Le calme des small caps avant la période de chasse

Rédigé le 15 octobre 2012 par | Mid et Small Caps Imprimer

Comme je l’attendais, le marché parisien glisse progressivement vers les 3 300 points, ce qui est mon objectif depuis maintenant plusieurs semaines.

Une consolidation qui tarde un peu à aboutir

Le CAC 40 perd près de 2% en cinq semaines – comme d’ailleurs les indices CAC Small et CAC Mid & Small. C’est l’expectative et donc la prudence qui l’emportent avant de nombreuses publications trimestrielles aux Etats-Unis et très certainement, la première baisse des profits depuis 2009.

En France la publication des chiffres d’affaires vient de commencer avec une bonne nouvelle pour CARREFOUR (FR0000120172) qui a ouvert le bal avant LVMH (FR0000121014) ou DANONE (FR0000120644). Il faut savoir que les bénéfices des entreprises du CAC 40 sont attendus en recul de 3% cette année – rappelez-vous qu’il y a six mois, le consensus attendait une progression de 3%. Mais en fait, c’est plutôt une bonne chose : il suffirait de résultats à peine meilleurs qu’attendu pour que le CAC 40 puisse bien finir l’année.

Car oui, pour moi, nous allons d’abord passer par une consolidation sur les 3 300 points (niveau qui a failli être touché les 1er et 11 octobre, mais le CAC 40 s’est arrêté sur les 3 350 points avant de rebondir). Et, une fois ce niveau touché, alors seulement nous pourrions revoir les plus-hauts de l’année autour des 3 650 points. C’est mon sentiment mais je pense sérieusement qu’il suffirait de moins mauvaises nouvelles dans les résultats pour que les marchés prennent ce prétexte pour se relancer.

Une consolidation qui tarde un peu à aboutir

Pour ce qui est des small caps, nous avons eu, comme je vous l’ai dit, un regain de spéculation sur certains dossiers comme sur EUROPACORP (FR0010490920) qui, boosté par le succès du lancement de Taken 2, gagne plus de 30% sur la semaine. Et puis les joueurs ont anticipé la publication prochaine d’une forte activité sur LEXIBOOK (FR0000033599), qui a pris +21%.

Mais il y a une valeur sur laquelle je voudrais tout particulièrement revenir : il s’agit de la biotechnologique NEOVACS (FR0004032746) qui a gagné 58%. Le titre s’est envolé, car il y a eu de nombreuses bonnes nouvelles publiées, dont mon collègue, Sacha Pouget, vous a immédiatement informé. Vous avez vu que d’une part, un courtier (Edison) a indiqué un objectif de cours de 8,50 euros sur la biotech, ce qui faisait un upside de +500% par rapport à la sortie de son analyse ! Mais déjà, dès la fin septembre, Sacha revenait sur les résultats et les communiqués de NEOVACS renouvelant sa confiance en la biotech. J’espère que vous avez tout suivi sur le site… car il y avait un excellent coup à faire ! Inutile de vous dire que la biotech a fait énormément de buzz sur les forums. Un conseil cependant : ne courrez pas après le papier car comme à chaque envolée spéculative, il faut s’attendre à un repli qui permettra de temporiser et d’asseoir la hausse. Mais suivez les news sur le site ou sur Twitter (https://twitter.com/SCConfidentiel) pour être mis au courant de toutes ces actus.

Le retard des small caps va donner lieu à de grandes opérations financières

D’un point de vue plus général, sur le segment des mid et small caps, vous savez que la problématique actuelle est qu’il y a peu d’acheteurs. Les investisseurs institutionnels ne sont pas vraiment là – ils commencent à peine à revenir sur certaines mid. Les volumes sont, encore maintenant, assez faibles. Les gérants que je rencontre me disent préférer rester prudents étant donné que le CAC 40 n’arrive plus à dépasser les 3 400, et que la conjoncture économique reste morose. Et, logiquement, ils restent investis sur des valeurs liquides, dont ils peuvent se dégager facilement. C’est ce qui explique le retard des small caps depuis quelques mois, comme je vous l’ai déjà dit. Et puis, leurs critères de sélection restent très stricts, montrant là aussi qu’ils ne sont pas confiants dans le marché : exit en ce moment les sociétés trop endettées, dépendant trop du continent européen ou encore à faible visibilité. On ne prend plus aucun pari, et les zinzins se concentrent sur des « valeurs sûres ». Et c’est le début du cercle vicieux : les petites sociétés qui ont du mal à se financer auprès des banques en raison d’un credit crunch n’arrivent pas non plus à lever des fonds sur les marchés, non seulement parce que les souscripteurs ne sont pas là mais également parce que leur valorisation boursière sont si faibles qu’il n’y a pas d’intérêt.

Alors que peut-il se passer et, de notre point de vue d’investisseur, comment jouer cette situation ? Il faut que vous ayez en tête que la sortie du tunnel pour ces petites valeurs en difficultés passe par des opérations financières – que ce soit des fusions-acquisitions, des retraits de cote ou encore des OPRA (offres publiques de rachat). J’ai déjà fait pas mal de papier sur ces sujets, et je vous promets que nous allons avoir à nouveau beaucoup de mouvements sur les small caps. Ce sera d’ailleurs autant de mouvements spéculatifs et de « coups boursiers » que nous allons tenter dans ma nouvelle lettre confidentielle Mes Valeurs de Croissance. Je pense que vous avez déjà reçu le message qui vous présente cette lettre, mais si vous voulez plus de détails sur cette stratégie, continuez votre lecture.

Donc, prenez votre mal en patience sur les small, suivez mes analyses et mes news pour essayer de détecter les prochaines proies, et sinon, jouez les mid. Elles se tiennent bien et je vais d’ailleurs consacrer une large partie de Mes Valeurs de Croissance à ce compartiment.

Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

Le parcours professionnel d’Eric Lewin est tout simplement remarquable – et représente un atout considérable pour vos investissements : un carnet d’adresses rempli, l’expérience de la réalité des publications de résultats, de la manière dont les « insiders » et les institutionnels fonctionnent…

Cette expérience multi-facettes lui permet de lire entre les lignes des marchés – et de révéler aux lecteurs de La lettre PEA des conseils de tout premier ordre pour se constituer un PEA alliant solidité… et économies d’impôts !

En savoir plus sur La Lettre PEA et Mes Valeurs de Croissance.

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