Casino, poker, paris en ligne, la France s’aligne

Rédigé le 1 juin 2010 par | Big caps Imprimer

Par Mathieu Lebrun analyste technique et responsable d’un service de trading sur CFD

Il y a un peu moins de deux mois, le projet de loi concernant la libéralisation des paris sur Internet a été voté à l’Assemblée nationale. Pressée par la Commission de la concurrence européenne, la France a donc dû ouvrir ce marché — estimé à 3,5 milliards d’euros –, jusqu’ici réservé à la Française des Jeux ou encore au PMU.

Si d’un côté évidemment, le fait d’instaurer un cadre réglementaire permet à l’Etat de taxer ces paris, il ouvre également un marché intéressant pour les principaux acteurs européens. En conséquence, alors que dans moins de dix jours débute la Coupe du monde de football, des autorisations de licences devraient être annoncées dans les prochains jours.

J’ai donc choisi de revenir sur un secteur qui pourrait bien refaire parler de lui dans les semaines à venir…

Qui sont les maîtres du jeu ?

En France, nous avons Mangas Gaming qui est notamment connu pour ses sites de paris en ligne tels que BetClic ou Everest Poker. Cette société non cotée est détenue par le groupe Bains de Mer Monaco — majoritairement contrôlé par l’Etat monégasque et cotée sur le SBF 250 à Paris. Toujours dans l’Hexagone, nous avons également Accor qui détient de nombreuses participations dans le domaine des jeux d’argent — il contrôle par exemple 49% du groupe Lucien Barrière.

Plus largement en Europe et au Royaume-Uni, et pour ce qui est des paris en ligne, on recense différents acteurs tels que l’Autrichien Bwin ou encore les Britanniques PartyGaming, Unibet ou LadBrokes. Ce dernier étant l’un des plus connus dans son domaine (il fait d’ailleurs parti de l’EuroStoxx 600), je m’attarderai plus bas sur l’analyse de cette valeur.

Bonne configuration graphique pour le secteur Travel & Leisure

Qu’en est-il d’un point de vue boursier ?

Avant d’en venir à la valeur qui nous intéresse, faisons d’abord un point sur le secteur Travel & Leisure dans son ensemble. Avant d’aller plus loin, je vous précise qu’il faut évidemment le manier avec précaution car, comme son nom l’indique, et au-delà de la partie loisirs qui nous intéresse, le transport aérien représente également une part importante en termes de pondération.

Graphique du secteur Trvel & Leisure

Le secteur se porte plutôt bien à moyen terme. En effet, s’il n’a pas été épargné par les récents soubresauts du marché ces dernières semaines, il a malgré tout réussi à prendre appui sur la borne basse de son canal ascendant de moyen terme — on notera d’ailleurs au passage, la divergence haussière validée sur l’oscillateur RSI. Pour le moment donc, tant que la base de cette figure n’est pas enfoncée, une extension du rebond reste envisageable. Au-delà de cette première constatation, j’ai choisi de revenir sur une configuration intéressante d’un point de vue graphique : celle de Ladbrokes.

Ladbrokes à la loupe

Graphique de Ladbrokes

Comme vous le constatez avec le graphique ci-dessus, le titre évolue non loin de ses plus bas historiques. En effet depuis ses premières cotations (il y a environ 20 ans), LadBrokes n’a jamais clôturé sous les 120 pence (en mensuel) ! Il faut même remonter à 1995 pour voir le titre s’échanger sous les 110 pence.

En conséquence, alors que la valeur a nettement sous-performé le marché ces derniers mois et qu’elle évolue non loin de ses points bas de mars 2009, autant vous dire que le potentiel de baisse me semble désormais plus que réduit. De ce point de vue, dans le contexte actuel, et alors que le groupe est l’un des mieux positionnés pour profiter de la manne financière liée à l’ouverture du marché français, il y a selon moi fort à parier qu’un rebond se mette en place d’ici la fin de l’année sur le titre.

Mes cibles sont situées à 200 (résistance horizontale) puis 220 pence en extension — niveau de retracement de 38,2% de Fibonacci de l’ensemble de la baisse constatée depuis 2007.

Sur les niveaux actuels, cela représente donc un potentiel de gain d’environ 50%…

Alors, si dans le célèbre adage des casinos « rien ne va plus », pas si sûr qu’il en soit de même dans le domaine des paris en ligne…

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Mathieu Lebrun
Mathieu Lebrun
Rédacteur en Chef d'Agora Trading

Mathieu Lebrun est analyste financier. Il commence sa carrière chez Fortis Banque pour intégrer la table de négociations sur devises au sein de la salle des marchés du groupe Natexis Banques Populaires. En 2004, il intègre un cabinet de conseil sur produits dérivés en tant qu’analyste technique et obtient son diplôme d’Analyste Technique délivré par la STA (Society of Technical Analysis).

Depuis près de 10 ans, il s’est forgé une solide expérience sur les marchés financiers. En juin 2013, il décide de créer un service de trading simple et efficace : Agora Trading. Pour ses abonnés, il combine à merveille sa lecture des différentes classes d’actifs et leur corrélation pour en tirer le meilleur. Vous pouvez ainsi vous positionner en toute simplicité, en exploitant des outils de trading ultra-efficaces, les certificats Turbos.

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2 commentaires pour “Casino, poker, paris en ligne, la France s’aligne”

  1. […] une autre mesure, rappelez-vous également que le secteur Travel & Leisure bénéficie d'une excellente configuration graphique. Comme vous l'expliquait Mathieu Lebrun en […]

  2. […] terminerai cet article par un petit complément à mon précédent billet relatif à la libéralisation des paris en ligne en France. Du fait que l'Euro 2016 se déroule dans l'Hexagone, l'obtention de licences de paris en ligne en […]

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