Chute du pétrole : le soutien de Moscou à Téhéran en cause

Rédigé le 14 mars 2016 par | Indices, sociétés et marchés, Matières Premières, Toutes les analyses Imprimer

Si vous cherchez une cause objective et rationnelle à la rechute de -4,5% du prix du baril à New York ce lundi, vous la trouverez dans la déclaration de la Russie qui soutient une augmentation de la production de pétrole de l’Iran de 4 millions de barils vers 4,7.

Moscou qui soutient Téhéran… ce n’est pas bon pour le pétrole.

L’Iran resterait cependant encore loin du pic de 1976, lorsque ce pays était le second producteur du monde avec 6,6 Mns de barils/jour.

La Russie semble n’avoir aucun intérêt économique à maintenir le pétrole à un niveau durablement bas… mais l’intérêt est peut-être d’ordre géostratégique. En prenant l’Arabie Saoudite à son propre jeu, la contraignant à devenir un pays débiteur et à puiser dans ses (immenses) réserves.

Si l’Arabie commence à liquider les actifs de ses fonds souverains, ça ne va pas être bon pour Wall Street, la City et les marchés en général.

Mais sous les 40$ et désormais les 37,7$, elle n’a plus le choix pour financer la paix sociale en interne et ses opérations de guerre à l’extérieur (Yemen/Syrie).

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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