Chronique d’une chute annoncée

Rédigé le 16 janvier 2009 par | Apprendre la Bourse Imprimer

Retour en arrière sur mon billet du 27 novembre dernier, intitulé alors : « Pas de retournement à l’horizon proche !« . Eh bien que dire, sinon que ce billet reste valable aujourd’hui !

Où en sommes-nous depuis la dernière fois ?

A 100  points d’écart à peine, puisque le CAC 40 cote aujourd’hui 3 022 contre 3 114 pts fin novembre. Tous les niveaux que j’avais indiqués restent rigoureusement les mêmes : le point pivot sur les 3 500 tient toujours et mes objectifs baissiers restent au goût du jour : 2 400 puis 2 130 pts !

Il me semble bon de noter ici deux facteurs techniques majeurs qui viennent corroborer mon hypothèse de poursuite de la baisse :

– d’abord les très faibles volumes dans les journées de reprises haussières ;

– et, ensuite, une volatilité toujours extrême, sur des plus hauts historiques, qui montre bien combien l’aléa reste de rigueur dans la gestion et auprès des intervenants.

Côté conjoncture ou nouvelles économiques, là encore, rien ne vient plaider pour un retournement immédiat, ni peser bien lourd de l’autre côté de la balance. Les informations qui me viennent de la partie « inside » des entreprises, si elles ne sont pas affolantes, n’en sont pas moins inquiétantes. Le mot « récession » demeure sur toutes les lèvres et l’effet Obama semble avoir été presque étouffé dans l’oeuf. Enfin, les banques centrales disposent désormais d’une faible marge de manoeuvre pour asséner de nouvelles piqûres dopantes sur les marchés.

Donc… après une chute de plus de 50% depuis l’été 2007, j’anticipe encore une perte de 20 à 30% sur l’indice phare de la place parisienne.

La grande vague C toujours en cours de formation

Nous sommes toujours en train de dessiner la vague C d’un grand mouvement de consolidation en trois temps (notés A, B et C sur le graphique ci-dessous) et qui avait été initié sur les sommets d’août 2000. Or, comme le veut la théorie, nous pouvons anticiper que la vague C devra répliquer, au moins, 100% de l’amplitude de la vague A (achevée en mars 2003), reportée au sommet de la vague B (juin 2007). Ceci me paraît toujours sans appel aujourd’hui, ou c’est toute ma théorie que je devrai remettre en cause !

On notera ici pour l’exemplarité de la théorie elliottiste, les décomptes très nets en cinq temps des grandes vagues A et B de la phase de consolidation.

◊ Une baisse inéluctable

Il est encore illusoire d’espérer un retournement avant d’avoir atteint de sérieux plus bas. En effet, la forte chute initiée à l’été 2007 reste d’une amplitude et d’une intensité telles que tous les ratios de retracement de Fibonacci ont été enfoncés, et que le décompte elliottiste appelle encore à une vague de baisse… au moins !

Par ailleurs, la cassure à la baisse de la borne inférieure du canal descendant qui a contenu la chute des cours de juin 2007 à début novembre 2008 a engendré un potentiel négatif encore non épuisé. Graphiquement parlant, cette borne inférieure est passée de support à résistance dite en pullback.

◊ Que devrait-il se passer maintenant ?

Outre un léger support intermédiaire situé sur les 2 785 pts, plus rien ne semble désormais pouvoir empêcher l’indice phare de la place parisienne de reprendre sa déroute vers mes objectifs autour des 2 400 pts (point bas de mars 2003), puis, surtout, autour des 2 300 pts. Ce niveau correspond en effet à l’objectif théorique de la vague C : projection de 100% de la vague A reportée en vague B. Ce scénario restera valable tant que les 3 500 pts ne seront pas nettement dépassés. A contrario, seul un net passage au-dessus des 4 530 pts pourrait aujourd’hui réinstaurer un biais haussier sur le plus long terme.

Regardez le graphique ci-dessous :

Vagues A, B et C du CAC 40

Que nous dit ce graphique et pourquoi est-il sans appel ?

Depuis août 2000, le CAC 40 est entré dans une large phase de consolidation. Après une première lourde chute de près de deux ans et demi, jusqu’en mars 2003, donc, on a assisté à un inversement de tendance de plus de quatre ans, qui a vu son apogée en juin 2007. Or, depuis ce sommet, le retournement — qui pouvait encore passer pour correctif jusqu’aux fameux 3 840 pts dont je vous ai longtemps parlé jadis — est devenu bien trop important pour ne pas se prolonger jusqu’au prochain seuil technique cohérent.

Comme je vous le disais plus haut en effet, tous les ratios de retracement ont été enfoncé, et une vision plus panoramique de l’indice vient naturellement corroborer mon hypothèse : la vague C doit se prolonger encore et l’abîme est profond.

Quelle stratégie adopter et comment en profiter ?

Je me souviens avoir beaucoup hésité à shorter le rebond de fin octobre dernier, car celui-ci était assez impressionnant, et les marchés totalement erratiques. Pourtant, j’avais beaucoup moins d’hésitation à envisager une nouvelle reprise de la baisse qu’à jouer le retournement haussier. L’avenir m’a donné raison. Et je vais dès à présent reprendre ma stratégie me permettant de gagner avec cette « chronique d’une chute annoncée » ! N’hésitez pas à profiter avec moi de ce nouveau contexte favorable à une stratégie baissière sur produits adaptés comme des turbos puts !

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marc-dagher
marc-dagher

Un commentaire pour “Chronique d’une chute annoncée”

  1. quel est l’avenir du billet vert pour les 3 a 6 prochains mois
    andre

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