Le champagne revient-il au goût du jour ?

Rédigé le 10 mai 2013 par | Indices, sociétés et marchés, Mid et Small Caps Imprimer

Par Pierre Havez

Comme le disait Eric en février dernier, « le champagne ne pétille plus« . Il est vrai que ce secteur souffre particulièrement de la crise. Après une excellente année 2011 pendant laquelle les ventes avaient progressé de 3,5%, le marché s’est tassé. Les exportations dans les pays émergents peinent à compenser la diminution du marché français qui reste le premier en termes de ventes en volume. Sur les marchés, les différents acteurs restent à la peine, mais un sursaut semble se profiler. Faisons le point.

•LAURENT-PERRIER : attendez les résultats annuels

Créé en 1812, LAURENT-PERRIER (FR0006864484) produit et commercialise du champagne moyen et haut de gamme sous six marques principales que sont Laurent-Perrier bien sûr, mais également Salon, Delamotte, Vicomte de Castellane, Jeanmaire et Oudinot. La société dispose ainsi de quatre sites d’élaboration pour ses différentes marques, qui sont distribuées au travers du circuit traditionnel : cafés, hôtels, restaurants, cavistes et ventes directes.

Au troisième trimestre de son exercice 2012-2013, la maison de champagne a réalisé un chiffre d’affaires en retrait de 2,8% à 88,5 millions d’euros. Un recul limité compensé en partie par un effet de change positif de 1,2%. Sur les 9 premiers mois de l’exercice, les ventes restent en légère croissance de 0,5% à 184,1 millions d’euros, encore une fois portées par l’évolution positive des changes. Mais pendant ce temps, les volumes continuent de décroître.

Cependant, les exportations du groupe ont représenté 72,3% de ventes du troisième trimestre et le haut de gamme atteint désormais 37,2% de ses revenus. Si les investisseurs demeurent encore sceptiques dans l’attente d’un rebond du secteur, le titre s’est tout de même bien repris depuis cette dernière publication. Depuis 1 an, la valeur abandonne toujours 8,23% à 67,10 euros à la clôture du 07 mai 2013, et 4,14% depuis le début de l’année. Mais restez à l’affût : la communication des résultats annuels, prévue pour le 28 mai prochain, pourrait constituer une bonne occasion de se repositionner sur la valeur.

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•VRANKEN-POMMERY MONOPOLE maintient les objectifs de son plan à 3 ans

Beaucoup moins ancienne, la maison VRANKEN-POMMERY MONOPOLE (FR0000062796) produit et distribue du champagne et du Porto depuis 1976.Le champagne, de loin l’activité principale du groupe, est commercialisé sous les marques Demoiselle, Pommery, Vranken, Charles Lafitte, etc… Mais sa part dans l’activité a fortement décru entre 2007 (92,6% du chiffre d’affaires) et 2012 (82,9%). En effet, depuis 2005, VRANKEN-POMMERY s’est diversifié dans les vins rosés via un accord de distribution mondial des produits du groupe Listel. Cette activité représente aujourd’hui 17,1% de ses ventes. Le groupe distribue près de 70% de son volume d’activité en direct et s’appuie sur son réseau propre en France, Belgique, Suisse, Allemagne, Royaume-Uni et Etats-Unis.

Comme son concurrent, VRANKEN-POMMERY MONOPOLE subit une diminution de son activité. La maison de champagne a ainsi publié un chiffre d’affaires au premier trimestre 2013 en repli de 17,3% à 43,6 millions d’euros. Néanmoins, l’activité champagne affiche une stabilité (+0,3%) à 30 millions d’euros et les ventes de vins de marque sont même en croissance de 2,1% à 9,8 millions d’euros. Le recul provient donc surtout de l’activité des vins génériques, divisée par 4 à 0,5 million d’euros !

La direction indique pourtant que ces chiffres ne remettent pas en cause les objectifs de son plan à 3 ans qui vise à repositionner le groupe sur des produits à plus forte valeur ajoutée, réduire les stocks et se désendetter. Les investisseurs semblent confiants dans la capacité du management à atteindre ces objectifs. Alors que la valeur a perdu 8,97% sur un an à 20,51 euros à la clôture du 07 mai 2013, elle reprend des couleurs en grignotant 0,05% depuis un mois.

•LANSON-BCC dispose de la meilleure capacité de rebond

Créé en 1991, LANSON-BCC (FR0004027068) est une société holding regroupant des maisons de champagne qui produisent, élaborent et commercialisent des vins de champagne. La société rémoise puise cependant ses sources aux origines des maisons champenoises Chanoine (1730) et Boizel (1834) et depuis 2006 Lanson (1760).

Les principales marques commercialisées par le groupe sont spécialisées par type de marché : Boizel est ainsi destiné aux particuliers via la vente par correspondance et l’e-commerce, tandis que Chanoine Frères s’adresse aux grandes et moyennes surfaces, et Philipponnat et De Venoge aux restaurants, cavistes et épiceries de luxe. Reprise début 2006, LANSON se veut de son côté une marque transversale sur tous les circuits de distribution.

Le dernier des trois acteurs semble faire preuve de la meilleure capacité de rebond. Son chiffre d’affaires reste pourtant fortement ancré sur la France (58,7% en 2011) par rapport à l’export. Mais au premier trimestre 2013, ses ventes ont atteint 46,09 millions d’euros, en hausse de 9,7%. En dépit d’un recul prononcé de 19,51% depuis un an à 33,00 euros à la clôture du 07 mai 2013, la valeur grignote 1,26% depuis le début de l’année.

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