En Chine, l’art se vend moins bien

Rédigé le 29 mars 2016 par | Indices, sociétés et marchés, Toutes les analyses Imprimer

Le ralentissement conjoncturel chinois susciterait un effet miroir au niveau du marché de l’art domestique… Un signe des temps ?

En Chine, l’art est facile, se vendre devient difficile.

Le montant des recettes de ventes aux enchères concernant les 100 premiers artistes chinois vivants a chuté de -45% à l’équivalent de 565 Mns€, contre le très symbolique milliard de dollar atteint en 2014.

L’effondrement des volumes est encore plus spectaculaire : un peu moins de 7 000 vendues en 2015 contre près de 16 000 l’année précédente.

Les spécialistes attribuent cette chute aux effets de la campagne anti-corruption qui restreint les velléités de dépenses ostentatoires des hauts fonctionnaires et de leur famille (parmi lesquels se recrutent la plupart des nouveaux millionnaires chinois).

Et en ce qui concerne artistes, les bons comme les moins bons, leur succès dépend également de leur réseau et de leur carnet d’adresses répertoriant les acheteurs fortunés.

A tel point que certains spécialistes estiment que les artistes utilisent 10% de leur énergie et de leur matière grise à peindre, et 90% à exploiter leurs juteuses relations. En résumé : bien se vendre est… tout un art !

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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