Pari osé : achetez le Nasdaq quand le Dow Jones sera sous 10 000 !

Rédigé le 4 juin 2010 par | Analyses indices, Autres indices, US Imprimer

Historiquement, en Bourse, il est payant d’aller à l’inverse des autres

Le S&P500 est passé par un déclin de plus de 10% par rapport à son sommet du 23 avril dernier. Depuis 1962, il y a eu 24 déclins de plus de 10% durant un marché haussier et seulement 9 de ces déclins sont devenus des marchés baissiers.

Historiquement, ceci nous donne 63% de probabilités de voir une correction plutôt que le début d’un marché baissier. Plus loin dans cet article, je vous expliquerai une stratégie pour profiter de la conjoncture actuelle.

Regardez bien le graphique ci-dessous, il montre depuis les six derniers mois, l’évolution du cours du Dow Jones par rapport au Nasdaq100. Le marché dans son ensemble a perdu plus de 10% depuis les derniers sommets. En revanche, on peut observer que l’indice Dow Jones sous-performe l’indice Nasdaq100.

Le Dow Jones sous-performe le Nasdaq 100

Le retour de la volatilité

Depuis le temps que les traders l’attendaient, la volatilité est revenue avec force ! Si on observe le graphique ci-dessous — sur lequel on retrouve l’indice de volatilité du CBOE (le VIX) et l’indice large de la Bourse US (le SPX) –, on s’aperçoit qu’en ce moment, la volatilité est autour de 40-45  avec un S&P proche des 1 050 points alors que cette même volatilité était au même niveau (40-45) en octobre 2008 quand le S&P était à 1 150 points.

Cette divergence indique de manière très claire que le marché n’anticipe pas une chute aussi importante que celle de la fin d’année 2008.

L'indice VIX indicateur de la volatilité

Comment faire avec moins de risque ?

La raison principale pour laquelle les haussiers se positionneront à l’achat très prochainement vient du fait que les valeurs technologiques (Nasdaq) semblent être moins délaissées que les valeurs dites défensives (Dow Jones).

Une fois n’est pas coutume, la technologie étant toujours leader en phase de reprise économique, il paraît intéressant d’acheter des contrats sur le QQQQ (ETF du Nasdaq100) afin de profiter de la hausse possible. En revanche, comme il est important de gérer les risques d’une telle position dans un environnement aussi volatil, il est impératif de protéger son portefeuille contre une baisse supplémentaire de 15% des cours à travers un spread diagonal c’est-à-dire l’achat combiné de call long terme et de vente de call à court terme.

La preuve par l’exemple

Pour illustrer au mieux cette stratégie protectrice, voici un récent exemple de ce qu’est un spread diagonal.

L’idée de cette stratégie est, par exemple, de profiter d’une hausse de l’or tout en maîtrisant les risques liés à l’incertitude des marchés et au mauvais timing que nous pourrions avoir. Comme je l’ai dit précédemment, il est important de protéger son portefeuille contre une possible baisse et c’est pour cette raison que nous utilisons un spread diagonal — combinaison d’achat de call et de vente de call.

Le graphique ci-dessous vous montre l’évolution de GLD (ETF de l’or). Plutôt que d’acheter 100 titres GLD à 116$ — ce qui nous ferait dépenser 11 600$ — nous achetons un call 110 à expiration mars 2011 pour 12,85$ par contrat et vendons un call 117 à expiration juin 2010 pour 2,65$ par contrat. En suivant cette stratégie, ma dépense est la différence entre l’achat et la vente, soit 10,20$ par contrat donc 1 020$ d’investissement. Cela coûte 10 fois moins cher d’utiliser les options pour ce scénario

Le GLD, un ETF sur l'or

Réduire les risques : l’obsession du risque zéro

Comme l’expliquait mon collègue Jérôme Revillier au mois d’avril, en Bourse l’émotion constitue l’un des pires ennemis du trader. Une bonne maîtrise de ses émotions est donc une condition sine qua non à une bonne gestion du risque.

En effet, un des points communs de tous les traders à succès réside dans la gestion des risques. Ils contrôlent leurs pertes et cherchent à gérer leurs risques plutôt que d’essayer de trouver telle ou telle méthode gagnante. Les profits viennent d’eux-mêmes…

Par conséquent, notre rôle est d’approcher le risque zéro à terme. Si vous achetez une action à 50 euros et qu’elle distribue 10 euros de dividende par an, cinq ans plus tard vous n’avez plus de risque sur votre investissement de départ. Regardez-bien les tableaux suivants, ils vous montrent l’évolution des coûts, du profit maximum et de la perte maximale au fur et à mesure que le temps passe pour un achat de 100 titres GLD et pour le spread diagonal :

  • achat 100 titres GLD

Achat de 100 titres GLD

  • diagonal spread

Diagonal spread

Ici ce n’est pas cinq ans de dividendes (très peu d’actions versent 20% de dividendes par rapport à leur cours) ou trente ans (pour un investissement immobilier) qu’il faut attendre mais cinq mois !

Apprendre à utiliser les produits financiers qu’emploient au quotidien les meilleurs traders au monde — ceux du Chicago Board Options Exchange vous donnera un avantage certain. Si vous voulez recevoir un exemplaire de la Lettre des Options qui détaille cette stratégie, envoyez-moi un e-mail à formation@institudelabourse.fr.

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Romain De La Cretaz
Romain De La Cretaz

Un commentaire pour “Pari osé : achetez le Nasdaq quand le Dow Jones sera sous 10 000 !”

  1. […] Le S&P 500 est maintenant passé par une phase de hausse de 10% par rapport à son sommet du 23 avril 2010. Historiquement, il est payant d'aller à l'inverse des autres en Bourse comme je vous l'avais expliqué le 4 juin 2010. […]

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