Un coup de pouce fiscal sauve le secteur automobile chinois

Rédigé le 12 janvier 2016 par | Indices, sociétés et marchés Imprimer

Comment les ventes de véhicules neufs en Chine ont-elles pu enregistrer un rebond miracle de +15,4% en rythme annuel (contre -1,4% entre le 1er janvier et le 30 septembre), soit 2,8 millions d’immatriculations, au mois de décembre ?

C’est en fait très simple, Pékin a réduit de moitié début octobre la taxe sur les achats de petites voitures individuelles (histoire de ne pas favoriser les grosses berlines européennes et les 4X4 américains) et adopté une législation moins restrictive concernant l’attribution des plaques d’immatriculation dans les grandes métropoles (dont le réseau routier est déjà saturé et qui étouffent sous la pollution de l’air aux particules).

Tout comme pour les mines de charbon – le plus souvent non rentables –, Pékin a fini par considérer que le secteur automobile était un gros pourvoyeur d’emplois et qu’il était temps de lui accorder un ballon d’oxygène.

Au final, il s’est vendu 24,6 millions de véhicules en Chine l’an dernier, soit une hausse de 4,7% par rapport à 2014 – laquelle fait pâle figure par rapport aux +14% de 2013 mais ne s’écarte pas trop des +7% de 2014 (on en était très loin fin septembre, d’où le déclenchement de signaux d’alarme qui ont permis de changer la donne au T4).

Il s’agit de la plus faible croissance annuelle des ventes automobiles dans le pays depuis 3 ans, loin derrière le bond de presque 14% enregistré en 2013 et la progression de 6,9% constatée en 2014. Une reprise du marché est anticipée pour 2016 avec une prévision de +6% de la CAAM (Association chinoise des constructeurs automobiles), soit 26 millions de véhicules.

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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