de l’actualité, la guerre commerciale sino-américaine est sur toutes les lèvres, mais il ne faudrait pas oublier pour autant que nous sommes à la veille de la réunion de la réunion de l’Opep à Vienne. L’enjeu principal sera de connaître l’intensité de la hausse de production. Sera-t-elle de plus de 300 000 barils par jour ? De 500 000 barils par jour ? D’un voire 1,5 million de barils comme le préconisaient la Russie et l’Arabie saoudite fin mai ? Les paris sont ouverts… Du côté de l’Iran, on sent en tous les cas une certaine prudence. Après le rétablissement des sanctions américaines (qui a contribué à favoriser la poussée haussière), le pays n’entend pas se faire dicter sa politique par Donald Trump. Pour ce dernier, à l’aube de la driving season (la période des vacances, qui entraîne une augmentation de l'utilisation des moyens de transport et, par extension, de la consommation d'essence) aux Etats-Unis et à l’approche des élections de mi-mandat, pas question de mettre à mal le pouvoir d’achat de la middle class américaine. Quoi qu’il en soit, s’agissant de la réunion qui débute demain, si les pays membres s’accordent sur une hausse « moyenne » de l’ordre de 600 000 barils par jour, je pense que le marché ne réagira guère. Il va à mon sens surtout se focaliser sur les perspectives d’éventuelles nouvelles hausses dans les mois à venir. Et dans quelles proportions… Graphiquement, nous en sommes là :

mini crude full futur hebdo Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

Avec donc un test (le cercle noir) sur le bas du canal ascendant de moyen terme. Est-il propice pour un rebond ? Oui si j’en juge également la situation de l’euro-dollar (EURUSD) (qui, je le rappelle, est un élément clé quand vous intervenez sur les matières premières, celles-ci étant cotées en dollar), qui me semble un peu bas.

spot eur usd hebdo graph Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

Donc, après un mois de baisse qui nous a rapporté pas mal de gains, je vais commencer à jouer un rebond du baril. Encore une fois, si vous voulez recevoir mes SMS de conseils dès demain, c’est par ici. http://labourseauquotidien.fr/la-confiance-des-menages-americains-au-zenith-attention-a-la-rechute/

L’article Après un mois à jouer la baisse, je parie sur une hausse avec l’Opep est apparu en premier sur La Bourse au Quotidien.

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La BCE remporte la palme de la banque centrale la plus accommodante d’Europe http://labourseauquotidien.fr/la-bce-remporte-la-palme-de-la-banque-centrale-la-plus-accommodante-deurope/ http://labourseauquotidien.fr/la-bce-remporte-la-palme-de-la-banque-centrale-la-plus-accommodante-deurope/#respond Thu, 21 Jun 2018 09:56:50 +0000 http://labourseauquotidien.fr/?p=69325 euro BCE

euro BCECe jeudi constitue une "journée banques centrales" puisque trois réunions se tiennent simultanément ce 21 juin : la Bank of England devrait laisser son taux inchangé à 0,5% ce midi (sauf énorme surprise) mais indiquer qu'elle les montera à 0,75% lors de la prochaine réunion début août.

La Banque centrale norvégienne a également laissé son taux directeur inchangé à son plancher de 0,5% mais prévoit de le relever elle aussi à 0,75% en septembre suite au relèvement de sa prévision de croissance de +2,3% à +2,6% (effet pétrole).

La lente normalisation des politiques monétaires

Plus accommodante, la BNS, ou Banque nationale suisse, maintient sans surprise son taux directeur à -0,75% et elle n'évoque aucun horizon de temps pour amorcer la "normalisation" de sa politique monétaire. Elle ne saurait agir de toute façon tant que la BCE ne l'a pas fait, alors qu'une croissance d'environ 2% est attendue en 2018. La BNS relève en revanche sa prévision d'inflation, de +0,6% à 0,9% en 2018 en raison de la hausse sensible des prix du pétrole.

