Les ESN sur le chemin de la concentration

Rédigé le 2 mai 2013 par | Big caps Imprimer

Conférence

Depuis quelques temps déjà, je trouvais le secteur des ESN (ex-SSII) complètement léthargique. Comme je le répétais inlassablement sur BFM Business : « le secteur compte actuellement trop d’acteurs cotés, il doit nécessairement se concentrer ».D’ailleurs je me rappelle d’un dîner avec un grand patron de presse qui me surnommait « Monsieur Fusion SSII »… Bref, je prêchais dans le vide.

Mais ça c’était avant que, coup sur coup, deux opérations viennent me donner en partie raison. D’abord, le groupe indien TATA a jeté son dévolu sur le français ALTI (FR0000074296), qui était suspendu de cotation depuis sa sortie de la cote il y a de ça cinq ans.

Ensuite la société OSIATIS (FR0004044337), dirigée par le sémillant Jean-Maurice Fritsch, a tout récemment été rachetée par le Belge ECONOCOM. Gageons que cette opération a permis aux actionnaires du groupe français de réaliser une excellente affaire…

Je ne vais pas revenir sur les multiples proposés sur ces deux opérations — ils se situent entre 0,55 et 0,60 fois le chiffre d’affaires. Je ne vais pas non plus vous faire un inventaire à la Prévert vous indiquant que le titre de tel ou tel groupe est clairement sous-valorisé… Non.

Aujourd’hui j’ai plutôt envie de partager avec vous l’issue de deux discussions que j’ai eues en fin de semaine dernière. Elle réside en un seul et même constat : en matière d’ESN, l’Inde cherche à faire son marché en Europe et ciblerait plus particulièrement la France.

L’Inde à l’assaut de la France
C’est d’abord ce qui est ressorti de mon dernier déjeuner avec Guy Mamou-Mani, président du SYNTEC NUMERIQUE et dirigeant de GROUPE OPEN (FR0004050300). Au cours de notre discussion, il m’a parlé de son récent voyage en Inde. Selon ses impressions, les entreprises indiennes chercheraient des cibles en Europe et surtout en France où le marché, bien qu’atone, reste intéressant.

« La plupart des informations dont je dispose ne peuvent pas être diffusées dans les médias. Pourtant, certaines pourraient vous permettre de réaliser des plus-values de 25%… 34,5%… 60%… et bien d’autres »

Découvrez tout ce qu’Eric Lewin ne révélera pas en direct à la radio… et accédez à tout un secteur d’opportunités de gain : les explications sont par ici…

 

Il faut dire que, pour les entreprises indiennes, il est très difficile de construire un réseau à partir de zéro. De fait, elles préfèrent employer les grands moyens et agir par croissance externe — quitte à surpayer leurs cibles ou, tout du moins, les payer sur une valorisation plus en adéquation avec les multiples du secteur. La quête rapide de parts de marché passe par cette stratégie.

Le même jour, l’une de mes relations qui préfère rester anonyme, directeur financier d’une SSII cotée, m’a fait part de son rendez-vous du jour avec un banquier d’affaires. Le message de ce banquier était le suivant : « les entreprises indiennes vont débarquer dans l’Hexagone, elles recherchent d’ores et déjà des cibles et ne regardent pas trop les prix »…

2013 : année numérique ?
Rencontrer deux personnes à deux endroits différents et recevoir un même message, voilà qui est intéressant. Ne trouvez-vous pas ? Cependant, je préfère tout de même vous préciser qu’il ne s’agit encore que de simples suppositions, fruit de discussions et d’un sentiment partagé. Pour l’heure tout reste encore abstrait. Il n’y a pas eu de grandes révélations ni de noms cités… Je n’ai donc pas de scoop à partager avec vous pour le moment.

Toutefois, en discutant avec les uns et autres, je reste convaincu que 2013 sera l’année de la concentration du secteur numérique. Attention, je ne parle pas d’OPA hostiles mais bien d’OPA amicales faites par des géants sur nos « petites » sociétés françaises qui restent malgré tout, pour la plupart d’entre elles, extrêmement intéressantes.
[NDLR : Intéressantes d’accord, mais… sur lesquelles faut-il vous positionner maintenant ? Eric Lewin vous révélera ses trois favorites en direct le 24 mai 2013 : soyez là ! Il suffit d’un clic… ]

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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