EuroStoxx 50 : retour à la case départ

Rédigé le 13 avril 2012 par | Autres indices Imprimer

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Les Etats-Unis viennent de publier un déficit budgétaire record de 171Mds$ au mois de mars, ce qui correspond très exactement au montant des créances douteuses avouées par les banques espagnoles… Mais vu de Wall Street, c’est l’Europe qui a un problème avec la dette.

Sauf que même s’il fallait doubler ou tripler les prévisions sur les crédits hypothécaires ibériques (ce qui règlerait enfin la question des pertes cachées), nous serions encore très loin d’approcher le cumul des déficits US depuis le début de l’année, car n’oubliez pas qu’il faut leur rajouter 50Mds$ de déficit commercial chaque mois… Mais vu de Wall Street, c’est encore l’Europe qui a un problème avec la dette.

Il est incontestable que ça chauffe depuis la dernière décade de mars pour les émissions obligataires des PIGS. Les rendements se sont retendus (envolés) de 70 points de base pour les taux longs italiens et de 110 points de base pour les taux longs espagnols. L’Espagne se targue d’avoir déjà assuré le refinancement de la moitié de sa dette en l’espace de trois mois mais c’est de la poudre aux yeux car, dans 6 mois, tout sera à refaire vu la moyenne des maturités des dernières émissions (bien inférieures à 1 an). L’Italie est au contraire en retard sur son programme parce qu’elle privilégie les maturités plus longues (5 à 10 ans)… et l’émission de bons à 3 ans d’hier, jeudi, fut un échec cuisant puisque le taux moyen est ressorti à 3,89% contre 2,76% un mois auparavant (mi-mars). Autrement dit, la BCE ne va pas tarder à reprendre ses bonnes habitudes et racheter les dettes souveraines des PIGS qui ne trouvent pas preneur sur le marché.

En fait, lorsque l’on étudie de près les comptes de la BCE depuis une quinzaine de jours, force est de constater qu’elle a déjà commencé. Pas de façon ouverte et délibérée mais tout simplement… parce que certaines sommes ne lui ont pas été remboursées et qu’elle s’abstient de les réclamer. Elle n’a toujours pas revus les 16Mds€ de la semaine dernière et les 11Mds€ de la semaine précédente. Or, lorsqu’une banque commence à maintenir un voile pudique sur la santé de ses débiteurs pour ne pas paniquer la communauté financière, c’est qu’il y a effectivement un problème.

Avec la Fed, ce genre de dissimulation n’existait pas (notez l’emploi de l’imparfait) : elle monétisait ouvertement et tout le monde applaudissait… jusqu’à ce que la Chine dégaine un carton rouge, ce qui vient de se produire fin mars. Et là, c’est l’Amérique qui a un problème !

Mais pas de soucis, il existe une solution bien connue et à l’efficacité éprouvée : détourner l’attention des créanciers des Etats-Unis en semant la panique sur les marchés obligataires européens, laquelle ne tardera pas à contaminer les indices boursiers comme nous l’observons depuis le 20 mars dernier.

Le résultat, c’est ce retour à la case départ pour l’EuroStoxx 50 vers les 2 315 points. L’indice n’est qu’une moyenne des grosses capitalisations européennes ; perdre 10% en trois semaines après avoir flambé de +20% en trois mois n’est pas en soi très inquiétant – les « permabulls » évoqueront une consolidation salutaire, et donc une opportunité d’achat. Mais le problème, c’est que cette moyenne occulte des disparités abyssales qui viennent de se radicaliser ces dernières 48 heures.

Francfort affiche désormais +13% depuis le 1er janvier quand Madrid en perd 13% de son côté. Cette situation très symbolique s’est matérialisée vers 11h15 hier alors que le DAX 30 grappillait 0,2% tandis que l’IBEX 35 s’effondrait de -2%, dans le sillage des valeurs bancaires. Jamais un tel écart de performance ne s’était matérialisé en l’espace de trois mois parmi les places européennes ! Même Athènes n’a jamais fait pire… au pire de la crise de l’été 2011.

Alors, ce genre de disparités trahit à notre avis un malaise bien plus profond qu’une perte temporaire de confiance dans la tendance haussière (correction classique d’un excès de confiance entretenu par des flux de liquidité surabondants). L’EuroStoxx 50 est entraîné par le fond par l’Espagne (et l’IBEX) et le palier des 2 316 points, qui correspond au score final du 30 décembre 2011, pourrait ne pas résister longtemps aux coups de boutoir des vendeurs devenus particulièrement agressifs en ce qui concerne les banques ibériques et portugaises.

L’EuroStoxx 50 a validé la formation d’une tête/épaules sous les 2 610/2 550 points lors de l’enfoncement des 2 445 points, la « ligne de cou » devenant un seuil de rupture.

Graphique: ESTX50
Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

L’indice n’a pas tardé à enfoncer les 2 400 points (MM100) pour combler le gap des 2 365 points du 16 janvier… mais cela n’a pas suffi puisque la correction s’est poursuivie jusqu’à l’effacement total des derniers gains de l’année 2012. Le prochain objectif se situe au niveau du palier des 2 300 points. En cas d’enfoncement de ce niveau, l’EuroStoxx 50 pourrait rejoindre assez rapidement le plancher du 16 décembre : 2 202 points.

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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