Faites ce que je dis, pas ce que je fais : le mauvais exemple de M. Hardouvelis

Rédigé le 9 mars 2015 par | Matières Premières, Toutes les analyses Imprimer

Avec la perspective d’une victoire de Syriza début février, de très nombreux Grecs ont oublié d’envoyer leur chèque aux impôts : les recettes fiscales auraient chuté de 17% en janvier. 

Il faut dire que le plan d’assainissement des finances du précédent gouvernement grec reposait sur un matraquage des contribuables de la classe moyenne, vue l’impossibilité de faire payer les évadés fiscaux (dont l’ex-ministre des Finances, Gikas Hardouvelis, qui avoue avoir dissimulé 450.000 € à l’étranger).

Si l’ex-Ministre des Finances du gouvernement Samaras ne paye pas ses impôts, pourquoi le peuple les paierait-il ? C’est la question que se pose la presse locale et les électeurs de l’extrême droite à l’extrême gauche !

Sur les milliards d’impôts programmés depuis 2011/2012 pour plaire à la Troïka, une étude révèle que 20% ou 25% tout au plus seraient « collectables ». La Grèce va manquer de liquidités pour faire face à son échéancier de remboursement des aides de l’UE et du FMI, à moins de pouvoir émettre dans l’urgence de la dette court terme au-delà des quotas autorisés, ce que la BCE et Bruxelles refusent.

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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