La fondation Zuckerberg va défiscaliser un « Max »

Rédigé le 2 décembre 2015 par | Big caps, Toutes les analyses Imprimer

L’information soulève une gigantesque vague de sympathie à l’égard du couple formé par Mark Zuckerberg et Pricilla Chan (qui vient de mettre au monde la petite Maxima… »Max » pour les intimes) : le patron de Facebook (US30303M1027 FB) annonce qu’il va léguer à terme jusqu’à 99% de sa fortune (sous forme d’action Facebook d’une valeur d’environ 45 Mds$) à une fondation ayant pour vocation de « développer le potentiel humain et l’égalité ».

Le voici qui s’engage, à 31 ans, sur les traces de Bill et Melinda Gates, ou de Warren Buffett qui ont lancé leurs propres fondations (à respectivement 45 et 76 ans) destinée à mettre leurs fortunes au service de projets philanthropiques.

Ah la philanthropie… quel merveilleux élan de générosité !

Ou alors, quel magnifique exemple d’optimisation fiscale car en vertu de l’article 501C, les trusts charitables (fondations soi disant à but non lucratif) bénéficient de l’exemption de l’impôt sur les revenus fonciers, dividendes d’actions et coupons obligataires, droits d’auteur, produits de brevets, etc., à condition de distribuer au minimum 5% de ces ressources à des œuvres caritatives ou servant des buts comme l’éducation, la sécurité publique, la recherche… mais aussi les associations religieuses, ou des églises.

Prenez par exemple l’imposition des plus-values boursière et des dividendes d’actions : le FISC en prélève 15% (ce qui vaut toujours mieux que les 35% d’income tax sur un salaire de la upper middle class).

Si les actions sont intégrées dans l’enveloppe fiscale d’une fondation, le taux de prélèvements et taxes sur les dividendes tombe grosso modo à 4%… et il est même possible en utilisant toutes les ficelles de faire tomber ce montant à 2%.

Sans oublier qu’une fondation peut employer et rémunérer les membres de la famille donatrice durant plusieurs générations, un de ses membres pouvant en assurer la présidence, avec tous les avantages en terme d’influence sur la société que cela comporte (la seule restriction étant de ne pas participer à un soutien direct à des partis politiques).

Mots clé : -

Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

Laissez un commentaire