Chute de tension pour les services informatiques

Rédigé le 28 novembre 2012 par | Mid et Small Caps Imprimer

Avalanche de gains pour la stratégie de Mathieu Lebrun !

Impressionnant : des plus-values de +306%…+165% et +300% sans oublier les plus-values exceptionnelles de 210%, et 253% réalisées grâce à la botte secrète de Mathieu.

Mieux encore, la performance nette réelle du portefeuille de cette stratégie avoisine aujourd’hui les +65% – en incluant les frais et les pertes !

Plus de deux cents particuliers utilisent déjà cette stratégie, alors découvrez-là vite et ne tardez pas à les rejoindre pour profiter des prochains gains!

Par Pierre Havez

Croissance en panne, rentabilité sous pression, valorisations basses pour ne pas dire au rabais, le secteur des services informatiques est loin d’arborer une éclatante santé – c’est d’ailleurs l’un des freins à la performance des small qu’Eric vous a présentés lundi.

Premier symptôme, un coup d’arrêt de la croissance du secteur: la profession a affiché pas moins de six trimestres consécutifs de croissance organique à, au moins, +3%… jusqu’à tomber à une croissance zéro au deuxième trimestre 2012, à quelques dixièmes près.

Les facteurs en cause

Certes, les sociétés du secteur peuvent invoquer que plusieurs facteurs exogènes ont pénalisé le trimestre. Le principal d’entre eux est d’ordre calendaire. En effet, le deuxième trimestre 2012 a perdu deux jours ouvrés par rapport au T2 2011, soit un effet dépressif de 3,2 points sur l’activité. Et cet impact n’intègre pas le fait que le mois de mai était en outre plus propice aux ponts cette année qu’en 2011. Retraité de l’effet « jours ouvrés », la croissance organique du T2 2012 serait finalement proche de celle des trois trimestres précédents.

Bien que plus difficile à mesurer, l’élection présidentielle a pu également entraîner un phénomène d’attentisme en avril-mai. Cela dit, la pression sur la rentabilité est clairement perceptible. L’effet calendaire a une fois de plus joué. Mais c’est surtout le fait que la demande se soit arrêtée en avril-mai, alors que les sociétés avaient poursuivi leurs recrutements en début d’année, qui a défavorablement pesé sur le secteur. Conséquence : une brusque remontée du taux d’inter-contrats au deuxième trimestre (c’est-à-dire la période transitoire durant laquelle les ingénieurs sont dans l’attente d’une nouvelle mission).

Parallèlement, la pression sur les prix a été forte en début d’année lors des renégociations annuelles – notamment avec les clients du secteur bancaire et des télécoms. Au global, la rentabilité opérationnelle médiane recule de 0,5 point par rapport au premier semestre 2011 et retombe au niveau du premier semestre 2009! Cette dégradation est concentrée sur la France où la perte de marge est d’un point.

Autre signe de l’incertitude croissante, le poids des charges non courantes (restructurations, dépréciations d’actifs) a sensiblement augmenté dans les comptes des SSII au premier semestre 2012.

Le troisième trimestre est resté dans cette même tendance de croissance anémique (+0,9% en moyenne pondérée d’après  mes calculs, sans effet calendaire). Logiquement, le Syntec Numérique, syndicat professionnel du secteur, a revu à la baisse baisse sa prévision 2012, tablant désormais sur une activité stagnante pour le marché contre +1% attendu en début d’année (avril).

Quelques opportunités demeurent

Dans ces conditions, les multiples actuels de valorisation sont proches des niveaux moyens de 2011 : les SSII se paient moins de 7 fois leur résultat opérationnel moyen. Pire, depuis 2008, le secteur n’a jamais retrouvé les niveaux de la période 2004-2007 (sans parler de 1999-2000) et affiche même des multiples près de deux fois inférieurs.

D’après plusieurs analystes financiers, il pâtit auprès des investisseurs d’un manque de catalyseurs : croissance du CA moindre que celle des éditeurs de logiciels ou des valeurs cycliques, effets de levier sur les marges plus limités. Et les prévisions du Syntec Numérique pour l’an prochain ne vont pas inverser la tendance : l’activité des SSII est attendue en repli de 0,9% en 2013 en France.

Tous les malades sont-ils pourtant incurables ? Non, certains patients sont sains. Dans un contexte de décroissance dans l’Hexagone en 2013, il paraît logique de privilégier les groupes ayant une forte présence à l’international et ceux spécialisés dans l’infogérance qui reste le segment le plus porteur.

Les trois valeurs qui me paraissent le mieux correspondre à ces thématiques sont:

Cela d’autant que le cours de ces valeurs n’a pas perdu de terrain depuis un an. En effet, si OSIATIS et Infotel limite la casse avec une performance annuelle autour de 6%, NEURONES prend tout de même plus de 20% – ce qui est une belle performance compte tenu de l’état de santé du secteur.

A l’opposé nombre de valeurs ont chuté. Par exemple, VISION IT (BE0003882025) qui perd sur un an plus de 20% ou BUSINESS ET DECISION (FR0000078958) qui lâche plus de 32%.

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