Faut-il jouer LAFUMA ?

Rédigé le 18 mars 2013 par | Biotechs et Medtechs, Mid et Small Caps Imprimer

Le 31 janvier dernier, j’écrivais dans l’une de mes news: « Ne touchez pas à Lafuma« . Mes raisons étaient simples : un chiffre d’affaires en baisse de 15,7% au titre du premier trimestre et une rentabilité qui devait manifestement s’inscrire dans la même veine. D’ailleurs, peu de temps avant cette annonce, mi-janvier, nous apprenions que la famille fondatrice de Lafuma (FR0000035263), la famille Joffard, avait cédé ses parts (15,2% du capital) au groupe de lingerie suisse Calida pour un prix resté secret. Dans l’intervalle, une augmentation de capital extrêmement dilutive, accroissant de 50% le nombre d’actions, avait été annoncée. Là encore pas de prix dévoilé.

Un newsflow médiocre, un manque de communication bien étrange pour une société cotée, vous en conviendrez tout autant que moi, le dossier n’est pas des plus engageants. Cela d’autant que l’horizon va en s’assombrissant et il devient de plus en plus difficile de débusquer une quelconque lueur d’espoir…

• Rien ne va plus pour LAFUMA

Tenez, pas plus tard que la semaine dernière, notre spécialiste français des vêtements et articles de loisirs a émis un profit warning. La raison ? Une chute importante de son activité qui pèsera à coup sûr sur les résultats de l’exercice 2012-2013. Du coup, LAFUMA a décidé de reporter sa fameuse levée de fonds afin de réorganiser l’intégralité de sa structure de financement.

Cette augmentation de capital, qui devait notamment permettre au groupe de se désendetter, est donc mise en suspens. Mais LAFUMA n’y renonce pas pour autant. Bien au contraire, le montant de l’AK sera même relevé à 60 millions d’euros – c’est 4 fois plus que les 15 millions initialement fixés le 15 janvier dernier ! C’est en tout cas ce que proposera le groupe à ses actionnaires lors de l’assemblée générale du 20 mars prochain. Inutile de vous dire que cette opération sera ultra-dilutive…

Mais ce n’est pas tout. Les résultats sont et seront de bien mauvaise facture. Jugez plutôt : 2011-2012 s’est terminée sur une perte nette de 15,2 millions d’euros. Comme je l’évoquais plus haut, le groupe anticipe des résultats très dégradés sur l’exercice 2012-2013 et le retour à la rentabilité n’est pas évoqué. Selon toute vraisemblance, l’exercice en cours pourrait bien essuyer des pertes d’au moins 5 à 10 millions d’euros – excusez-moi pour cette fourchette mais les estimations varient beaucoup d’un professionnel à l’autre… La Bourse a logiquement sanctionné l’action, en chute de plus de 10% sur la semaine mais dont la capitalisation reste encore de 58,6 millions d’euros.

Quel retournement de tendance pour une société qui devait être rachetée par des Coréens l’an dernier ! Rappelez-vous, à la mi-septembre, LAFUMA évoquait des discussions avec le coréen E-Land pour une cession du groupe. Prix évoqué : 35 euros par action. A cette annonce, le titre avait bondi passant de 16 à 23 euros en une séance. Puis, deux mois plus tard, c’était l’échec avéré des négociations. De fait, l’action commençait alors une baisse, passant de plus de 25 euros à 16,80 euros aujourd’hui…

• Alors que faut-il faire dans ce genre de dossiers ?

D’abord je n’aime pas quand des cessions non abouties arrivent sur la place publique. Je pense qu’il faut annoncer une telle opération si, et seulement si, cette dernière est véritablement entérinée. Il est très dangereux de distiller des rumeurs si finalement il ne se passe rien. Rappelez-vous les déclarations de Hi Media (FR0000075988), parlant d’une cession de son pôle micro-paiement puis les déclarations inverses quelques mois plus tard par manque d’acheteurs. Il me paraît évident que cette stratégie de communication n’est pas la bonne…

Compte tenu de la teneur de la levée de fonds – très dilutive et très pénalisante pour les actionnaires – et des très mauvais résultats du groupe, je ne suis toujours pas favorable à rentrer sur ce genre de dossiers. Cela d’autant, qu’au regard de la situation que nous venons d’évoquer le nouvel actionnaire a vraiment du pain sur la planche. Le groupe suisse Calida, maison-mère de la célèbre marque Aubade, se doit notamment de redresser la marque de surf Oxbow en diminuant ses effectifs tout en renouvelant ses produits. Il faudra également sans doute positionner différemment la marque Lafuma, jugée trop généraliste. Bref, il y a beaucoup de choses à faire. D’autant que la crédibilité boursière du titre a sérieusement été mise à mal ces derniers mois. Il y a vraiment urgence.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

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