Les conséquences de la dévaluation du yuan se font déjà sentir chez ses concurrents

Rédigé le 17 août 2015 par | Matières Premières, Toutes les analyses Imprimer

Une semaine après l’amorce d’une stratégie de « yuan flottant » qui se traduit par une dévaluation de -3% « de fait », les devises des principaux partenaires économiques, fournisseurs ou concurrents (la Russie répond à ces 2 catégories) dégringolent dans des proportions comparables depuis une semaine.

C’est ainsi que le rouble (sous les 65 face au dollar, sous 72,5 face à l’euro) se retrouve au plus bas depuis 6 mois (la Russie fournit pétrole, gaz, métaux industriels stratégiques à Pékin) et que la livre turque  dégringole de 1% ce lundi : elle a battu un nouveau record de faiblesse lundi matin face au dollar et à l’euro, s’échangeant respectivement sous 2,86/$ et 3,17/€.

Certes, la dérive vers un régime présidentiel autoritaire – dangereusement pro-islamiste, parce qu’anti-kurde – d’Erdogan indispose certains investisseurs depuis plusieurs mois… mais le détonateur de la récente chute de la livre reste bien le pilotage à la baisse du Yuan par la PBOC, ce qui affecte la Turquie, concurrent frontal de la Chine notamment dans le secteur textile mais également des composants automobiles et de l’électroménager.

Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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