Ces quatre small caps résistent à la baisse…

Rédigé le 26 juillet 2011 par | Biotechs et Medtechs, Mid et Small Caps Imprimer

La sévère consolidation boursière enregistrée depuis début juillet n’a pas épargné nos small caps. C’est un fait. Cela se reflète bien entendu sur les indices des petites valeurs, qui sont en recul assez marqué.

Ainsi, l’indice CAC Small abandonne 5% depuis le début du mois tandis que l’indice Alternext perd 3,5%… Encore faut-il préciser que ces deux indices ont nettement rebondi sur les séances de mardi et de mercredi, de respectivement +2,7% et +1,7% (eh oui, toujours la volatilité et sur/sous-performance des small caps !).

La logique est la suivante : les gérants au début d’une baisse se délestent des valeurs les plus liquides comme l’ensemble du CAC 40 et du SBF 120… Puis si la baisse perdure, ils sortent des petites capitalisations, n’hésitant pas parfois à vendre massivement certains dossiers sur lesquels ils ont fait de beaux gains, ou au contraire des dossiers fortement spéculatifs, quitte à provoquer de fortes baisses.

C’est le cas notamment de ST DUPONT (-37% depuis début juillet) que je vous avais dit d’éviter, ou encore d’ARCHOS (-25%). Mais je ne suis pas là pour vous parler une nouvelle fois des survalorisations manifestes. Je veux parler des valeurs qui ne connaissent pas la baisse et qui progressent depuis début juillet. Car oui, il y en a !

INNATE PHARMA (FR0010331421 – IPH) : +32,5% depuis le 1er juillet

Je ne parle pas souvent des biotechnologiques — vous savez que je ne suis pas à l’aise avec cette activité en Bourse…

… Mais je ne peux passer sous silence l’envolée de cette société qui veut développer des médicaments à base immunologique destinés aux traitements des hépatites et des cancers.

Le chiffre d’affaires du groupe n’a atteint qu’un million d’euro au premier trimestre. La  hausse  spectaculaire est due à un accord de licence sans précédent avec Bristol-Myers Squibb. Le laboratoire américain pourrait verser jusqu’à 320 mero (million d’euros) à INNATE PHARMA après un versement initial de 24 mero. Et tout cela pour un nouvel anticorps en phase I de développement dans le traitement du cancer !

Ce qu’il y a tout de même d’incroyable, c’est que cet accord a lieu en phase I, c’est-à-dire au tout début du processus de développement d’un médicament. Je reste tout de même à l’écart du dossier en termes de recommandation car mes compétences sur le secteur des biotechnologiques restent assez faibles. De plus, je trouve ce secteur extrêmement dangereux car il s’apparente plus à du capital risque qu’à du capital investissement.

MAKHEIA GROUP (FR0000072993 – ALSEQ) : +18,5% depuis le 1er juillet

Pour une fois, je vais m’auto-congratuler. Je vous ai parlé de MAKHEIA GROUP le 29 avril dernier suite à ma rencontre avec Edouard Rencker, le P-DG du groupe spécialisé dans les contenus corporate, les contenus marketing et les contenus digitaux.

Depuis ma rencontre avec la direction, BNP Private Equity est rentré dans le capital via une augmentation de capital réservée et l’action est maintenant cotée en continu.

Plutôt que de faire un long discours, je vous conseille de relire cette analyse datant d’il y a à peine trois mois. Le titre a pris 31,5% depuis que j’ai parlé de la valeur, mais a encore un potentiel de hausse de l’ordre de 15%.

COME AND STAY (FR0004171346 – ALCSY) : +16% depuis le 1er juillet

Le spécialiste des prestations de marketing direct sur Internet reprend des couleurs après plusieurs années difficiles.

Sa capitalisation boursière revenue à 8,8 mero, soit une division par dix en cinq ans ! Mais 2010 a permis à la société de renouer avec la rentabilité d’exploitation même si, en raison de survaleurs, la perte nette a encore atteint 9,4 mero. Difficile de parler de recovery en ce moment, même si la direction apparaissait plutôt optimiste quand je l’ai rencontrée il y a quelques mois.

Après 22 mero de pertes cumulées en quatre ans, la société n’a plus le droit à l’erreur sous peine de disparaître du paysage Internet français. Apparemment, de plus en plus d’investisseurs croient en la résurrection… Le titre gagne 16% alors que les marchés chutent. Il faudrait tout de même quelques indications supplémentaires sur la rentabilité du premier semestre avant d’être complètement rassuré.

LE BELIER (FR0000072399 – BELI) : +6% depuis le 1er juillet

Voici l’un des moins connus des équipementiers automobiles. La société est spécialisée dans les pièces de freinage ou dans les pièces de suralimentation. LE BELIER a renoué avec la rentabilité l’an dernier en dégageant un résultat net de 10 mero. 2011 a démarré sur les chapeaux de roue avec une hausse du chiffre d’affaires de 31%.

Le deuxième trimestre devrait être moins bon en raison essentiellement de difficultés d’approvisionnement en pièces qui viennent du Japon.

Mais la société prévoit une nouvelle année de croissance après avoir réalisé +28,5% en 2010. Le groupe lorgne vers l’Inde et le Brésil d’ici 2012, ce qui complèterait son positionnement dans les émergents alors qu’il est déjà implanté en Chine (peut-on encore parler des émergents quand on parle de la Chine ? C’est un autre débat).

Sa situation financière est relativement confortable avec un gearing de 70%, ce qui lui laisse des marges de manoeuvre pour des opérations de croissance externe*. La valeur se paye cinq fois 2011 et quatre fois 2012. Bref, elle a encore une belle marge de progression selon moi car le titre a peu progressé depuis le début de l’année.

* Décryptage : croissance externe
On parle de croissance externe lorsqu’une entreprise achète une entreprise concurrente d’une taille plus modeste, ce qui lui apporte un certain volume de ventes et donc un chiffre d’affaires supplémentaire.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

En savoir plus sur La Lettre PEA et Mes Valeurs de Croissance.

2 commentaires pour “Ces quatre small caps résistent à la baisse…”

  1. bonjour,
    quid de SII et de akka technologies ?
    Cordialement.

    daniel.

  2. Dans le domaine des énergies renouvelables que penser de ALCNP (code mnémo) dont le cours fluctue de façon erratique, quelles que soient les nouvelles ?
    Un grand merci pour votre avis.
    Michel

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