La chute du pétrole pourrait provoquer la quasi-disparition du secteur énergie du CAC 40

Rédigé le 20 novembre 2015 par | Autres indices, Cac 40, Toutes les analyses Imprimer

EDF (FR0010242511 EDF), déjà fragilisé par une rumeur d’éviction du CAC40,  confirme l’enfoncement du support majeur des 15,3€ puis du récent plancher des 14,75€, ce qui libère, hélas pour les actionnaires, un potentiel de repli technique important.

Les vendeurs à découvert ont parfaitement identifié l’inexorabilité de la tendance baissière de longue date, et ils font tout pour qu’elle perdure. EDF a vu sa capitalisation fondre de telle sorte que le titre recule du même coup au 65ème rang des valeurs du SBF-120 d’un point de vue du capital « flottant » (part du capital librement négociable) : le titre dont seuls – 15,5% du capital fait l’objet de transactions boursières – ne serait même plus dans la liste des 20 susceptibles d’intégrer le CAC40, loin derrière Klépierre (FR0000121964 LI), Natixis (FR0000120685 KN), Ingenico (FR0000125346 ING), Atos (FR0000051732 ATO), Hermès (FR0000052292 RMS), Sodexo(FR0000121220 SW), et autres Dassault Systèmes (FR0000130650 DSY) ou Thalès (FR0000121329 HO).

Car 15,5% d’une capitalisation de 27,5 Mds€, cela représente seulement 4,25 Mds€ environ… c’est théoriquement bien trop étroit pour figurer parmi l’élite du CAC40, peu importe un chiffre d’affaire supérieur à 72,5 Mds€ et l’exploitation de centrales nucléaires en France et ailleurs dans le monde.

La chute du pétrole pourrait également coûter sa place à Technip (FR0000131708 TEC) au sein du CAC40 (après Vallourec (FR0000120354 VK), et ce, malgré un statut de leader mondial des équipements offshore) puis à Maurel et Prom (FR0000051070 MAU) au sein du SBF-120 (malgré des réserves de pétrole et de gaz prouvées se chiffrant à plusieurs Mds$, même aux cours extrêmement bas actuels).

Autrement dit, le comité scientifique pourrait faire disparaître d’un coup 2 valeurs du CAC40 plus une au sein du SBF-120, soit une quasi-disparition, à l’exception de Total, du secteur « énergie ». Dès lors, en quoi le CAC40 serait-il encore représentatif de « l’économie réelle » ?

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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