EURUSD : le plan se déroule comme prévu

Rédigé le 28 septembre 2011 par | Matières Premières Imprimer

Prochaine étape 1,2960

A l’heure où j’écris ces lignes, le CAC 40 bondit de près de 4% et l’euro repasse au-dessus des 1,35. A quoi doit-on ce souffle d’optimisme en zone euro ?

A une grande nouvelle. Il y a peut-être une rumeur qui ferait penser que nous sommes à l’aube d’une potentielle réflexion sur l’éventuelle création d’un fonds via la banque d’investissement européenne.

Oui, vous l’avez compris, les marchés avaient un grand besoin de trouver une branche à laquelle se raccrocher.

Soigner la dette par la dette !
Malheureusement, une nouvelle fois, on vient nous expliquer que l’on va enrayer la crise de la dette en émettant des obligations (donc en créant de la dette ailleurs) pour racheter de la dette.

Aucune décision durable n’est en passe d’être prise, et même Barack Obama a invité les dirigeants européens à accélérer le mouvement.

La réponse d’Ewald Nowotny, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, ne s’est pas fait attendre. « La capacité du Fonds européen sera probablement augmenté mais pas autant que certains l’attendent. »

Retour à la case « sortie de crise »
Nowotny a également évoqué une possible baisse des taux directeurs. Ces mêmes taux qui ont été augmentés en… juillet 2011, il y a peine trois mois ! Cela illustre tout simplement le court-termisme et la stérilité des décisions prises par nos élites. La BCE y compris.

Il vous faut donc prendre du recul et comprendre les fondamentaux des marchés. Pour résumer ma pensée, voici ce que j’écrivais vendredi dans mon débriefing hebdomadaire aux abonnés FxProfitTrader :

« sans risque, il n’y a pas de rendement. Et inversement.

Alors quand on essaie de modifier la structure naturelle des choses en donnant l’illusion que la Grèce ne fera pas défaut et qu’elle pourra rembourser ses dettes (tout cela en empruntant toujours plus), le retour de balancier sera proportionnel au déséquilibre créé :

    • un créancier prend des risques quand il prête de l’argent ;
    • sa rémunération est liée au risque pris ;
    • sa responsabilité est engagée en cas de défaut.

Ce sont les trois piliers de l’économie de marché, et rien ne pourra changer les choses, même par décret. »

Ceux qui ont prêté de l’argent à des pays insolvables doivent accepter leurs pertes plutôt que d’essayer de changer les règles du jeu au fur et à mesure que la situation s’aggrave.

L’impact sur la monnaie unique ? Regardez …

L’euro a encore du potentiel à la baisse
Le 8 septembre, je vous avais déjà permis de profiter du signal de cassure à 1,3960 pour viser 1,3430. Ensuite dans mon article du 22 septembre, j’évoquais le rôle clé de la zone à 1,34.

Et voilà que ce plan se déroulant parfaitement, nous avons un beau petit rebond depuis cette zone.

Quelle perspective ? Limitée à mon avis.

Graphique : EURUSD
Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

Il faut, à court-terme, surveiller la zone à 1,3590, qui ouvrirait la voie vers un rebond plus marqué à 1,3780. Toutefois, le biais reste baissier et je privilégie le retour sur 1,34 puis 1,2960 à moyen-terme.

NB : pour suivre les conseils de Jérôme sur le Forex, rejoignez son service…

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Jérôme Reviller
Jérôme Reviller

Passionné de finance et autodidacte, Jérôme Revillier dirige aujourd’hui une société de gestion spécialisée sur le marché des changes. Il collabore avec des investisseurs particuliers avertis, des institutionnels ou encore des hedge funds cherchant de la performance absolue.

Vous pouvez croiser Jérôme sur des salons comme Actionaria, le salon du Trading ou le salon de l’Analyse Technique – il parcourt aussi la France, la Suisse et la Belgique pour rencontrer les investisseurs et leur faire partager son approche bien particulière des marchés.

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