Pourquoi je suis passé aux CFD ?

Rédigé le 16 mars 2010 par | Apprendre la Bourse Imprimer

Après vous avoir parlé des spreads et donc de l’aspect « économique » et pratique des CFD, attardons-nous maintenant sur les caractéristiques intrinsèques des CFD : vous allez voir pourquoi j’ai choisi de m’orienter vers ces produits.

Une large gamme de sous-jacents

Ce qui m’a séduit avec les CFD, c’est en premier lieu le large panel de sous-jacents qui est à notre disposition. En effet, vous n’êtes plus obligé d’investir uniquement sur des valeurs du CAC40 ou sur quelques très grosses capitalisations mondiales, comme c’est le cas pour la plupart des certificats, warrants et turbos proposés.

De même, vous n’êtes plus cantonné à une centaine de valeurs françaises comme cela peut être le cas sur le SRD. Avec les CFD, l’univers d’investissement s’élargit nettement.

Chez le broker avec qui je travaille notamment, vous pouvez ainsi investir en CFD sur plus 9 000 sous-jacents différents !

Un mécanisme de cotation simple

La barrière du sous-jacent étant levée, essayons de comprendre le mécanisme de cotation des CFD.

Eh bien, rien de plus facile. Avec les CFD, on ne parle plus de « valeur temps », de « barrière désactivante » ou encore de « volatilité implicite ». Leur mécanisme est au final très simple.

C’est comme si vous investissiez sur une action (à la hausse ou à la baisse), l’effet de levier en plus. Inutile donc de chercher le bon produit, avec un prix d’exercice adapté à notre scénario, ou encore une échéance appropriée pour « coller » au timing du mouvement attendu… oubliez tout !

Tous ces facteurs rendaient en effet peu transparent le prix des produits que l’on nous proposait. Ayant été responsable du service 100% Warrants pendant plusieurs années, j’ai à ce titre quelques anecdotes sur la volatilité implicite.

En effet, sur les warrants, la détente que l’on a connue sur la volatilité implicite depuis plusieurs mois rendait très délicats les achats de warrants. En effet, la prime d’un warrant est très sensible aux mouvements de volatilité implicite. Dès lors, dans le sillage du redressement des marchés actions, le VIX (indice de référence que mon collègue Sébastien Duhamel détaillait la semaine dernière) s’est inscrit en chute libre depuis un an — il a tutoyé un niveau historique autour des 90% en octobre 2008 et évolue dernièrement sous les 20%. La détente du VIX pesait alors naturellement sur le prix de n’importe quel warrant et, entre nous, cela a d’ailleurs précipité notre décision d’arrêter le service en fin d’année dernière.

J’ai ainsi de nombreux cas en mémoire où, alors que j’étais en gain sur le sous-jacent, le prix de mon warrant était lui simultanément en perte du fait d’une chute continue de la volatilité.

De même, la question de l’évaluation de cette volatilité sur les produits était parfois plus que discutable. J’ai ainsi des souvenirs où, sur les warrants, le pricing de la volatilité implicite à un instant T variait de plusieurs points entre différentes banques pour un produit aux caractéristiques strictement identiques ! Etrange, non ?

Sans épiloguer outre mesure, j’ai alors commencé à m’intéresser aux autres outils dérivés disponibles, les CFD notamment. Et bien, après plusieurs mois de backtesting, je suis arrivé à un constat simple : les CFD sont selon moi l’un des meilleurs outils pour l’investisseur actif aujourd’hui. Par souci d’objectivité tout de même, je vais ci-dessous vous parler du seul petit inconvénient des CFD.

Un tout petit, tout petit inconvénient

Je dois admettre qu’il y a bien un petit désagrément avec les CFD. Néanmoins, comme vous le constaterez par vous-même, il s’agit là plus d’une petite incommodité d’ordre pratique que d’un réel souci de trading. Pour trader les CFD, vous devrez immanquablement ouvrir un compte spécial chez un broker et immobiliser de l’argent sur ce compte.

Toutefois, pas besoin forcement d’aller ouvrir un compte directement chez l’un des trois principaux prestataires (Saxo Banque, IG Markets et WH Selfinvest). En effet, ces trois entités travaillent déjà avec la majorité des courtiers français de première ligne (Fortuneo, Cortal Consors, Bourse Direct…). En somme, si vous détenez déjà un compte-titres chez l’un d’entre eux, les modalités d’ouverture d’un compte CFD en seront très simplifiées.

