« Chacun pour soi » en europe désormais ?

Rédigé le 2 mars 2015 par | Toutes les analyses Imprimer

L’étonnement de beaucoup de citoyens européens, c’est de constater à quel point les pays les plus sévères envers la Grèce sont précisément ceux dont la situation budgétaire et sociale est la plus dégradée et subissant des taux de chômage astronomiques et un effondrement du pouvoir d’achat, Espagne et Portugal en tête.

Samedi dernier, Alexis Tsipras a réagi à cette sévérité, en reprochant aux gouvernements conservateurs de Madrid et Lisbonne de s’être montrés « intransigeants dans les négociations sur la dette grecque et d’être en tête des forces conservatrices en Europe », au risque de conduire la Grèce à une « asphyxie financière pour des raisons électorales ».

Mariano Rajoy et Marco Antonio Costa ont naturellement répliqué que « se chercher un ennemi extérieur ne résout pas les problèmes intérieurs ».

À la prochaine catastrophe naturelle, ou économique, qui frappera l’Espagne ou le Portugal, espérons que les autres pays européens auront retenu la leçon : les pays subissant un revers auront à se débrouiller avec leurs problèmes intérieurs.

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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