Décuplez vos bénéfices grâce à l’avènement de l’impression 3D

Rédigé le 2 mai 2013 par | Apprendre la Bourse Imprimer

Conférence "A la recherche du rendement perdu"

Depuis la Préhistoire, nous cherchons de nouvelles manières de procéder. Il y a plus d’un million d’années, nous avons commencé par frapper des blocs de silex ou d’obsidienne pour fabriquer haches, couteaux ou têtes de flèches. L’obsidienne était un matériau si prisé que certaines des plus anciennes voies commerciales sont nées pour la transporter. Il est même possible que cette pierre ait été la toute première forme de monnaie.

Depuis, nous avons appris à travailler toutes sortes de matériaux. Si les hommes préhistoriques frappaient des morceaux de silex contre une pierre pour en faire des couteaux, aujourd’hui, nous utilisons une presse à découper contrôlée par ordinateur pour les fabriquer à partir d’une feuille d’acier ou encore une fraise et une meule pour trouer le tenon et aiguiser la lame. Mais, dans l’ensemble, nous fabriquons toujours des objets plus ou moins de la même manière qu’à l’Age de pierre : nous ôtons des morceaux d’un bloc de matériaux pour créer la forme physique dont nous avons besoin.

Les choses changent pourtant rapidement, grâce à une technologie émergente appelée l’impression en 3D.

◊ Transformation de l’axe des Z
Contrairement aux processus de fabrication par soustraction, l’impression en 3D est additive. Il ne s’agit pas de fabriquer un objet en prenant quelque chose de gros et en le dégraissant pour sortir quelque chose de plus petit, mais bien de prendre quelque chose de petit — une fine couche de plastique, de métal ou même de cellules humaines — et d’y ajouter des couches successives, pour construire quelque chose de plus grand.

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Le concept de base de l’impression en 3D est similaire à celui qu’utilise l’imprimante 2D que vous avez probablement juste à côté de votre ordinateur. Celle-ci dépose une fine couche de matière colorée sur une page, avec un degré de précision de plusieurs centaines de points d’encre par pouce. La forme — qu’il s’agisse d’un texte ou d’une image — est déterminée par un fichier numérique que vous générez à partir de votre ordinateur et qui indique précisément à l’imprimante à quel endroit de l’axe des X ou des Y le point d’encre doit être placé.

L’impression 3D reprend cette idée et y ajoute un axe supplémentaire, celui des Z. En imprimant, de la matière couche après couche, il est possible de construire un objet en 3D. Le résultat ? La possibilité de créer des formes complexes dont nous ne pouvions que rêver en utilisant des outils traditionnels.

Comme pour une imprimante en 2D, la complexité ne joue pas un très grand rôle en matière d’impression en 3D. Qu’il s’agisse d’imprimer un bloc monochrome sur une page ou de copier un chef-d’oeuvre artistique, votre imprimante ne fait aucune différence.

Au bout du compte, elle ne fait qu’imprimer des points sur une page pour restituer une forme décrite par un fichier numérique. Une imprimante 3D ne fait qu’ajouter une étape au processus. Elle place de nombreuses « pages » les unes sur les autres pour créer une forme en trois dimensions. Cette nouvelle capacité représente un coût supplémentaire faible voire nul, et permet surtout d’éviter tout gâchis. Contrairement à un processus de soustraction, qui vise à retirer une partie des matériaux, qui doit ensuite être jetée ou recyclée, on n’utilise ici que le strict nécessaire pour construire un objet.

◊ La promesse de l’impression en 3D devient réalité
Cette technologie transforme déjà notre manière de fabriquer des objets : on commence à trouver des composants imprimés en 3D un peu partout — dans les aéronefs ou dans les navettes spatiales, par exemple. General Electrics a notamment acheté, il y a peu, une petite entreprise d’impression 3D pour produire des pièces de moteurs d’avion. La NASA, de son côté, utilise l’impression en 3D pour fabriquer des composants métalliques destinés à des moteurs de fusées, pour des situations où les techniques de fabrication traditionnelles ne fonctionnent pas.

