Cours n°1 sur les options : un peu d’histoire

Rédigé le 12 mai 2011 par | Apprendre la Bourse Imprimer

_____________________________________________ Trader sur options et fondateur de l’Institut de la Bourse

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Puisque vous êtes nombreux à me demander des précisions, j’ai décidé de vous faire un petit cours, en plusieurs parties (il faudra suivre !) sur les options. Nous allons donc entamer ensemble une cession ultra-pédagogique. Vous serez incollable, mais surtout, j’espère que cela vous donnera envie de vous y mettre.

Allons-y.

Thalès utilisait déjà les options Commençons par un peu d’histoire. Je suis sûr que vous pensez que les options ont été crées en 1973 avec le Chicago Board Options Exchange (le CBOE). En réalité, les options remontent à la Grèce Antique et Thalès – oui, oui, le mathématicien et philosophe Grec – a, en son temps, utilisé les options pour se garantir d’un prix bon marché sur les pressoirs à olives avant la récolte.

Comprenez le mécanisme et déjà, vous aurez fait un pas énorme dans le fonctionnement des options aujourd’hui. Thalès pensait que la récolte allait être bonne ; donc ce qu’il fit, en dehors de la saison, c’est acheter à bas prix le droit d’utiliser les pressoirs pour le printemps suivant. Lorsque la récolte suivante s’avéra excellente, il exerça toutes ses options et loua ses pressoirs aux autres pour un prix plus important que ce qu’il avait engagé.

Notez qu’on parlait déjà de saisonnalité à l’époque ! (Ceux qui me connaissent savent que j’organise d’ailleurs des séminaires afin d’aider les investisseurs et traders à démarrer et à apprendre les mouvements saisonniers sur les matières premières).

L’origine des options à travers l’histoire de Thalès vous permet de comprendre à quoi sert une option. Lorsque vous achetez en dehors de la saison, la demande est très faible, donc vous pouvez acheter à bon prix.

Puis ce fut au tour des Hollandais pour négocier les tulipes ! Un peu plus tard, en 1600, au moment du krach des tulipes et comme Thalès à son époque, les marchands avaient utilisé les options call pour s’assurer d’un prix d’achat raisonnable afin de répondre à la demande. Les producteurs de tulipes, à l’inverse, utilisaient les options put pour s’assurer d’un prix de vente adéquat par rapport à la récolte.

Les options de vente, appelées des puts, sont souvent comparées à des primes d’assurance : vous vous garantissez de revendre le bien que vous avez dans votre portefeuille à un prix donné, jusqu’à une échéance donnée et pour une prime donnée. C’est le même principe qu’une assurance voiture : si vous avez un accident, vous êtes couvert à hauteur d’un montant qui est prédéfini dans le contrat. Je vous en reparlerai un peu plus tard, en profondeur.

Dans l’histoire des tulipes, les spéculateurs se sont joints aux marchands et producteurs sur le marché pour essayer de faire des profits. Le problème, c’est que lorsqu’il y a eu le krach, les spéculateurs n’ont pas honoré leurs contrats et donc les conséquences pour l’économie ont été désastreuses. Les contrats n’étant alors pas régulés (on connaît maintenant les problèmes causés par le manque de régulation avec la crise des subprime aux Etats-Unis et ses conséquences économiques), il a été décidé que les options devenaient illégales. Il a donc fallu attendre le début des années 1970 pour les voir revenir peu à peu comme outil financier.

Les plus grands traders contemporains les utilisent De ce fait, le Chicago Board Options Exchange, ouvert en 1973, devient la première place au monde où se traitent les options. Le CBOE crée les premiers contrats qui sont standardisés et qui ont donc des termes et des conditions pré-établis. L’idée, c’est qu’un acheteur et un vendeur n’ont plus besoin de négocier les termes du contrat, ils sont inscrits sur un bout de papier (à l’époque, car aujourd’hui tout est électronique).

Au même moment, un organisme fut créé : l’OCC (Option Clearing Corporation) pour offrir la certitude que tous les contrats soient bien honorés par tous les membres de la Bourse. Le premier jour, peu de contrats furent échangés (911 au total). Fin 2008, on comptait plus de 3 milliards et demi de contrats échangés et fin 2009, on a atteint la barre des 4 milliards de contrats qui s’échangent un peu partout dans le monde !

____________________________Pour vous aider dans vos trades _____________________________

L'onde de choc a encore frappé !

+28% de gain sur le CAC 40 hier, en moins de 3 jours (Vente le 02/05 ; Rachat le 04/05)
+24% de gain sur EADS vendredi en moins de 48H (Vente le 28/04 ; Rachat le 29/04)

Après  avoir déjà enregistré 3 gains le mardi 12 avril :
+20% de gain sur le S&P500 en 8 jours

+25% de gain sur EADS en 3 jours
+22% de gain sur Alstom en 3 jours

Profitez vous aussi de la stratégie de l'onde de choc...

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Si vous me lisez régulièrement, vous devez savoir que les options sont utilisées par les meilleurs traders de la planète, pour différentes raisons : pour les effets de levier, pour de la couverture, pour la gestion des risques qu’il est possible de limiter, pour se garantir un prix futur, pour simplement diversifier les portefeuilles ou les protéger (on peut s’assurer contre une baisse des cours), pour engranger un revenu complémentaire (je vous l’ai appris dans ces lignes, ceux qui ont suivi mes formations le savent… mais nous y reviendrons), et puis bien sûr pour les innombrables stratégies et combinaisons possibles que vous pouvez mettre en place.

Bien. Puisque je vous sens intrigué, je m’arrête là pour l’aperçu historique. La semaine prochaine, nous entrerons dans le détail du mécanisme de base d’une option avec les notions de « prix d’exercice », de « prime », « d’expiration », et je vous monterai comment comprendre ces notions sur une plateforme de trading. Ah vous vouliez du pédagogique, vous en avez !

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Romain De La Cretaz
Romain De La Cretaz

2 commentaires pour “Cours n°1 sur les options : un peu d’histoire”

  1. […] comme les warrants ou les options. Comme mon collègue Romain Delacretaz vous parle souvent d’options, je voulais aujourd’hui revenir sur ce sujet pour vous faire un point sur la différence […]

  2. […] la mi-mai, je vous ai fait une petite introduction historique aux options. Aujourd’hui, nous allons rentrer un peu plus dans le détail de leur […]

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