Faut-il apporter ses titres à l’OPA de CSLI sur Systran ?

Rédigé le 7 janvier 2014 par | IPO, OPA, opérations financières, Mid et Small Caps Imprimer

Aujourd’hui je vous propose de revenir sur la dernière opération financière de l’année 2013 : le rachat de Systran (FR0004109197), société française spécialisée dans les logiciels de traduction, par le groupe coréen CSLI.

Première chose à savoir, l’opération est amicale. De fait, les principaux actionnaires de Systran – essentiellement les dirigeants – ont accepté de céder leur participation (35,79% du capital) au prix de 5 euros par action, soit une prime énorme par rapport au dernier cours coté. D’ailleurs, dès la reprise des cotations, le 2 janvier dernier, le titre s’est apprécié de 193% ! Oui, cher lecteur, 193%. Néanmoins, même à 5 euros, la valorisation de Systran reste inférieure à 40 millions d’euros… Pas de quoi effrayer un groupe asiatique en termes de capitalisation donc.

Bien entendu, cette opération reste soumise au contrôle de l’AMF avec sans doute un projet d’OPA au cours du premier semestre. Cela sent donc la fin de cotations pour ce groupe qui n’a cessé de défrayer la chronique depuis une bonne dizaine d’années.

• Un litige avec la Commission européenne

En effet, un litige concernant un logiciel de traduction automatique opposait Systran à la Commission européenne. En 2010, le tribunal de l’Union européenne avait condamné la Commission à verser 12 millions d’euros au groupe dont elle avait violé les droits d’auteurs… Puis, en avril 2013, la Cour de justice avait annulé cet arrêt, déboutant donc l’éditeur français.

L’histoire remonte à la période 1997-2002… A l’époque, la société française avait adapté sa solution aux besoins de l’exécutif européen en lui fournissant EC-Systran Unix, un logiciel de traduction automatique dédié. La Commission avait ensuite lancé un appel d’offres pour la maintenance et le renforcement linguistique du système, provoquant une réaction très vive des dirigeants de Systran, invoquant des travaux envisagés violant ses droits de propriété intellectuelle.

J’ai souvent rencontré au cours des 10 dernières années Dimitris Sabatakakis, le P-DG du groupe, et nos discussions tournaient à 95% autour de ce litige et pas du tout sur les produits du groupe.

• Alors que faut-il faire ?

Mais, au-delà de cela, Systran est un groupe pesant environ 10 millions d’euros de chiffre d’affaires. Sa situation financière est saine et, au cours des deux dernières années, sa rentabilité nette s’est établie autour des 7%. Et, il me semble que l’opération coréenne va donner un nouvel élan au groupe, encore trop présent entre l’Amérique du Nord et l’Europe. Sans doute, le marché asiatique va maintenant s’ouvrir davantage…

Ceux qui ont des titres doivent attendre l’ouverture de l’offre ou essayer de vendre sur des niveaux proches des 5 euros. L’action évolue entre 4,70 euros et 4,85 euros depuis sa reprise de cotations début janvier et il me semble que l’offre coréenne est quand même assez généreuse car elle valorise l’éditeur de logiciels sur une base d’environ 4 fois son chiffre d’affaires annuel. Cela m’étonnerait franchement qu’il y ait une contre-offre sur le groupe français.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

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