CAPELLI ouvre le bal des IBO

Rédigé le 22 novembre 2012 par | Biotechs et Medtechs, Mid et Small Caps Imprimer

Avalanche de gains pour la stratégie de Mathieu Lebrun !

Impressionnant : des plus-values de +306%…+165% et +300% sans oublier les plus-values exceptionnelles de 210%, et 253% réalisées grâce à la botte secrète de Mathieu.

Mieux encore, la performance nette réelle du portefeuille de cette stratégie avoisine aujourd’hui les +65% – en incluant les frais et les pertes !

Plus de deux cents particuliers utilisent déjà cette stratégie, alors découvrez-là vite et ne tardez pas à les rejoindre pour profiter des prochains gains!

Comme promis lundi, voici mon analyse sur l’IBO de CAPELLI (FR0010127530). Nous parlons bien ici d’IBO, pour Initial Bond Offering, ces nouvelles obligations pour small caps.

CAPELLI souhaite donc de lever 15 millions d’euros via un emprunt obligataire sur cinq ans. La valeur nominale de chaque emprunt sera de 100 euros avec un rendement de 7% par an, payé semestriellement. Vous voulez acheter 5 obligations, vous dépensez 500 euros. A ce stade je précise, parce qu’il faut bien que vous ayez cela en tête, que le 4 décembre 2017, le capital investi sera intégralement remboursé (c’est le principe d’une obligation) sauf en cas de défaut de l’émetteur, donc de CAPELLI. Car oui, si cela peut arriver avec des Etats (Grèce, Portugal… bientôt la France ? ne parlons pas de malheur !), cela peut évidemment arriver dans le monde des small caps, même si cela n’a pas l’air d’en prendre le chemin avec CAPELLI. Alors voyons cela en détail.

En attendant, vous avez jusqu’au 28 novembre pour souscrire à cette émission, notée BBB par l’agence indépendante Scope Credit Rating. « J’ai été très ému quand j’ai appris la nouvelle. Voir l’entreprise créée par mon père en 1976 être notée par un organisme m’a vraiment comblé » me précise Christophe Capelli, fils du fondateur et maintenant P-DG du groupe.

Mais, comme je vous le disais, il faut se pencher sur chaque dossier et analyser les raisons qui poussent une société à lancer des IBO. Donc : pourquoi CAPELLI a-t-elle besoin de cette levée de fonds ?

Son P-DG me l’explique : « Nous voulions un financement alternatif aux banquiers traditionnels et notre situation financière nous permettait de nous tourner vers les marchés obligataires ». Il est vrai que la société peut se targuer d’avoir une situation financière très saine avec un gearing négatif. Cela veut dire que CAPELLI est en situation de cash net positif face à des fonds propres de 32,4 millions d’euros. C’est ce qui justifie en partie la bonne note donnée par l’agence – car oui, BBB pour une entreprise, et a fortiori une small caps, est une bonne note ! Alors pourquoi vouloir lever encore des fonds et qu’en fera-t-elle ?

CAPELLI est spécialisée dans la promotion immobilière et l’aménagement de terrain à bâtir et pour de futurs lotissements ; le modèle économique du groupe est donc extrêmement clair. Mais un virage s’est amorcé en 2010, et il commence à se retrouver dans cette répartition du CA : alors qu’en 2010 la plus grande part du CA était générée par l’aménagement de lotissements ; en 2012, c’est moitié/moitié et pour l’avenir, CAPELLI s’oriente de plus en plus vers la promotion immobilière : « Nous sommes passés d’un modèle en 2010 d’aménagement de lotissement à une activité entre lotissement à 40% et promotion 60% actuellement avant de devenir un promoteur d’ici 2015″ ajoute ce président débonnaire.

Il s’agit pour le groupe d’optimiser un foncier qui devient de plus en plus rare et de se concentrer sur l’activité qui est très rentable.

Or développer une activité de promotion coûte beaucoup d’argent. Par exemple, CAPELLI est en train de développer tout un nouveau concept, innovant : l’appartement en Villa Duplex. En fait, c’est un logement avec jardin et garage, proche du centre ville, des écoles et en première ou deuxième couronne des grandes agglomérations… Bien entendu, vous ne les trouverez pas à Neuilly-sur -Seine ou au Vésinet. « Nos programmes sont par exemple à Francheville dans le 69, à Chevry dans le 01 ou encore à Candillargues dans le 34. Il faut savoir que l’acheteur moyen gagne 2,5 fois le SMIC en moyenne. » Proposer des logements « peu/moins chers », tout en proposant un haut confort de vie : voici le positionnement de CAPELLI, stratégie créatrice de valeur et en pleine croissance. C’est donc pour pouvoir accélérer et renforcer cette activité de promotion que CAPELLI réalise cette levée de fonds.

Et, jusqu’à présent, cette stratégie est la bonne : le chiffre d’affaires ressort à 21,3 millions d’euros sur le premier semestre, en progression de 21,7% et la rentabilité devrait suivre sur l’exercice. L’an dernier, CAPELLI a réussi à faire progresser de 76% son résultat opérationnel à 3,9 millions d’euros et à doubler son résultat net à 2,4 millions d’euros.

Alors avec un tel bilan, la Bourse a dû applaudir des deux mains, non ? Et bien non ; le titre perd -13,5% en un an, se retrouvant ainsi avec une capitalisation boursière de 16,2 millions d’euros, ce qui dépite le Président : « Je ne regarde plus ma valorisation boursière car j’ai du mal à la comprendre ». (Encore un…)

Les ratios du groupe restent faibles avec un PER de 7 ou encore une VE/ROC de 5. Sans doute que les investisseurs se méfient du secteur ; il y a une sorte de défiance par rapport à l’immobilier résidentiel qui est, dit-on, en bulle sur le point d’éclater.

Et puis la société est détenue à 74% par la famille Capelli, ce qui veut dire que le flottant ne dépasse pas 4 millions d’euros. Ca pour moi, c’est le vrai souci pour que le titre attire à nouveau les investisseurs en Bourse – et encore plus les investisseurs professionnels.

Pour revenir donc à la levée de fonds qui est en cours, vous avez donc compris qu’elle allait servir à maintenir et à accélérer la stratégie de développement de la promotion immobilière. Mais… même si les obligations vous rapportent un rendement à 7%… je pense que les actions ont aussi un fort potentiel de revalorisation. Alors que faire ?

Je suggère de faire un mixte des deux. Si par exemple vous avez envie d’investir 100, mettez 50 en actions et 50 en obligations. Encore faut-il que l’opération ait lieu au final car Christophe Capelli m’a bien précisé qu’il n’y aura pas d’opération s’il n’y a pas 5 millions d’euros de souscription.

J’en profite pour vous dire que je serai sur le stand des Publications agora sur le salon Actionaria demain et samedi matin. Je vous laisse découvrir le programme et mes horaires de présence et celle de l’équipe ici et télécharger votre invitation gratuite ici.

Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

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