Cette cinquième puissance mondiale qui va détrôner la France

Rédigé le 23 mars 2012 par | Biotechs et Medtechs, Mid et Small Caps Imprimer

Si vous lisez régulièrement les Publications Agora, vous n’êtes pas sans savoir que, pour Simone Wapler, « l’année 2012 marquera un tournant dans l’Histoire de France« . Et notre rédactrice en chef d’estimer que « notre pays, déjà en déclin, devrait voir son rang dans le monde se dégrader. » Au regard de l’actualité de ces derniers jours, cette affirmation semble loin d’être démentie…

La cinquième puissance économique mondiale menacée de décote

Tout comme moi, dans votre jeunesse vous avez retenu la leçon dispensée par votre professeur d’histoire-géographie vous expliquant que la France était la cinquième puissance économique mondiale. Il est grand temps de l’oublier. La donne change, une puissance en pleine ascension est aujourd’hui en passe de la détrôner.

Cette puissance, vous la connaissez très bien. Après une croissance débridée entre 1995 et 2000, elle a dû faire face à une période beaucoup plus noire, émaillée d’endettements sévères et de faillites en chaîne. Pourtant, à en croire une récente étude du Boston Consulting Group (BCG), depuis 1985, sa croissance n’a jamais cessé de progresser. Mieux encore, d’un point de vue économique, elle aurait atteint une hégémonie telle qu’aujourd’hui aucun secteur (ou gouvernement) ne saurait l’ignorer.

De quelle puissance suis-je en train de parler ? Cher lecteur… Il ne s’agit ni d’un Etat souverain perclus de dettes ni d’un fringant pays émergent. Souvent comparée à un pseudo-sixième continent, cette puissance économique n’est même pas un pays : c’est le World Wide Web — dit plus simplement… Internet. En effet, une dépêche de l’AFP datée du 20 mars dernier nous apprend que :

« Si le réseau Internet était un pays, il serait en voie de devenir la cinquième puissance économique du monde en 2016, derrière seulement les Etats-Unis, la Chine, le Japon et l’Inde, et devant l’Allemagne […] Dans quatre ans, il y aura trois milliards d’internautes dans le monde, contre 1,9 milliard en 2010 et l’économie Internet devrait représenter 4 200 milliards de dollars dans les pays du G20, contre 2 300 milliards de dollars en 2010. »

Certes, Internet n’est (et ne sera) jamais un pays — quoi que… Quand bien même il nous supplanterait en termes de création de richesse nous conserverons notre place parmi les pays les plus puissants d’un point de vue économique (pour combien de temps par contre…). En plus, la France profite des retombées économique du secteur Internet.

Mais à ce sujet, que fait le Web pour le PIB de la France ?

Quel impact économique ?

Si la France comptait plus de 44 millions d’internautes en 2010 (soit 68,9% de la population selon les chiffres du site Internet World Stats), la participation du secteur à notre PIB peu sembler dérisoire — environ 3% c’est-à-dire en-dessous de la moyenne du G20 qui s’établit à 4,1%…

Pour autant, ce sentiment mérité d’être nuancé. Dans le rapport Impact d’Internet sur l’économie française publié en mars 2011, le cabinet McKinsey & Company note que :

« En 2009, la contribution de la filière Internet au PIB de la France a représenté 60 milliards d’euros, et devrait s’élever à 72 milliards d’euros pour l’année 2010. Représentant ainsi 3,2% du PIB de la France en 2009 et 3,7% en 2010, cette contribution est supérieure à celle de secteurs clés de l’économie française comme l’énergie, les transports ou encore l’agriculture. »

Internet en France pèse donc plus lourd que ces secteurs séculaires !

Mais le cabinet estime que le poids économique du secteur est limité par différents freins :

– la balance commerciale du secteur est déficitaire ;
– 53% des PME sont encore dépourvues de site Internet ;
– le secteur public est peu impliqué.