Toutes proportions gardées, c'est bien la BCE qui mène la politique la plus accommodante de la planète. La Banque centrale européenne poursuit sa politique de Quantitative Easing, avec une inflation de +1,9% au mois de mai et une croissance de 2,1%, même si elle a été revue à la baisse (la prévision antérieure était de 2,4%)... et le facteur pétrole semble exclu de l'équation macroéconomique.

http://labourseauquotidien.fr/confiance-mario-draghi-bousculee-protectionnisme-donald-trump/

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euro BCE

euro BCECe jeudi constitue une "journée banques centrales" puisque trois réunions se tiennent simultanément ce 21 juin : la Bank of England devrait laisser son taux inchangé à 0,5% ce midi (sauf énorme surprise) mais indiquer qu'elle les montera à 0,75% lors de la prochaine réunion début août. La Banque centrale norvégienne a également laissé son taux directeur inchangé à son plancher de 0,5% mais prévoit de le relever elle aussi à 0,75% en septembre suite au relèvement de sa prévision de croissance de +2,3% à +2,6% (effet pétrole).

La lente normalisation des politiques monétaires

Plus accommodante, la BNS, ou Banque nationale suisse, maintient sans surprise son taux directeur à -0,75% et elle n'évoque aucun horizon de temps pour amorcer la "normalisation" de sa politique monétaire. Elle ne saurait agir de toute façon tant que la BCE ne l'a pas fait, alors qu'une croissance d'environ 2% est attendue en 2018. La BNS relève en revanche sa prévision d'inflation, de +0,6% à 0,9% en 2018 en raison de la hausse sensible des prix du pétrole. Toutes proportions gardées, c'est bien la BCE qui mène la politique la plus accommodante de la planète. La Banque centrale européenne poursuit sa politique de Quantitative Easing, avec une inflation de +1,9% au mois de mai et une croissance de 2,1%, même si elle a été revue à la baisse (la prévision antérieure était de 2,4%)... et le facteur pétrole semble exclu de l'équation macroéconomique. http://labourseauquotidien.fr/confiance-mario-draghi-bousculee-protectionnisme-donald-trump/

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A Sintra, Jerome Powell a perdu la trace de l’inflation http://labourseauquotidien.fr/sintra-jerome-powell-perdu-trace-inflation/ http://labourseauquotidien.fr/sintra-jerome-powell-perdu-trace-inflation/#respond Wed, 20 Jun 2018 14:54:46 +0000 http://labourseauquotidien.fr/?p=69322

L'attention des médias s'est focalisée en ce début de semaine sur le bras de fer douanier Chine/Etats-Unis ou encore la rupture consommée des Etats-Unis avec le conseil des droits de l'Homme de l'ONU, qu'ils en oublient de nous relater ce que la crème de l'élite de nos banquiers centraux réunis à Sintra (Portugal) depuis lundi ont à nous dire.

48 heures après Mario Draghi, qui pointait du doigt des "incertitudes" sur la croissance, Jerome Powell enfile sa tenue de "colombe" et se veut rassurant sur l'inflation.

Le plein emploi sans inflation des salaires...

Même si les Etats-Unis affichent un taux de chômage inférieur à 4% - comme ce fut le cas entre février 1966 et janvier 1970, l'économie américaine ne va pas répéter la flambée de l'inflation du milieu des années 1970, "malgré le parallèle évident en terme de marché du travail puisque le voici redevenu aussi fort qu'il y a 50 ans".

En fait, il n'y a effectivement aucun risque de voir les salaires flamber puisque le taux de chômage "réel" se situe bien au-delà de 10% : ce n'est pas le marché du travail qui est "fort", c'est le degré du mensonge statistique qui travestit la situation de dizaines de millions d'Américains sans emploi.

Disparition inexpliquée de l'inflation

Mais pour Jerome Powell, ce qui est différent aujourd'hui, "c'est la structure de notre économie et les pratiques de la Banque centrale". Donc, sans que l'on sache trop bien pourquoi ou comment, l'inflation est demeurée anormalement basse.

Cette dernière assertion (ils ignorent le pourquoi du comment) est en fait la seule qui ne soit pas mensongère !

http://labourseauquotidien.fr/la-confiance-des-menages-americains-au-zenith-attention-a-la-rechute/

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L'attention des médias s'est focalisée en ce début de semaine sur le bras de fer douanier Chine/Etats-Unis ou encore la rupture consommée des Etats-Unis avec le conseil des droits de l'Homme de l'ONU, qu'ils en oublient de nous relater ce que la crème de l'élite de nos banquiers centraux réunis à Sintra (Portugal) depuis lundi ont à nous dire. 48 heures après Mario Draghi, qui pointait du doigt des "incertitudes" sur la croissance, Jerome Powell enfile sa tenue de "colombe" et se veut rassurant sur l'inflation.

Le plein emploi sans inflation des salaires...

