En trading comme en surf, il faut savoir attendre…

Rédigé le 18 novembre 2007 par | Apprendre la Bourse Imprimer

Mais savez-vous ce qui se passe avant que le surfeur se lance à l’eau ? Hé bien, avant tout il étudie le site (qu’ils appellent un « spot « , là aussi il y a des coïncidences amusantes avec le langage boursier), ses caractéristiques le rendant peu ou très dangereux, et obligeant un bon surfeur à varier ses techniques. Et ensuite, il attend… le bon moment !

Vous avez déjà compris, je ne vais pas vous parler des vagues d’Elliott mais plutôt des deux choses suivantes :

1. Si on veut surfer efficacement sur la vague (et une tendance boursière), il faut étudier les conditions d’abord, donc connaître l’environnement.

2. Il faut savoir attendre pour profiter des conditions les plus propices à une intervention peu risquée – ou risquée mais correctement rémunérée.

Connaître l’environnement dans lequel vous allez vous positionner Connaître l’environnement d’un trade c’est, d’une part, bien maîtriser le produit que l’on utilise. Dans le cas des Turbos, il faut en comprendre les caractéristiques qui en font des véhicules de trading si passionnants, mais aussi si dangereux en cas de mauvaise utilisation !

Il convient par ailleurs d’analyser le sous-jacent (c’est évident, et pourtant, certains se contentent de jeter un coup d’œil sur une courbe sans se demander si par exemple la société en question ne publie pas ses résultats prochainement ou si l’impact de la hausse du pétrole ne pourrait pas en obérer la hausse, etc.) et les conditions générales sur le marché (on peut très bien acquérir un put dans un marché haussier ou un call dans un marché baissier, ce qui permet souvent de très belles plus-values, mais il faut alors être prêt à une proportion d’erreurs plus importante, ce que plusieurs traders ont du mal à gérer psychologiquement).

Savoir attendre la bonne vague… Quant à savoir attendre c’est, d’une manière générale, ce qui manque le plus souvent à un trader débutant. Il est si excité (sic !) par le jeu (re-sic !) qu’il ne peut concevoir rester en dehors, même quand les conditions ne sont pas adéquates. La vérité est que le marché n’est en tendance vraiment claire que durant une partie assez faible du temps (selon différentes estimations, entre 15% et 40% du temps, en fonction des définitions retenues).

Alors que la stratégie gagnante consiste souvent à rester « off  » une bonne partie du temps (quitte à placer les liquidités inutilisées de manière sécurisée), la plupart des intervenants sont toujours investis.

Nous parlerons une autre fois de l’erreur courante selon laquelle il faut toujours rester investi car « si on manque seulement les 10 meilleures journées sur 10 ans, on perd déjà 50% de la hausse« , et d’autres assertions de ce genre, qui sont intrinsèquement justes mais font commettre une erreur de logique assez classique. En effet, on peut très bien être « off  » de temps en temps et éviter aussi les 10, 20, 50 pires journées, voire gagner beaucoup d’argent en vendant à découvert…

…c’est une question de survie de votre capitale Le proverbe classique dit que « tout vient à point à qui sait attendre« . En Bourse, comme au surf, avoir raison trop tôt, c’est avoir tort. Et si au surf on risque parfois sa survie, de même en Bourse on risque celle de son capital.

Quand les vagues arrivent de manière chaotique, quand on n’a pas une idée claire sur le comportement de l’eau, on ne s’y lance pas car il n’est jamais sage de lutter contre la nature. De même, sans avoir une idée claire du marché et de la tendance, on ne devrait pas intervenir, ou sinon à de très faibles doses.

Ayez toujours dans votre esprit cette image de la déferlante qui détruit tout sur son passage… Voulez-vous être dessus ou dedans ? Là est la question.

Mots clé : - - -

marc-dagher
marc-dagher

Laissez un commentaire