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De plus en plus utile de s’intéresser aux utilities (aux USA)

Rédigé le 25 juillet 2016 par | Indices, sociétés et marchés, Toutes les analyses Imprimer

Voici un excellent argument pour l’achat de toujours plus d’actions glané sur Market Watch, et qui ne manquera pas d’inspirer, ou plutôt de faire soupirer, l’actionnaire français.

Aux Etats-Unis, il est de plus en plus utile de s’intéresser aux utilities ! En France, oubliez !

L’article rédigé par Philip Van Doom rappelle opportunément qu’il vaut bien mieux tirer des revenus d’un portefeuille boursier que de ses activités salariées au-delà d’un certain niveau de revenu annuel (75 000 $).

La taxation des plus-values et revenus de valeurs mobilières est forfaitaire (15%) tandis que l’impôt peut monter jusqu’à 31,5% sur les revenus à New York et plus encore en Californie.

En France, la fiscalité du capital est alignée sur la fiscalité personnelle et le calcul est compliqué par différents barèmes en fonction de la durée de détention : à pleurer !

En revanche, pour un épargnant américain capable de supporter les sautes d’humeur du marché (le S&P a affiché jusqu’à -12% de performance annuelle en février), les entreprises de type utilities (services publics, concessions, distribution d’énergie) apparaissent de plus en plus attractives à mesure que les rendements obligataires sont de plus en plus négatifs à travers le monde.

L’ennemi de ce type d’actions surnommées cash cows (dont les dividendes sont peu sujets de fortes variations, même en cas de conjoncture favorable), c’est un relèvement des taux directeurs par la Fed.

Et si le marché a raison et que l’hypothétique prochain tour de vis monétaire survient en juin 2017, alors les utilities ont de solides atouts pour séduire les investisseurs, et les gérants de pension funds tournés vers le rendement.

Nous ajouterons que des taux qui se resserrent tous les 18 ou 20 mois… cela ne ressemble aucunement à une normalisation. Autant ne rien faire, au risque de se ridiculiser.

La Fed n’en a certainement pas envie !

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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