Pour pouvoir trader les CFD, il faut donc ouvrir un compte spécial et y déposer une somme minimum. Celle-ci varie en fonction du broker : WH Selfinvest vous demandera par exemple 2 500 euros tandis que chez Saxo Banque le montant minimum commence à 2 000 euros.

L’ouverture d’un compte chez IG Markets ne requiert pas de dépôt minimum. On voit ici que la concurrence sur le marché des CFD a du bon. En effet, Saxo Banque et IG Markets viennent, par exemple, de revoir à la baisse leurs exigences en matière de dépôt à l’ouverture d’un compte. Il y a encore quelques mois, ces deux brokers demandaient un investissement de départ d’au moins 10 000 euros… bien loin des seuils actuels donc. Tant mieux pour nous, les CFD n’en sont que plus accessibles !

Enfin, et pour ceux qui seraient encore dubitatifs, sachez que lorsque vous ouvrez un compte CFD chez n’importe quel broker, ce dernier met à votre disposition une plate-forme simple et rapide. Leur offre est très fournie et selon l’intermédiaire choisi, vous aurez simultanément accès à de nombreux outils de toute première qualité (analyse technique, flux de news, recherche…).

De plus, dans la plupart des cas (comme chez Saxo Banque par exemple), vous ne payez d’ailleurs aucun frais supplémentaire (pas de frais de virement, de retraits des fonds, de frais de dossier, de frais d’abonnement à la plate-forme).

Très honnêtement donc, une fois l’étape de l’ouverture de compte passée (vous pouvez d’ailleurs au préalable tester gratuitement les plates-formes CFD pendant une quinzaine de jours pour vous faire une idée), vous vous rendrez vite compte du potentiel et de la souplesse d’utilisation de ces produits. En tout cas, moi, ils m’ont convaincu depuis plusieurs mois et franchement, depuis, il ne m’a jamais paru aussi simple de gagner de l’argent en Bourse.

Mots clé : - -

Mathieu Lebrun
Mathieu Lebrun
Rédacteur en Chef d'Agora Trading

Mathieu Lebrun est analyste financier. Il commence sa carrière chez Fortis Banque pour intégrer la table de négociations sur devises au sein de la salle des marchés du groupe Natexis Banques Populaires. En 2004, il intègre un cabinet de conseil sur produits dérivés en tant qu’analyste technique et obtient son diplôme d’Analyste Technique délivré par la STA (Society of Technical Analysis).

Depuis près de 10 ans, il s’est forgé une solide expérience sur les marchés financiers. En juin 2013, il décide de créer un service de trading simple et efficace : Agora Trading. Pour ses abonnés, il combine à merveille sa lecture des différentes classes d’actifs et leur corrélation pour en tirer le meilleur. Vous pouvez ainsi vous positionner en toute simplicité, en exploitant des outils de trading ultra-efficaces, les certificats Turbos.

En savoir plus sur Agora Trading.

8 commentaires pour “Pourquoi je suis passé aux CFD ?”

  1. moi aussi, je suis sur les CFD, grande facilité et accès à presque tous les marchés. Bien que les commodities soient plutôt mal représentées par rapport aux futures. On peut également accèder au Forex avec les CFD, les indices comme le dollar index qui permet de fixer la valeur du dollar contre les autres devises. Ce dernier indice est très instructif, suivre le dollar index en juxstaposition des indices actions ou autre, permet de prendre conscience de la puissance du facteur dollar sur les tendances. Les plateformes de démo sont plutôt pratiques et l’on peut utiliser Metatrader à peu près partout, la plateforme de Whselfinvest, la prostation est également performante, surtout que ce courtier a fait des efforts remarquables pour la formation de ses clients. les CFD peuvent également être utilisés pour couvrir son portefeuille actions, ce qui est moins complexe que les options. Les futures sont encore plus interessants mais nécessitent plus de capital pour trader. Les CFD pour le court et très moyen terme, les futures couvrent tous les horizons.

    attention, les CFD sont ce qui se fait de mieux pour trader actuellement, mais il faut absolument appliquer un money-management sinon l’effet de levier peut être destructeur !

