Dax après la BCE : l’instant de vérité

Rédigé le 7 septembre 2012 par | Autres indices Imprimer

Mon analyse de la semaine dernière mettait en évidence l’arrivée des principaux indices américains sur des zones de résistance majeures — avec tous les dommages collatéraux pouvant être occasionnés sur le CAC 40 en cas de refus d’obstacle à passer cette zone critique.

Au lendemain d’une enième (on ne les compte plus) « déclaration majeure » de la BCE, je vous propose cette semaine une vue d’un indice plus proche de nous mais qui concerne le poids lourd de la Zone euro : le DAX.

Que constatons-nous ?
Une vue très épurée du DAX en unité de temps hebdomadaire (chaque bougie représente une semaine de cotation) montre que les prix sont arrivés sur une résistance graphique, et non des moindres (notre axe rouge). Et tout ceci, comme par hasard juste au moment du grand discours de Mario Draghi (les choses sont bien faites n’est ce pas ?).

Graphique DAX en unité hebdomadaire
Graphique DAX en unité hebdomadaire
Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

A l’heure où j’écris ces lignes (après l’intervention de Mario Draghi), le marché est en train de digérer l’information… et semble apprécier. Le CAC 40 tournait autour des 1% durant la matinée, et après avoir hésité durant la demi-heure d’intervention du patron de la BCE, semble avoir opté pour une plus franche bonne humeur (+2,55% à 16h00, sur les 3 500 points).

Pareil pour le DAX : après avoir tergiversé autour des 7 050 points, il prend quasiment 2% à 7 100 points.

Pas d’euphorie donc, mais une hausse… bonne à prendre si l’on considère que rien n’a été dit…

Mais en tant que trader, en général, ces premières réactions vous importent peu car elles sont surtout épidermiques, voire émotionnelles. Ce que vous savez et devez retenir, c’est :

  • il va vous falloir arbitrer car le DAX est positionné sur une zone hyper sensible, une résistance moyen terme. Et c’est là que ça va se jouer pour les semaines à venir. Et donc… pour un trader, c’est une opportunité à ne pas rater ;
  • une fois la première réaction épidermique passée, les nouvelles intégrées, ce seront alors les « grosses mains » (les grandes banques d’investissement, les hedge et autres zinzins) qui passeront à l’action, en se positionnant sans doute lourdement. Ce sont elles — et uniquement elles — qui pourront réellement influer sur l’évolution des cours. Qui décideront du sens que doit prendre la suite des événements.

En cas de rejet des prix sur cette résistance, attendez-vous à ce qu’un retracement sévère se mette en place. En cas de dépassement, c’est sans doute reparti pour une vague de hausse… jusqu’à la prochaine échéance.

Peu importe. Ce n’est pas ce qui vous intéresse.

Ce qui vous intéresse immédiatement est : comment jouer la résistance sur le DAX ?
Car oui, la question est : comment faire pour gérer le mouvement à venir ?

Comment tirer profit du décalage des cours qui devrait se produire en réaction au contact de cette forte résistance ?

Très simple : ne pas prendre d’initiative et attendre le signal d’impulsion que donnera le marché. Ensuite, n’avoir aucun a priori et… suivre le mouvement.

Et là, vous allez me dire : merci pour le conseil. C’est gentil, on n’y avait pas pensé… Donc concrètement, ça veut dire quoi ? On fait comment ?

C’est là que l’on arrête de raisonner en analyste (celui qui évalue où se situent les niveaux importants sur lesquels il est opportun de s’inquiéter ou de passer à l’action) et que l’on se met à écouter ce que raconte son système de trading (celui qui sert à prendre position sur les niveaux détectés, dans un timing le plus précis possible).

Je ne sais pas comment est bâtit le vôtre mais le mien repose sur quelques concepts ultra-simples et difficilement contestables. L’un d’entre eux, que je résume ici brièvement, est imparable : c’est celui de l’analyse dynamique.

Mon système de trading est basé sur l’analyse dynamique — et le vôtre ?
Ce qui veut dire ? Si une tendance doit se retourner ou consolider sur une unité de temps donnée (par exemple hebdomadaire), l’unité de temps inférieure (le journalier dans notre exemple) devra IMPERATIVEMENT et AU PREALABLE se renverser de façon à initier l’impulsion ou le changement de tendance.

Ce qui est logique en fait : pour qu’une tendance hebdomadaire se retourne, il faut bien que la tendance de chaque jour se soit retournée d’abord.

Simple. Logique. Imparable.

Si le concept de l’analyse dynamique vous intéresse, je ne peux que vous conseiller de regarder ce webinaire gratuit dans lequel j’explique tout.

