Chute de l’ISM des services aux Etats-Unis : Quelle réaction ?

Rédigé le 6 septembre 2016 par | Analyses indices, Autres indices, Indices, sociétés et marchés, Toutes les analyses Imprimer

Le scénario d’une hausse de taux en septembre, et même en décembre, prend une grosse torpille au niveau de la salle des machines avec une chute de plus de 4 points (de 55,5 vers 51,4) de l’ISM américain des services (activité anticipée dans le secteur tertiaire).

L’ISM des services chute de 55,5 vers 54,1 outre-Atlantique. Il doit en fait s’agir de celui de la Tasmanie ?

Le secteur des services, c’est le 1er pourvoyeur d’emplois aux Etats-Unis.

Le marché du travail a ralenti en août, ce qui a paradoxalement provoqué une euphorie boursière en Europe. Est-ce qu’un ISM qui déjoue un consensus de 55 (soit un repli symbolique de -0,5 points) va déclencher une décrue symétrique des marchés sur le constat qu’une mauvaise nouvelle sur l’emploi était effectivement une « mauvaise nouvelle » à une échelle économique plus étendue ?

Evidemment non !

Le chiffre qui vient d’être publié est aussi éloigné que possible des anticipations, mais il ne provoque strictement aucune réaction décelable sur les marchés.

C’est comme si l’ISM n’avait pas été publié… ou qu’il s’agisse de celui de la Tasmanie.

L’évolution des indices ne reflète aucune espèce de manifestation ou de prise en compte du réel (le tertiaire, c’est juste deux tiers du PIB américain… Qui devrait s’en soucier à Wall Street ?).

Les cours des actifs sont administrés. Il n’était pas prévu qu’ils bougent aujourd’hui, donc ils ne bougent pas.

C’est bien clair pour tout le monde ?

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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