L’impression en 3D permet une certaine souplesse dans le processus de fabrication. Les techniques habituelles de production de masse nécessitent de lourds investissements en machines-outils, mais il n’est pas toujours possible de modifier le produit fini. Avec l’impression en 3D, il suffit de modifier le fichier numérique source à l’aide d’un logiciel de conception assistée par ordinateur. Cette souplesse est une incroyable aubaine pour les ingénieurs qui peuvent concevoir un prototype sur un ordinateur et en imprimer une copie en un temps record.

Elle permet aussi de créer des objets vraiment sur mesure. Toute personne équipée d’un ordinateur et d’une connexion Internet peut concevoir, fabriquer et distribuer un produit sans qu’il lui soit nécessaire de mettre toute une usine sur pied. Il existe des sites web qui proposent à leurs clients de transmettre un fichier contenant un concept en 3D avant de l’imprimer en l’échange d’une somme donnée. Les utilisateurs fabriquent un peu de tout : des coques pour smartphone personnalisées ou encore des bijoux. Avec l’arrivée sur le marché d’imprimantes grande consommation, ils peuvent même aujourd’hui commencer à fabriquer certains de ces objets à domicile.

Mais la fabrication n’est peut-être pas la seule chose que l’impression en 3D va révolutionner.

◊ Impression = diffusion = source de progrès
Au début du 15ème siècle, un joailler allemand, Johannes Gutenberg, inventait la première presse à imprimer mobile. Cette invention fit bien plus que faciliter la copie de livres : elle démocratisa radicalement des écrits jusqu’alors très rares.

Aujourd’hui, nous considérons une page de papier imprimé comme quelque chose de très banal mais à l’époque, l’idée qu’un citoyen lambda puisse accéder aux plus grands écrits du monde et faire connaître ses pensées à des millions de gens était parfaitement révolutionnaire.

Cette invention, qui pouvait sembler sans importance, a brisé le monopole de la pensée et de la puissance politique. Elle a abouti aux progrès exponentiels de la science, de la technologie et des idées démocratiques, qui ont évolué lors de la Renaissance, au siècle des Lumières et jusqu’à notre ère. La civilisation ne fut plus jamais la même.

Plus récemment, nous avons vu arriver une autre révolution grâce à une méthode de copie et de distribution moins chère, pour les livres comme pour d’autres choses. Un accès à Internet peu coûteux et très largement répandu ainsi que des appareils informatiques à bas prix ont permis aux gens de partager non seulement des documents mais aussi des fichiers, de la musique ou des vidéos — tout ce qui peut être numérisé — en quelques clics de souris.

L’impression en 3D pourrait bien modifier plus que les techniques de production. Gutenberg n’a pas simplement changé l’industrie du livre, la révolution numérique ne concernait pas seulement les canaux de distribution de musique existants. Cette technologie pourrait changer la manière dont nous fabriquons les choses et mettre fin au modèle vertical de production de masse né après la Révolution Industrielle pour passer à un modèle horizontal où chacun pourrait être créateur.

Et à quoi ressemblera le monde lorsqu’un individu pourra télécharger et imprimer ses propres appareils, sa propre voiture ou même ses propres médicaments ? Un monde de rareté artificielle pourrait bien toucher à sa fin. Dans le monde de l’impression en 3D, les choses matérielles seront accessibles pour le plus grand nombre sous forme numérisée et la fabrication sera démocratisée.

Qu’arrivera-t-il à la propriété intellectuelle, dans un monde comme celui-là ? L’économie numérique l’a montré, il devient très difficile d’empêcher les utilisateurs de partager en ligne de la musique, des émissions de télévision ou des films sous copyright. Les brevets et les réglementations sur les choses physiques pourraient bien s’avérer tout aussi difficiles à faire respecter que les droits sur une copie numérique d’une chanson.

Nous assistons aux débuts de la révolution de l’impression en 3D. Le concept existe depuis des dizaines d’années, mais les prix baissent : nous arrivons donc à un tournant. Nous avons assisté au même phénomène avec les ordinateurs il y a une génération de cela : les prix commencent à baisser suffisamment pour permettre à des personnes comme vous et moi de s’acheter une imprimante en 3D de base.
[NDLR : Pour participer à cette révolution, une entreprise en particulier est parfaitement positionnée… Pour retrouver la recommandation complète de Patric Cox, continuez votre lecture…]

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patrickcox
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