Le directeur de la Fed de NYC déclare qu’une hausse des taux serait trop brutale

Rédigé le 5 octobre 2015 par | Toutes les analyses Imprimer

À l’occasion d’une conférence de presse qui vient de s’achever à la Fed de Boston, William Dudley, le très puissant patron de la « Federal Reserve Bank » de New York concède que la FED ne possède pas les instruments susceptible de corriger efficacement le déséquilibres financiers et notamment la formation des bulles d’actifs.

De ce point de vue, la hausse des taux d’intérêt lui apparaît être un outil trop brutal et qui débouche sur des effets collatéraux négatifs en termes de niveaux d’emploi et de croissance.

Mais rassurez-vous, Mr Dudley appartient au clan des « colombes » et c’est un fervent supporter de Janet Yellen : il affirme qu’il ne voit pas de menace imminente en terme de bulles dans le secteur financier et que la politique monétaire menée depuis 7 ans a rendu le système financier plus résilient aux chocs.

Enfin, on peut continuer à le croire… tant qu’il n’y a pas de « choc ».

Pour sa part, Ben Bernanke, a déclaré ce lundi que l’économie américaine n’est probablement pas prête à supporter une hausse de taux de +1% en 2016.

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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