Le crédit pourrait devenir plus rare en Chine

Rédigé le 23 novembre 2017 par | A la une, Analyses indices, Asiatiques Imprimer

ChineSpectaculaire correction boursière en Chine à Shanghai (-2,25%) et à Shenzhen (-2,9%). La chute est si brutale et profonde qu’elle efface tous les gains engrangés depuis le 6 octobre dernier à Shanghai. En effet, la clôture du SSE affiche 3 352 ce jeudi et 3 342 au plus bas en séance). A Shenzhen, ce sont les gains engrangés depuis fin août qui partent en fumée.

Le SSE – principal baromètre de la santé des actions chinoises – menace le support des 3 339. Ce dernier a été testé les 25 et 28 septembre derniers. L’indice s’apprêtait alors à franchir le zénith annuel des 3 440 la veille (3 442 au plus haut). Il se trouvait ainsi dans le sillage de la Bourse de Hong Kong qui pulvérisait la veille des sommets plus approchés depuis 10 ans (rally haussier de fin 2007).

Qu’est ce qui a fait dérailler les Bourses chinoises ?

Des indices PMI (indicateurs avancés d’activité économique) un peu faibles. Notons également des soucis du côté du marché du crédit. En effet, la crainte d’une mise en place de nouvelles restrictions prend le contre-pied de l’orgie d’offre d’argent des 9 premiers mois de l’année.

Les boursicoteurs achètent la quasi-totalité de leurs titres à crédit. Ils prennent également des leviers souvent démesurés. De ce fait, la moindre dégradation des conditions d’emprunt pourrait mener à un de-leveraging massif.

La Chine au seuil d’un « moment de Minsky » selon Zhou Xiaochuan ?

Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

Laissez un commentaire