Donald Trump pourrait nommer chef des armées le patron de Skynet-Cyberdyne… euh pardon de Virtu !

Rédigé le 19 décembre 2016 par | US Imprimer

Donald Trump pourrait nommer chef des armées le patron de Skynet-Cyberdyne… euh pardon de Virtu !

Après la nomination controversée de Rex Tillerson (PDG d’Exxon-Mobil, ex-patron de la filiale bahamienne russo-américain Exxon-Neftegas), Donald Trump va franchir un cran supplémentaire dans le non-conventionnel et nommant Vincent Viola comme secrétaire d’Etat aux armées.

Mr Viola est le fondateur de Virtu Financial, la plus opaque, plus diabolique et plus influente machine algorithmique et quantique à manipuler les marchés financiers de tous les temps.

Virtu revendique un taux de succès de 99,9% pour ses « trades » (actions, taux, devises) et 100% de journées de bourse gagnantes en 2014 et 2015, ce qui démontre que cette entreprise vit essentiellement du parasitisme informatique.

Elle s’en défend en mettant en avant son activité de « teneur de marché » mais ses 5 millions d’opérations par jour ne sont que l’écume de centaines de millions d’ordres fictifs annulés quelques millisecondes après avoir été générés… afin de brouiller les pistes d’abuser d’autres « automates » de trading moins performants.

En réalité, Virtu ne « tient les marchés » que tant que les marchés se tiennent : au moindre pic de volatilité, y’a plus personne !

Son activité consiste surtout à capter -ou à générer- de micro écarts de valorisation entre diverses plateformes de transactions, grâce à une hyper-sophistication des moyens d’investigation informatique des carnets d’ordres et surtout une hyper-rapidité qui lui permet de devancer ses concurrents… et de confisquer des milliers d’opportunités de gains sans aucun risque, 24h sur 24.

Ce qui se sait moins dans les milieux financiers, c’est Vincent Viola est issu de l’école de guerre de West-Point et qu’il a toujours été imprégné de l’esprit commando (il a fait lui-même partie d’unités parachutistes) et voue un culte à l’efficacité.

Mais sa nomination aux armées risque de susciter quelques rapprochements entre Virtu/Viola et Cyberdyne/Skynet… vous savez, ce logiciel ultra-puissant de gestion de la défense nationale -entièrement autonome et purgé de toute interférence humaine- auquel s’en remet l’armée américaine dans la saga « Terminator ».

Bon, en attendant une cyber guerre qui espérons-le n’éclatera jamais, cela fera un milliardaire de plus dans l’équipe Trump, une « dream team » dont la fortune cumulée (y compris celle du Président) équivaut déjà à celle des 40% d’américains les moins riches (soit environ 130 millions de concitoyens qui ne doivent pas en revenir d’à quel point le gouvernement Trump va ressembler à leur pire cauchemar des années Bush).

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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