Même si les Etats-Unis affichent un taux de chômage inférieur à 4% - comme ce fut le cas entre février 1966 et janvier 1970, l'économie américaine ne va pas répéter la flambée de l'inflation du milieu des années 1970, "malgré le parallèle évident en terme de marché du travail puisque le voici redevenu aussi fort qu'il y a 50 ans". En fait, il n'y a effectivement aucun risque de voir les salaires flamber puisque le taux de chômage "réel" se situe bien au-delà de 10% : ce n'est pas le marché du travail qui est "fort", c'est le degré du mensonge statistique qui travestit la situation de dizaines de millions d'Américains sans emploi.

Disparition inexpliquée de l'inflation

Mais pour Jerome Powell, ce qui est différent aujourd'hui, "c'est la structure de notre économie et les pratiques de la Banque centrale". Donc, sans que l'on sache trop bien pourquoi ou comment, l'inflation est demeurée anormalement basse. Cette dernière assertion (ils ignorent le pourquoi du comment) est en fait la seule qui ne soit pas mensongère ! http://labourseauquotidien.fr/la-confiance-des-menages-americains-au-zenith-attention-a-la-rechute/

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Pour la 21st Century Fox, Disney met encore plus la main à la poche http://labourseauquotidien.fr/21st-century-fox-disney-met-encore-plus-main-poche/ http://labourseauquotidien.fr/21st-century-fox-disney-met-encore-plus-main-poche/#respond Wed, 20 Jun 2018 13:49:22 +0000 http://labourseauquotidien.fr/?p=69316 Picsou jouant sur un monticule de pièces

[caption id="attachment_69318" align="alignleft" width="278"]Picsou jouant sur un monticule de pièces Crédit : sfbaywalk[/caption]

Le suspense n'aura pas duré plus d'une semaine : Walt Disney a relevé de 10$ (+36%) sa propre offre sur Twenty-First Century Fox, de 28 à 38$ (ce qui valorise la cible à 71,3Mds$), soit 3$ de plus par titre que Comcast (qui offrait 65Mds$ en cash depuis le 13 juin).

Walt Disney et Comcast tentent d'élargir leur offre de contenus dans le cinéma, la télévision (et les bouquets de séries par abonnement) mais devront céder ultérieurement - quelque soit le vainqueur de la bataille d'enchères - des pans entier de l'empire de Rupert Murdoch (notamment le pôle presse) pour échapper au veto des autorités antitrust.

Euphorie sur les titres Disney et Fox

Alors que Walt Disney rajoute la bagatelle de 20Mds$ par rapport à son offre initiale du 14 décembre 2017 (52,4Mds$), l'action s'inscrit à la hausse de +1,5% et la cible Fox prend +5%... en attendant une surenchère à 75Mds$ de Comcast ?

Cette fièvre des fusions-acquisitions explique en grande partie l'impossibilité d'une correction majeure à Wall Street : ce genre de bataille boursière prouve que rien n'est assez cher !

http://labourseauquotidien.fr/david-netflix-walt-goliath-disney-au-tapis/

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Picsou jouant sur un monticule de pièces

[caption id="attachment_69318" align="alignleft" width="278"]Picsou jouant sur un monticule de pièces Crédit : sfbaywalk[/caption] Le suspense n'aura pas duré plus d'une semaine : Walt Disney a relevé de 10$ (+36%) sa propre offre sur Twenty-First Century Fox, de 28 à 38$ (ce qui valorise la cible à 71,3Mds$), soit 3$ de plus par titre que Comcast (qui offrait 65Mds$ en cash depuis le 13 juin). Walt Disney et Comcast tentent d'élargir leur offre de contenus dans le cinéma, la télévision (et les bouquets de séries par abonnement) mais devront céder ultérieurement - quelque soit le vainqueur de la bataille d'enchères - des pans entier de l'empire de Rupert Murdoch (notamment le pôle presse) pour échapper au veto des autorités antitrust.

