Cadeaux fiscaux pour les plus riches… Les Bush frappent encore !

Rédigé le 10 septembre 2015 par | Toutes les analyses Imprimer

Le populisme de Donald Trump fait merveille quand il fustige « les baisses d’impôts obscènes accordées aux millionnaires »(« outrageous tax breaks for multimillionaires ») de l’ère Bush.

Piqué au vif, Jeb Bush, saisit la balle au bond et promet de réduire les avantages fiscaux accordés aux gérants de hedge funds.

Ils sont devenus les maharadjas des temps modernes, utilisant des systèmes de manipulation des marchés qui leur garantissent 100% de séances gagnantes, comme viennent à nouveau de s’en vanter les managers de Virtu après le flash krach du 24 août.

Mais Jeb Bush n’est pas un « Bush » pour rien et les vieux réflexes familiaux ont la vie dure : s’il consent à moins favoriser les magnats de Wall Street il propose de réduire de 26 à 21% le taux d’imposition sur les plus riches… ceux qui gagnent 10 Mns$ ou plus (les revenus moyens sont en fait de 30 Mns$ pour cette catégorie de contribuables qui manifestement n’a plus les moyens de faire face aux appétits du fisc).

Ceux qui pensent que le concept des « 1% » (s’enrichissant aux dépens des 99% autres) est une imposture inventée par des gauchistes (comme le veut la riposte systématique des néoconservateurs confrontés à des faits qui restent têtus) n’ont probablement pas bien étudié les 3 mandats de la famille Bush depuis 1988 : il leur reste une chance d’en comprendre la nature avec une potentielle 4ème édition en 2016.

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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