Esso, un bon pari pour jouer la consolidation du secteur

Rédigé le 3 février 2016 par | Actions, Big caps, Matières Premières, Pétrole Imprimer

Hier, ExxonMobil (XOM-Nyse) a publié ses comptes trimestriels.

Comme on pouvait s’y attendre vu le contexte pétrolier, ils sont ressortis en forte baisse en période comparée. Le chiffre d’affaires du T4 2015 affiche une baisse de 31% à 59,8 Mds$ et les bénéfices ont fondu de 58%, à 2,78 Mds$. Pour autant, ces chiffres s’avèrent globalement assez bons par rapport au consensus. En effet, le BPA de 0,67 $ dépasse le consensus moyen qui visait 0,63 $, et même les ventes trimestrielles ont agréablement surpris puisque les analystes tablaient plus sur un CA tournant autour des 51/52 Mds$.

Ce qui m’importe surtout, c’est que la première compagnie pétrolière mondiale (en termes de capitalisation boursière) a indiqué vouloir réduire ses investissements de 25%. Et cela nous intéresse en réalité par rapport à sa filiale française, Esso (FR0000120669). Peut-être le savez-vous, mais le raffineur français est détenu à plus de 80% par ExxonMobil.

Or, même si le géant américain réduit ses investissements, je ne peux m’empêcher de penser qu’une prise de contrôle totale du Français ne serait pas inintéressante. Car, même si la contribution d’Esso aux résultats d’Exxon reste peu conséquente, je trouve que cela aurait une certaine logique. Surtout si les prix du pétrole devaient rester durablement bas… Je sais qu’Eric Lewin avait la même analyse dans Mes Valeurs de Croissance lorsqu’il avait recommandé le groupe. Il n’a pourtant pas attendu l’opération : il a verrouillé ses 23% de gain en vendant le titre avant que les cours du pétrole ne plongent.

Pourquoi Esso serait un bon pari

Etant un raffineur, lorsque le prix du pétrole chute, les marges dans le segment du raffinage augmentent. Cela se traduit d’ailleurs parfaitement dans les comptes d’Esso : après avoir supprimé son dividende, le groupe a amorcé en 2014 une cure d’amaigrissement pour s’adapter à l’environnement changeant. Optimisation des coûts, cessions du réseau de stations-services l’année dernière, bref la rentabilité se redresse avec des marges qui s’améliorent.

Et cela n’a d’ailleurs pas échappé à plusieurs intermédiaires financiers comme le courtier Tradition qui avait intégré la valeur dans sa Focus-List le mois dernier.

Graphiquement, tout en gardant un œil sur l’évolution de l’or noir, on va surveiller le comportement des cours à l’approche des 40 €. En effet, avec une figure de consolidation en biseau descendant (visible en noir sur le graphique), toute sortie haussière pourrait être assez impulsive…

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Voilà le genre de trade que je pourrais intégrer dans mes recommandations pour BAQ-PRO, que je vais lancer lundi prochain. J’espère que vous serez nombreux à me suivre !

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Mathieu Lebrun
Mathieu Lebrun
Rédacteur en Chef d'Agora Trading

Mathieu Lebrun est analyste financier. Il commence sa carrière chez Fortis Banque pour intégrer la table de négociations sur devises au sein de la salle des marchés du groupe Natexis Banques Populaires. En 2004, il intègre un cabinet de conseil sur produits dérivés en tant qu’analyste technique et obtient son diplôme d’Analyste Technique délivré par la STA (Society of Technical Analysis).

Depuis près de 10 ans, il s’est forgé une solide expérience sur les marchés financiers. En juin 2013, il décide de créer un service de trading simple et efficace : Agora Trading. Pour ses abonnés, il combine à merveille sa lecture des différentes classes d’actifs et leur corrélation pour en tirer le meilleur. Vous pouvez ainsi vous positionner en toute simplicité, en exploitant des outils de trading ultra-efficaces, les certificats Turbos.

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