Euphorie sur les titres Disney et Fox

Alors que Walt Disney rajoute la bagatelle de 20Mds$ par rapport à son offre initiale du 14 décembre 2017 (52,4Mds$), l'action s'inscrit à la hausse de +1,5% et la cible Fox prend +5%... en attendant une surenchère à 75Mds$ de Comcast ? Cette fièvre des fusions-acquisitions explique en grande partie l'impossibilité d'une correction majeure à Wall Street : ce genre de bataille boursière prouve que rien n'est assez cher ! http://labourseauquotidien.fr/david-netflix-walt-goliath-disney-au-tapis/

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Nexans, Iliad, Elior… Et si les entreprises cotées cessaient de formuler des objectifs chiffrés ? http://labourseauquotidien.fr/nexans-iliad-elior-et-si-les-entreprises-cotees-cessaient-de-formuler-des-objectifs-chiffres/ http://labourseauquotidien.fr/nexans-iliad-elior-et-si-les-entreprises-cotees-cessaient-de-formuler-des-objectifs-chiffres/#respond Wed, 20 Jun 2018 11:30:37 +0000 http://labourseauquotidien.fr/?p=69312

Nexans, Iliad, Elior actions bourseToute médaille a son revers et même étant une ancienne star des marchés, il se trouve que les entreprises qui déçoivent sont aujourd’hui particulièrement sanctionnées.

Dernier exemple en date : Nexans (FR0000044448-NEX), dont le titre a chuté d’un peu plus de 16% lundi à la suite d’un avertissement sur résultats. S’il est logique que les investisseurs se soient formalisés, je suis convaincu que le décrochage eut été moins marqué en des temps pas si lointains. Pour mémoire, le fabricant de câbles industriels vient de faire savoir qu’il tablait désormais sur une stabilité de ses ventes organiques au titre de l’exercice en cours, contre une hausse comprise entre 2 et 3% attendue originellement. L’Ebitda devrait pour sa part ressortir à 350 M€, loin des 411 M€ dégagés l’an passé.

Autre exemple, Iliad (FR0004035913-ILD). Le groupe a invoqué des retards dans la signature de contrats, mais il a aussi subi de plein fouet les foudres des investisseurs, lesquels avaient déjà « ratiboisé » le titre le 15 mai dernier. La maison-mère de Free s’était en effet effondrée de 19%, coupable d’avoir perdu des abonnés dans le segment du fixe au premier trimestre (19 000 résiliations), une première dans son histoire qui a semé le doute quant au maintien de la stratégie de baisse des prix que tous les opérateurs ont aujourd’hui adopté.

Le lendemain de la chute d’Iliad, c’était au tour d’Elior (FR0011950732-ELIOR) de dévisser de 14% après des comptes semestriels inférieurs aux anticipations des analystes et surtout un deuxième profit warning en l’espace de quelques mois (le premier, survenu en novembre, avait déjà entraîné une chute de 18% de l’action) qui a porté à la fois sur les ventes et sur la rentabilité.

iliad image
Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

Les investisseurs surréagissent

Ces trois cas parmi d’autres sont à mes yeux révélateurs de la propension actuelle des intervenants à surréagir aussi bien aux bonnes qu’aux mauvaises nouvelles et je suis prêt à parier que si d’aventure un géant du luxe comme LVMH ou Hermès devait faire état de chiffres sous les attentes, il en serait lui aussi quitte pour une baisse à deux chiffres. Parce que les exigences sont élevées – surtout dans le secteur du luxe, qui enregistre une croissance impressionnante –, et parce que des doutes commencent à poindre quant à la durabilité de la dynamique économique américaine et la solidité de la reprise dans l’eurozone.

Ces gadins me semblent attester d’un regain de nervosité dans un environnement global dont les investisseurs semblent (re-)découvrir qu’il n’est en réalité peut-être pas aussi enthousiasmant que ce qu’ils pouvaient imaginer. Ils démontrent aussi que les déceptions de court terme prévalent sur les stratégies au long cours, sachant par exemple que Nexans n’a pas, du moins à ce stade, remis en cause les prévisions à horizon 2022 inscrites dans son plan Paced for growth (« En marche pour la croissance »).

Bien gouverner n’est pas toujours prévoir

A mon sens, il convient aussi de se poser la question de la nécessité ou non d’établir des guidances. C’est « une stratégie à double tranchant et cela est particulièrement vrai lorsqu’elles sont trop précises », soulignait Eric Lewin dans ces colonnes en décembre dernier. « De même, quand vous évoluez dans un secteur ultra-concurrentiel, il est difficile de faire preuve de précision tant les lignes sont mouvantes et les parts de marchés jamais réellement acquises », ajoutait-il.

Je vous l’accorde, donner des indications au marché peut soutenir le titre et rassurer les actionnaires, mais plus dure est la chute si les objectifs ne sont pas atteints, quelles que soient les raisons de l’échec. Et dans de telles conditions de marché, avec une résurgence des incertitudes et une concurrence toujours plus âpre, je suis de ceux qui plaident pour des objectifs globalement moins précis.