  • Donc, pour reprendre notre exemple sur le DAX, cela veut dire que SI la résistance hebdomadaire du DAX doit faire obstacle et occasionner un retracement des prix, alors il est IMPERATIF que son unité de temps inférieure (l’unité de temps journalière) passe PREALABLEMENT baissière. Ce n’est qu’à partir de ce moment que l’on pourra se positionner à la baisse pour jouer la consolidation de la résistance de l’UT Hebdomadaire. Clair comme de l’eau de roche, non ?
  • A contrario, si les prix restent haussiers sur l’unité de temps journalière du DAX… il n’y a AUCUNE chance pour que l’unité hebdomadaire se retourne à la baisse. Donc, la résistance aura de fortes chances d’être dépassée et donc les cours d’accélérer à la hausse. Et dans ce cas, eh bien… attendez gentiment le pull back (retracement) sur cette ancienne résistance (devenue support) pour acheter au premier retournement (haussier) observé sur l’unité de temps jour. Vous jouez ainsi la tendance hebdomadaire tout en prenant position sur le premier signal haussier qui apparaîtra sur l’unité de temps jour.

Reste à définir ce que l’on entend par « retournement » d’une unité de temps
Comme tous les traders, j’ai bien entendu mes setups et configurations préférées qui me permettent de les mettre en évidence — mais qu’il serait bien trop long d’exposer ici. Je le ferai mais par petits bouts dans les billets à venir.

Pour l’instant, reprenons l’exemple du DAX et de la résistance que nous avons constatée en hebdomadaire. Ensuite, regardons l’unité de temps journalière.

Une façon simple de déterminer si une tendance (et donc de voir s’il y a retournement de cette tendance) est d’appliquer visuellement l’un des principes de la théorie de DOW qui stipule que :

  • si une tendance est haussière, les plus hauts sont toujours plus hauts que les précédents. Et les plus bas… de moins en moins bas ;
  • si une tendance est baissière, les plus bas sont toujours plus bas que les précédents. Et les plus hauts… de moins en moins hauts.

Ok, ce n’est pas la panacée et cela manque de réactivité pour se positionner. Mais le principe reste généralement valable. Et sur le DAX, en unité de temps journalière cela donne :

Graphique DAX en unité journalièreGraphique DAX en unité journalière
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  • des plus hauts pour l’instant… toujours plus hauts (pastilles rouges) et des plus bas de moins en moins bas (pastilles vertes). Donc, nous sommes en tendance haussière.
  • par contre, la résistance (axe orange) est extrêmement proche et barre pour l’instant la route.

Moralité : pour vous positionner, (cassure ou refus de la résistance hebdomadaire) faites bien attention à ce que les prix rebondissent sur la base du petit canal gris journalier court terme. Le tout en formant un nouveau plus bas toujours moins bas que le précédent (dernière pastille verte).

Par contre, si le canal gris était enfoncé, les prix formeraient alors un plus bas plus bas que le plus bas précédent (vous suivez ?) et ce… juste en dessous de la résistance hebdomadaire.

Pas bon signe pour continuer la tendance hebdomadaire. Cela voudra dire que M. Mario Draghi n’aura pas trouvé les mots doux ou la nouvelle dose d’amphétamines suffisante pour tenir les marchés en lévitation.

Mais à 16h00, hier, quand je finalisais cet article, les marchés avaient l’air plutôt… heureux.

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Gilles Leclerc
Gilles Leclerc
Trader

Gilles a tout d’abord commencé dans la grande finance. Avec un MBA de la prestigieuse université américaine de Hartford, il a ensuite intégré la direction Financière IBM Europe et ensuite d’IBM Corporation (headquarters mondial). Puis, peu à peu, la passion boursière le gagnant, il s’est tourné vers les activités de trading.

Cela fait maintenant 20 ans que Gilles trade sur les marchés et il se consacre exclusivement à cette activité depuis une dizaine d’années.

Dès 2008, il fut l’un des premiers à pressentir les modifications profondes qu’allaient occasionner l’utilisation intensive des algorithmes sur les marchés financiers ; il a su s’adapter en mettant en place de nouvelles stratégies de trading répondant à ce nouvel environnement. Il créa donc son propre système de trading tout à fait spécifique et basé sur des concepts innovants.

De façon à prouver la validité de son approche, il reste l’un des rares traders/analystes à poster régulièrement ses prises de position en « Live » sur un site d’Analyse Technique de renommée ( Univers Bourse ) où il partage l’intégralité sa méthodologie.

Il intervient désormais dans La Bourse au Quotidien afin de partager son expérience et de proposer ses analyses et sa méthode au plus grand nombre.

Un commentaire pour “Dax après la BCE : l’instant de vérité”

  1. Bonjour
    Connaissez-vous une formule mathématique pour indiquer la pression qu’il existe sur un titre?
    Je fais allusion à Iso bourse dont l’abonnement ne m’intéresse pas mais qui possède un indicateur maison sur la pression, lequel semble éficace.
    Cordialement.
    Davers

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