Draghi nous rejoue le « whatever it takes »

Rédigé le 17 novembre 2014 par | Indices, sociétés et marchés, Matières Premières Imprimer

Dans sa conférence de ce lundi après-midi, Draghi nous rejoue « whatever it takes »… mais cette fois-ci, il s’agit d’affirmer que la BCE fera « tout » (et n’importe quoi avec des achats de dettes d’état de piètre qualité ?) pour soutenir la croissance en Europe.

Mais n’est-ce pas ce qu’elle fait déjà de façon systématique depuis le début de la crise (et super-Mario n’oublie pas de le répéter à chaque réunion de la BCE avec ses « nous utiliserons tous les instruments à notre disposition ») ?

Et le « whaterver it takes » monétaire (façon lance à incendies pour déverser des liquidités) n’est-il pas déjà à l’œuvre au Japon depuis 18 mois, avec les brillants résultats que l’on constatait ce matin ? Pour rappel, le Japon pourrait afficher 1,6% de récession fin 2014 au lieu de 1,8% officiellement prévus (en pensant très fort +2%) en début d’année ?

Mais les marchés saluent ce nouvel engagement à imprimer de l’argent et y compris des dettes souveraines (ce dont l’Allemagne ne voulait à aucun prix) : les places européennes sont remontées à +0,6% cet après-midi, effaçant les pertes de -0,6% occasionnées ce matin par les chiffres japonais.

Mais ce genre de déclaration et de stratégie ne signifient-t-elles pas, comme en juillet 2012 que la situation est « limite désespérée » ?

 

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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