C’est sans doute le prix à payer pour s’épargner des révisions à la baisse et ainsi éviter que des millions voire des milliards d’euros ne partent en fumée…

http://labourseauquotidien.fr/guerre-commerciale-wall-street-rit-les-indices-chinois-pleurent/

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Nexans, Iliad, Elior actions bourseToute médaille a son revers et même étant une ancienne star des marchés, il se trouve que les entreprises qui déçoivent sont aujourd’hui particulièrement sanctionnées. Dernier exemple en date : Nexans (FR0000044448-NEX), dont le titre a chuté d’un peu plus de 16% lundi à la suite d’un avertissement sur résultats. S’il est logique que les investisseurs se soient formalisés, je suis convaincu que le décrochage eut été moins marqué en des temps pas si lointains. Pour mémoire, le fabricant de câbles industriels vient de faire savoir qu’il tablait désormais sur une stabilité de ses ventes organiques au titre de l’exercice en cours, contre une hausse comprise entre 2 et 3% attendue originellement. L’Ebitda devrait pour sa part ressortir à 350 M€, loin des 411 M€ dégagés l’an passé. Autre exemple, Iliad (FR0004035913-ILD). Le groupe a invoqué des retards dans la signature de contrats, mais il a aussi subi de plein fouet les foudres des investisseurs, lesquels avaient déjà « ratiboisé » le titre le 15 mai dernier. La maison-mère de Free s’était en effet effondrée de 19%, coupable d’avoir perdu des abonnés dans le segment du fixe au premier trimestre (19 000 résiliations), une première dans son histoire qui a semé le doute quant au maintien de la stratégie de baisse des prix que tous les opérateurs ont aujourd’hui adopté. Le lendemain de la chute d’Iliad, c’était au tour d’Elior (FR0011950732-ELIOR) de dévisser de 14% après des comptes semestriels inférieurs aux anticipations des analystes et surtout un deuxième profit warning en l’espace de quelques mois (le premier, survenu en novembre, avait déjà entraîné une chute de 18% de l’action) qui a porté à la fois sur les ventes et sur la rentabilité.

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Les investisseurs surréagissent

Ces trois cas parmi d’autres sont à mes yeux révélateurs de la propension actuelle des intervenants à surréagir aussi bien aux bonnes qu’aux mauvaises nouvelles et je suis prêt à parier que si d’aventure un géant du luxe comme LVMH ou Hermès devait faire état de chiffres sous les attentes, il en serait lui aussi quitte pour une baisse à deux chiffres. Parce que les exigences sont élevées – surtout dans le secteur du luxe, qui enregistre une croissance impressionnante –, et parce que des doutes commencent à poindre quant à la durabilité de la dynamique économique américaine et la solidité de la reprise dans l’eurozone. Ces gadins me semblent attester d’un regain de nervosité dans un environnement global dont les investisseurs semblent (re-)découvrir qu’il n’est en réalité peut-être pas aussi enthousiasmant que ce qu’ils pouvaient imaginer. Ils démontrent aussi que les déceptions de court terme prévalent sur les stratégies au long cours, sachant par exemple que Nexans n’a pas, du moins à ce stade, remis en cause les prévisions à horizon 2022 inscrites dans son plan Paced for growth (« En marche pour la croissance »).

Bien gouverner n’est pas toujours prévoir

A mon sens, il convient aussi de se poser la question de la nécessité ou non d’établir des guidances. C’est « une stratégie à double tranchant et cela est particulièrement vrai lorsqu’elles sont trop précises », soulignait Eric Lewin dans ces colonnes en décembre dernier. « De même, quand vous évoluez dans un secteur ultra-concurrentiel, il est difficile de faire preuve de précision tant les lignes sont mouvantes et les parts de marchés jamais réellement acquises », ajoutait-il. Je vous l’accorde, donner des indications au marché peut soutenir le titre et rassurer les actionnaires, mais plus dure est la chute si les objectifs ne sont pas atteints, quelles que soient les raisons de l’échec. Et dans de telles conditions de marché, avec une résurgence des incertitudes et une concurrence toujours plus âpre, je suis de ceux qui plaident pour des objectifs globalement moins précis. C’est sans doute le prix à payer pour s’épargner des révisions à la baisse et ainsi éviter que des millions voire des milliards d’euros ne partent en fumée… http://labourseauquotidien.fr/guerre-commerciale-wall-street-rit-les-indices-chinois-pleurent/

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