  2. autre aspect : on peut trader à toute heure, selon son tempérament 🙂 on peut aussi suivre le CAC40 et le S&P500 en même temps, notamment l’après-midi. A cet égard, les CFD lissent, en période overnight, les cours et il n’y a pas de gap à l’ouverture de Paris….on peut élaborer des indicateurs et des stratégies. Tout est possible, et la partie automation des stratégies est à découvrir. Philippe Béchade a bien montré que la majeure partie des ordres sont des ordres automatiques issus du flash-trading, des automates algorythmiques, etc…et donc, à terme, cet aspect sera prépondérant. Peut-être qu’au delà des automatismes qui appliquent des stratégies, nous verrons des programmes de surveillance et d’analyse en temps réel scrutant les marchés, pour le trader lambda…finalement, le trading sera un peu plus une affaire de régulation, comme l’automatisation d’une usine, d’un réseau, etc…

  3. Commentaire ultra marketing contre commentaire haineux, creux et sans le moindre argument !!! allez ailleurs 🙂

  4. Bonjour,

    En ce qui concerne les CFD, Il y a un côté un minimum marketing dans mon discours car effectivement je suis sincèrement convaincu des avantages de ces produits. Je vous donne dans ces articles mon opinion sur les CFD, notamment au regard de mes expériences passées sur d’autres produits dérivés. L’objet de mes articles vise seulement à informer et non pas à leurrer les gens. Mon opinion n’engage effectivement que moi et libre à vous de ne pas y adhérer. Sachez enfin que je suis absolument d’accord sur l’approche clé de « gestion des risques » en bourse et qu’en conséquence la discipline et la rigueur seront au cœur de mon service CFD (comme le dit un célèbre adage « avant de gagner de l’argent en bourse, il faut savoir ne pas en perdre »).

    Sachez enfin que si vous veniez à essayer mon service pour que nous fassions plus ample connaissance, vous vous rendriez vite compte que le fait de « se la péter grave » est tout sauf dans ma nature.

    Cordialement,

    Mathieu Lebrun

  5. le problème en matière de trading et d’investissement, c’est l’esprit de chapelle ! il n’y a pas de méthode miracle ! la méthode c’est cela le vrai sujet, la gestion des risques ou money-management doit faire partie de la boîte à outils, comme l’analyse technique, le timing-market, les indicateurs techniques qui permettent de prendre position ou d’en sortir, la stratégie (voir Marc Mayor par exemple) et l’information à travers le calendrier économique…ce dernier point me semble assez troublant car il faut interpréter l’information en tant que comportement immédiat que va prendre le « marché », sans pour autant agir selon sa compréhension et son intuition de l’information. Maintenant, je suis zen, que Paris réagisse aux chiffres de l’emploi US et non à ceux de l’emploi en France ne me chqoue plus, c’est ainsi :-), que le fait que la Fed va parler pour ne rien dire…;et que cela veut dire quelque chose 🙂 le trading est réellement technique, alors que l’investissement est plus fondamental, stratégique et économique. C’est la règle des 80/20 : en trading, 80 % technique, 20 % fondamental et en investissement, 80 % fondamental et 20 % technique…au final, la difficulté si on pratique les deux activités, c’est de bien distinguer les deux méthodes que l’on aura construites.

  6. Well désolé de vous faire peur Mister jymesnil avec mon petit coup de geule. En salle des marchés on se parle plus violamment, mais ça ne nous empeche pas d’aller boire des bières ensemble. Je ne suis pas là pour faire du politiquement correcte!
    Bizarrement vos commentaires après le mien sont beaucoup plus constructifs.
    J’aime bien votre adage mister Lebrun.
    Je suis content de partager cette meme opinion avec vous concernant « La place centrale de la gestion du risque en trading ». Mais il faut le diffuser et l’expliquer en long et en large tout le temps.
    Parceque le profit c’est la légitime rémunération de quelqu’un qui prends un risque!

  7. Mon courtier FORTUNEO propose l’accès aux CFD et au FOREX via son offre « Fortuneo Derivatives », qui utilise « en marque blanche » la plateforme du courtier IG MARKETS.

    Que pensez-vous de cette offre ? Ne vaut-il pas mieux passer directement par IG MARKETS ?

    P.S.: Je vous ai déjà posé à plusieurs reprises cette question en tant qu’abonné à votre service « Agora CFD », mais vous ne m’avez toujours pas répondu précisément…

    [img]http://www.lebilletdutrader.com/wp-content/uploads/2010/10/avatar1032.jpg[/img]

  8. […] Pourquoi je suis passé aux CFD ? | Le Billet du TraderMon courtier FORTUNEO propose l’accès aux CFD et au FOREX via son offre “Fortuneo Derivatives”, qui utilise “en marque blanche” la plateforme du courtier IG …ALLER SUR LE SITE! […]

Laissez un commentaire