Quasiment la moitié des entreprises en France n’a pas Internet ! Le gouvernement commence tout juste à dématérialiser les démarches administratives en créant des services publics en ligne Il y a donc un boulevard « pour exploiter pleinement le potentiel numérique de la France ».

D’autant que McKinsey & Company constate que malgré les dispositions déjà engagées, « il perdure des inégalités, dans l’accès comme dans l’usage, entre les différentes régions. » De fait, il encourage notre pays à prendre exemple sur ses voisins — en Europe comme à l’étranger. Ainsi, à l’horizon 2015, Internet pourrait bien contribuer au PIB français à hauteur de 5,5% et créer quelque 450 000 emplois.

Quelles sociétés surveiller ?

En tant qu’investisseur, il est donc intéressant de garder un oeil sur ce secteur. Mais reste encore à séparer le bon grain de l’ivraie. Dans ses news quotidiennes, Eric vous parle régulièrement des petites et moyennes valeurs du Web. Il vous partage son intérêt pour certaines et vous met en garde sur d’autres. Je vous rappelle qu’Eric est aujourd’hui à l’écart des valeurs suivantes :

ARTPRICE.COM (FR0000074783), trop volatile et dont la valorisation boursière est aberrante au regard de ses résultats. C’est un titre trop spéculatif pour Eric, qui perd 17% depuis le 1er janvier et dont le titre n’a pas de « raisons particulières de remonter eu égard à sa capitalisation actuelle » ;

HI MEDIA (FR0000075988) qui, malgré de bons résultats reste encore assez cher. Mais la société est la régie publicitaire numéro un pour le Web, propose des solutions de paiement aux entreprises et reste donc en pôle position pour profiter de la croissance du secteur Internet. Mais, suite aux mouvements de ces derniers jours, Eric reste prudent et préfèrera acheter un peu moins cher ;

MAXIMILES (FR0004174233) qui a dernièrement déçu et reste encore très cher avec un PER de 15 et la rentabilité ne devrait pas s’améliorer rapidement. Du travail à faire donc pour mieux exploiter le business de la fidélisation de clients en ligne !

En revanche, il vous invite à surveiller de plus près :

1000MERCIS (FR0010285965) dont « l’action est revenue sur des niveaux qui commencent à être attractifs avec par exemple une VE/ROC limitée à 7. Un rebond devrait avoir lieu dans les prochaines semaines » ;

LEGUIDE.COM (FR0010146092) actuellement déprécié mais dont la « situation financière devrait évoluer suite à l’acquisition sous conditions suspensives du guide shopping en ligne Ciao qui appartient à Microsoft » ;

SQLI (FR0004045540). Les résultats sont bons et Eric attend de rencontrer le management avant de revenir sur le dossier.

D’un point de vue plus général et encore plus ambitieux que le e-commerce ou l’Internet en France, je voudrais partager avec vous l’analyse de Ray Blanco, notre spécialiste américain des nouvelles technologies, sur l’explosion des données transmises sur Internet.

Comme vous le verrez, la révolution Internet est toujours en marche, les sociétés et les meilleurs ingénieurs planchent pour nous rendre le monde encore plus accessible, plus facilement, plus immédiatement.

Nous n’imaginons pas encore, à l’heure actuelle, tout ce que nous pourrons faire demain grâce au Web. Encore une révolution enthousiasmante et de nombreuses sociétés, parfaitement positionnées, ont pris une longueur d’avance dans ce domaine.

« En tant que citoyen français, vous avez le droit de savoir ce qui se passe ! »

Simone Wapler tire la sonnette d’alarme. A quelques semaines de l’élection présidentielle, notre pays vit peut-être ses derniers instants de calme. Après… eh bien tout pourrait basculer ! Simone vous invite à regarder en face la réalité économique de notre pays dans une vidéo exclusive…

Vous avez le droit de savoir ce qui se passe… mais aussi de connaître les mesures qui pourraient vous aider à vous protéger. Ne perdez pas une seconde et découvrez dès maintenant le message vidéo de Simone Wapler.

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