Conseil en technologies : faut-il profiter des valorisations à la casse ?

Rédigé le 15 décembre 2011 par | Mid et Small Caps Imprimer

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Il y a un secteur que j’apprécie tout particulièrement en Bourse : celui de la R&D externalisée et du conseil en technologies.

Peut-être y ai-je trouvé un intérêt plus personnel dernièrement quand mon plus jeune fils a bouclé ses études d’ingénieur et a fait ses armes dans des sociétés du secteur durant ses stages. Mais ce n’est évidemment pas tout, car je suis de près le secteur depuis des années et des années, et les boîtes sont de jolis dossiers, affichant une croissance rentable, générant du cash – suffisamment en tout cas pour combiner développement par croissance externe et distribution de dividendes* aux actionnaires.

Mais savez-vous vraiment ce qu’est une société de R&D externalisée ou de conseil en technologies ?

Le métier de ces sociétés consiste à aider les grands industriels dans la conception de leurs innovations et de les accompagner dans l’industrialisation de leurs projets. Ces prestations vont du simple body shopping (les ingénieurs sont délégués chez le client qui paie des jours/homme en contrepartie) aux expertises les plus pointues en calcul scientifique. Enfin, certaines comptent en leur sein un département ou une division SSII à proprement parler (Alten, Ausy plus encore) qui exercent des activités de services informatiques plus classiques mais toujours avec une population d’ingénieurs et de consultants.

Un secteur qui retrouve la santé

Le secteur sort tout juste de la précédente crise ; comment s’est-il réorganisé pour faire face à la récession qui nous attend ?

Aujourd’hui, le secteur est en pleine croissance. De la croissance, et de la belle (rien à voir avec le PIB français ou européen ! heureusement, me direz-vous), des résultats en amélioration, mais des valorisations à la casse… Voilà la photo du secteur de l’ingénierie et du conseil en technologie (ICT) à l’heure où vous lisez ces lignes.

La profession est assez bien représentée en Bourse avec une demi-douzaine de valeurs comme ALTRAN, ALTEN, ASSYSTEM, AKKA, AUSY, SII et SOGECLAIR.

Après un point bas atteint au deuxième trimestre 2009 dans la foulée de la (précédente) crise financière et de celle du secteur automobile qui a suivi, les performances des différents acteurs du secteur se sont depuis sensiblement améliorées, trimestre après trimestre.

L’exercice 2010 a ainsi été marqué par le retour à une croissance organique positive pour l’ensemble de sociétés à partir du deuxième trimestre, suivie d’une accélération au cours des trimestres suivants. Grâce à la croissance embarquée des effectifs (les recrutements opérés en fin d’année 2010 produisent mécaniquement du CA début 2011), cette tendance s’est poursuivie au premier semestre 2011 avec une croissance organique moyenne du secteur qui ressort à deux chiffres. Ce qui est pris n’est plus à prendre.

Comme en 2010, le secteur automobile a été le plus dynamique avec un niveau d’activité qui a retrouvé (voire dépassé) celui d’avant la crise. Une évolution qui a amené la plupart des sociétés à confirmer ou à réviser à la hausse leur objectif de croissance pour l’ensemble de l’exercice 2011. Et, c’est assez rare pour être signalé, le niveau de CA du secteur a dépassé celui atteint au premier semestre 2008 avant la crise.

Peu de professions peuvent en dire autant !

Ndlr : Jean Chabru a approfondi son analyse dans son dernier numéro de Small Caps Profits et a dressé les perspectives du secteur pour 2012. Certaines sociétés tireront leur épingle du jeu, d’autres touchées ! Certaines sociétés présenteront de belles opportunités quand d’autres verront leurs clients fortement impactés par la crise. Pour faire le tri entre ces boîtes et savoir quelles sociétés sont de vraies opportunités, il vous suffit de vous abonner pour recevoir l’analyse.

* Décryptage : dividende
Le dividende correspond au versement d’argent que peut recevoir chaque détenteur d’actions d’une entreprise. Le montant du dividende, identique pour chaque action détenue, est prélevé sur le bénéfice net ou sur les réserves de la société. Une entreprise, passagèrement en difficulté, peut décider de maintenir le dividende ou de le passer. En tout état de cause, le versement n’est pas automatique et relève d’une décision de l’assemblée générale des actionnaires. Il peut arriver que la direction propose de verser le dividende à la fois en numéraire (en argent) ou bien en actions, ce qui lui évite de débourser des montants souvent importants. Mais les actionnaires sont de plus en plus réticents à cette formule et préfèrent toucher de l’argent.

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Jean Chabru
Jean Chabru

2 commentaires pour “Conseil en technologies : faut-il profiter des valorisations à la casse ?”

  1. […] vous l’expliquait mon collègue Jean Chabru au mois de décembre, le secteur de la Recherche et Développement externalisée (R&D externalisée) renoue enfin […]

  2. […] vous l’expliquait mon collègue Jean Chabru au mois de décembre, le secteur de la Recherche et Développement externalisée (R&D externalisée) renoue enfin […]

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