Disparition de patrons chinois…

Rédigé le 11 décembre 2015 par | Big caps, Toutes les analyses Imprimer

Saviez-vous que les PDG chinois sont victimes d’un étrange syndrome qui les fait s’évanouir dans la nature (ou disparaître médiatiquement) du jour au lendemain ? Serait-ce une épidémie ?

Souvenez-vous de Mike Poon – l’un des acheteurs de l’aéroport de Toulouse-Blagnac –  fin mai dernier : j’avais à l’époque raillé la disparition du PDG de Friedmann Pacific Asset en me demandant si « L’acquéreur de l’aéroport de Toulouse se serait-il envolé ? »

La disparition du jour (ce n’est pas encore une « alerte enlèvement » avec diffusion internationale), qui s’est également produite dans un aéroport (celui de Shanghai), va certainement faire beaucoup plus de bruit puisqu’il s’agit de celle de Guo Guangchang, le nouveau propriétaire du Club Méditerranée et patron du très médiatique conglomérat chinois Fosun… dont les cotations ont été suspendues sur les bourses de Shanghai et Hong-Kong ce vendredi matin.

Le milliardaire de 48 ans ferait l’objet d’une enquête pour corruption qui viserait principalement Ai Baojun, le  vice-maire de Shanghai.

La corruption, source des épidémies de disparition

Le monde des affaires est assez complexe en Chine : tout dépend de la façon dont la justice déplace le curseur qui sépare l’entretien de bonnes relations de la « corruption ».

L’emploi de ce terme signe généralement la disgrâce politique, ou économique, d’une personne riche et influente qui ne s’est pas contenté de mordre sur la ligne jaune mais a franchi la ligne rouge (c’est-à-dire a nuit aux intérêts de très hauts personnages du Parti).

Un homme d’affaire avisé est précisément celui qui sait jusqu’où ne pas aller : nous saurons bientôt si Guo Guangchang en fait partie… ou pas !

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