Faire des profits sur des titres en baisse, c’est facile

Rédigé le 16 janvier 2008 par | Apprendre la Bourse Imprimer

Nous avons cassé d’importants supports et nous entrons peut-être dans une phase de baisse qui sera plus ou moins lente et douloureuse.

Ce qui vous intéressera à présent, c’est : comment continuer à faire des gains dans un tel marché. Vous le savez, l’analyse technique permet évidemment de détecter des points et objectifs dans des marchés haussiers, et baissiers.

◊ Jouez la baisse de certains titres ! Pour ma part, je continuer de jouer des signaux techniques dans mon service de swing trading, mais cette fois principalement à la baisse, et je dois dire que ca marche plutôt bien.

Ainsi, le 8 janvier je m’intéressais à Alstom : il fallait vendre la valeur. Voici l’analyse que je donnais à mes abonnés car j’anticipais une chute du titre.

« Sur le plan de la configuration graphique, Alstom se trouve à proximité d’une résistance majeure à 131,50€ correspondant à un ancien support du 20 novembre 2007 et proche d’un retracement de 23,6% de la baisse enregistrée entre le 31 octobre 2007 et le 7 janvier 2008.

Les indicateurs mathématiques confortent mon opinion baissière sur le titre, à l’image du RSI 21 jours qui a cassé hier son support horizontal proche de 37 et qui effectue maintenant un pull back dessus.

Je vends donc la valeur à découvert à proximité des 131,50€ et vise un retour à 120€, correspondant au bottom du 7 janvier.

Je place mon stop-loss au niveau des 135,50€, zone de résistance horizontale majeure correspondant à un ancien support du 13 novembre dernier. Ce niveau correspond par ailleurs à un retracement de 50% de la baisse enregistrée entre le 2 et le 7 janvier 2008. Une cassure à la hausse de ce niveau invaliderait mon scénario baissier sur le titre.  »

Bien m’en a pris ! Deux jours plus tard, ma cible à 121,8 € était atteinte, et nous sortions sur un gain de 7,38% en deux jours.

Je ne vous montre pas cet exemple pour me vanter, mais pour que vous compreniez que même dans un marché baissier, il y a des opportunités de gain. Et ces opportunités sont détectées par l’analyse technique. Encore faut-il avoir l’habitude et l’expérience pour savoir les détecter mais une fois les objectifs et les points déterminés, vous n’avez qu’à passer votre ordre chez votre broker.

Donc ne paniquez pas dans les marchés actuels : que vous soyez agressif ou prudent, vous pourrez jouer la baisse.

◊ Tête-épaule : kezako ?

J’en profite pour faire un petit point sur les termes que les analystes techniques utilisent  souvent dans leurs analyses. Je vous ferai régulièrement un petit point pédagogique de la sorte afin que ceux qui nous rejoignent y voient clair… et que les plus aguerris n’oublient pas les bases !

Gap : trou de cotation dans un graphique boursier. Cela arrive quand il y a un défaut de contrepartie : le cours enregistre alors un écart significatif.

MM 50 et MM100 : moyennes mobiles à 50 et à 100 jours. Indicateur mathématique qui correspond à la moyenne des prix sur un intervalle de temps convenu. Elle est dite « mobile  » parce qu’on recommence le calcul à chaque nouvelle journée d’exercice étudiée pour la période déterminée. Cette moyenne traduit les expectatives des intervenants pour l’intervalle convenu er son évolution permet de mesurer les accélérations relatives d’une tendance.

Tête-épaules : figure de retournement baissière qui prend l’aspect de deux sommes qui ont presque la même amplitude (les épaules) encadrant un sommet plus élevé (la tête).

Idéalement, la ligne de cou (base des sommets) est légèrement inclinée à la hausse. La figure est confirmée lorsque le cours franchit cette ligne à la baisse et s’accompagne parfois d’un pullback qui revient la tester. Le potentiel est égal à la distance entre la ligne de cou et la tête.

La tête-épaules survient après une longue période de hausse. Ici, l’anticipation des précurseurs, qui estiment que la hausse atteint son apogée, se heurte à une forte conviction des acheteurs confortés par la durée de la période haussière. Le retournement est donc plus étendu. Il se déroule en trois affrontements successifs, durant lesquels les acheteurs parviennent provisoirement à pousser le prix un peu plus haut (la tête).

Mais à mesure que la figure se forme, les mouvements s’accélèrent et l’étude des volumes annonce bien le retournement de tendance : sur l’épaule gauche, ils sont plus forts à la hausse qu’à la baisse ; sur la tête et l’épaule droite, ils sont plus forts à la baisse qu’à la hausse, avec une amplitude croissante. Par ailleurs, le sommet de l’épaule droite reste généralement un peu en-dessous du sommet de la gauche.

Quand la ligne de cou est franchie à la baisse, tous les acheteurs récents voient battus leurs meilleurs prix à l’achat et sont tentés de vendre à perte. Après un ultime sursaut haussier (le pullback) dont l’échec décide les derniers hésitants, la tendance devient baissière.

Le mécanisme est symétrique dans le cas d’un renversement haussier (tête-épaules inversée). Dans ce cas, la pression s’exerce sur les vendeurs à découvert.

Vous voilà maintenant avec quelques armes supplémentaires pour faire face à la baisse que nous vivons… et qui va sans doute se poursuivre.

N’oubliez pas l’arme n°1 du trader : son sang-froid… et l’arme n°2 : faire confiance à sa méthode !

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Sebastien Duhamel
Sebastien Duhamel

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