Dow Jones : test du support des 13 330 points

Rédigé le 15 octobre 2012 par | Autres indices, US Imprimer

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Vous le savez : les opérateurs ont tellement joué le « plus c’est mauvais du côté de la conjoncture, meilleur c’est pour un recours illimité à la planche à billets » qu’ils avaient déjà pricé toutes les retombées positives potentielles d’une telle mesure.

Mais l’expérience du passé a démontré que l’argent ne va pas là où Bernanke prétend qu’il devrait aboutir… mais bien dans les poches des génies du trading quantique qui excellent dans l’art de transformer le temps en argent via des ventes massives de volatilité. Vous le savez aussi : cela se traduit  par un retour du VIX sous le plancher historique des 15.

Plus d’argent injecté dans le système financier, c’est plus de couverture — et donc plus de levier — pour soumettre les marchés à terme à leurs quatre volontés.

Wall Street a pris l’habitude de voir Bernanke transformer ses désirs en réalité et, à chaque fois, les brasseurs d’argent semblent obtenir gain de cause lorsqu’ils viennent se plaindre qu’ils ne gagnent plus assez d’argent (sur le dos de l’économie réelle).

Le seul bénéfice que « mainstreet » retire de la complaisance de la Fed envers Wall Street, c’est un (très) léger affaiblissement du dollar, toujours bienvenu quand les exportations US patinent…

… Mais cela veut dire un pétrole plus cher et des prix à la pompe qui explosent. Le prix des carburants en Californie bat des records, et le prix du plein d’essence s’impose comme un enjeu électoral majeur. Ajoutez à cela des chiffres du chômage tellement bidouillés que même les élus démocrates rasent les murs lorsque les journalistes évoquent ce sujet avec un sourire narquois et le sort des élections du 6 novembre semble relancé depuis une semaine.

__________________Pour vous aider dans vos trades__________________

Qu’est-ce qui attend la France en 2013 ?

Notre spécialiste a mené l’enquête et le moins que l’on puisse dire, c’est que ses conclusions sont terribles. Attention, ce rapport peut heurter les lecteurs trop sensibles. Mais si vous ne voulez pas vous retrouver encore une fois à la merci des événements, n’attendez pas pour découvrir l’analyse complète de notre spécialiste et surtout quelles mesures mettre en place dès maintenant pour vous protéger !

A lire sans attendre

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Mitt Romney remonte dans les sondages et redevient présidentiable. Pas de quoi effrayer Wall Street qui devrait apprécier le biais ultra-libéral de sa politique économique depuis la nomination de Paul Ryan comme colistier. Mais un tel tandem au pouvoir, c’est la quasi-certitude de voir Ben Bernanke renvoyé à ses chères études sur le « krach de 29 » et ses conséquences. Il pourrait se retirer la tête haute : le krach de 29 avait appauvri les riches, celui de 2007/2008 les a enrichis (mais pour les pauvres, c’est la Bérézina).

Mais à notre avis, qu’il reste ou qu’il parte, ses futures initiatives n’auront aucun effet positif sur l’économie américaine car l’essentiel se joue ailleurs. En Europe et en Asie par exemple, où le ralentissement économique se rit du recours des banques centrales à la planche à billets.

Wall Street commence peut-être à en prendre conscience, et les indices US à flancher. Le Dow Jones a terminé mercredi soir au contact de son support oblique moyen terme après avoir creusé ses pertes à la mi-séance.

Et le Dow Jones dessine un magnifique M baissier (double top) sous les 13 600 points suivi d’un retour sur la résistance des 13 300/13 330 points.

Graphique du Dow Jones

Si ce plancher était enfoncé, le M baissier serait alors validé et le potentiel de repli serait de 200 points, en direction des 13 100 points. En clôturant le 10 octobre sur 13 330 points et jeudi soir sur les 13 326, le Dow Jones est donc pile sur la résistance cruciale.

Pendant ce temps, la correction des oscillateurs amorcée une semaine auparavant gagne en vélocité baissière.

Tous les ingrédients techniques sont donc réunis pour étayer le scénario d’une consolidation se prolongeant vers 13 000 points (MM100 et plancher du 30 août) dans un premier temps puis vers les 12 500 points (plancher du 25 juin) par la suite.

NDLR : je vous invite à lire Les banksters ont prononcé l’oraison funèbre d’Alcatel, l’analyse que Philippe Béchade a faite mercredi dernier sur ALCATEL (FR0000130007) qui a fait grand bruit sur les forums boursiers… et qui, apparemment, déchaîne encore les passions ! N’hésitez pas à poster vos commentaires à votre tour. Bons trades ! — Nathalie Boneil

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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