Christian Homsy de CARDIO3 BIOSCIENCES : « Je suis un farouche partisan des marchés financiers »

Rédigé le 12 novembre 2013 par | Biotechs et Medtechs, Interviews, Mid et Small Caps Imprimer

Christian Homsy Cardio3biosciencesLe secteur de la cardiologie m’est assez inconnu. Bien sûr, je connais Carmat et son coeur artificiel, mais je dois avouer que CARDIO3 BIOSCIENCES (BE0974260896) m’était étrangère. Voilà une lacune dorénavant comblée depuis ma rencontre avec son président, Christian Homsy. Excellent pédagogue, l’homme sait parfaitement communiquer sa passion pour les thérapies régénératives et sa foi en sa société.

EL : Pouvez-vous revenir sur votre carrière avant la création, en 2007, de Cardio3 BioSciences ? CH : J’ai 54 ans. Je suis docteur en médecine à l’Université catholique de Louvain et j’ai également un MBA de l’IMD à Lausanne. Entre 1991 et 2004, j’ai travaillé chez Guidant Corporation, un spécialiste d’équipements médicaux pour le traitement des maladies cardiovasculaires détenu par Eli Lilly, et j’ai participé à son IPO. Puis, avant de fonder CARDIO3 BIOSCIENCES, j’ai été directeur général de Medpole, un incubateur de distribution européen visant à lancer des entreprises biotechs et medtechs innovantes.

EL : Pourriez-vous nous décrire CARDIO3 BIOSCIENCES en quelques mots ? CH : Nous sommes spécialisés – et même leader – dans le développement des thérapies régénératives, protectrices et reconstructrices pour le traitement des maladies cardiaques. C’est la célèbre Mayo Clinic, aux Etats-Unis, qui a découvert la technologie que nous développons, c’est pourquoi elle détient 7% de notre capital. Ce mode de transfert de technologie permet d’aligner les intérêts des inventeurs (Mayo Clinic) et de l’entreprise qui développe l’invention en question (Cardio3 BioSciences). Je vais essayer d’être didactique : après un infarctus, votre coeur ne fonctionne plus qu’à 50 ou 60%, voire moins. Vous êtes souvent en insuffisance cardiaque et en danger de mort. C’est là que nous intervenons. Notre stratégie vise à prélever des cellules dans votre moelle osseuse pour les reprogrammer en cellules cardiaques. Nous les réinjectons ensuite dans votre coeur via une procédure peu invasive. Cette technique doit permettre d’améliorer très nettement le fonctionnement de votre coeur tout en le reconstruisant.

EL : Où en êtes-vous en termes d’avancée technologique ? CH : Notre thérapie, baptisée C-Cure, est la première étude de Phase III approuvée au monde dans le domaine des médecines régénératives pour l’insuffisance cardiaque. Nous avons déjà eu des autorisations de Phase III en Espagne, au Royaume-Uni, en Belgique, en Israël, en Italie, en Serbie et en Hongrie. Actuellement nous recrutons nos 240 patients dans 11 centres de renommée internationale. Cela va durer jusqu’à fin 2015 environ, c’est une durée tout à fait classique avec ce genre de technologies. Les premiers traitements pourraient commencer dès 2016-2017 et le marché visé est gigantesque.

EL : L’IPO date de juillet dernier. Pensez-vous faire de nouveau appel au marché ? CH : Nous avons les moyens d’attendre la fin de la Phase III sans faire appel au marché, notre trésorerie nette actuelle est de 24 millions d’euros. Après, tout est possible, que ce soit un accord de licence avec une big pharma ou une levée de fonds supplémentaire soutenue par nos principaux fonds que sont Tolefi, une holding familiale luxembourgeoise, ou encore la clinique Mayo. Je regrette simplement que notre flottant soit de 6%, mais je comprends le fait que les institutionnels n’aient pas envie de sortir d’un si beau projet. Tout comme nous, ils y croient et ils ont raison. Je suis moi-même actionnaire à hauteur de 4%. La Bourse nous apporte beaucoup en crédibilité et, même si les premières cotations ont été difficiles, je n’ai aucun regret. Je suis un farouche partisan des marchés financiers, et c’est pour ça que CARDIO3 BIOSCIENCES est coté aussi bien à Paris qu’à Bruxelles. N’oubliez pas que nous sommes une société belge.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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3 commentaires pour “Christian Homsy de CARDIO3 BIOSCIENCES : « Je suis un farouche partisan des marchés financiers »”

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