Le temps, c’est de l’argent

Rédigé le 30 avril 2010 par | Apprendre la Bourse Imprimer

 

Par Vanessa Popineau, pour La Rédaction

Cette semaine à la-redaction@publications-agora.fr nous avons reçu un e-mail d’un de nos lecteurs, David M., captivant et corrosif, nous interpellant sur la pertinence de nos analyses : « Comment faites-vous, donc, pour être autant à côté de la plaque ? »

Et David M. de développer :

« D’ailleurs depuis que je lis vos analyses catastrophe depuis l’an passé qu’est ce que je me marre ! Et depuis ce temps le CAC a pris 1 500 points ! Alors oui un jour (peut-être !) vous aurez raison avec vos analyses catastrophe bidon, mais le temps c’est de l’argent et ne pas être dans le timing comme vous c’est clairement en perdre : essayez le tricot, là vous pouvez être (une maille) à l’envers et gagner un peu…il paraît que le gilet reviendra à la mode cet hiver ! Anticipez, ça vous changera !!! »

Aux Publications AGORA (et au Billet du Trader en particulier) nous sommes friands de ce genre de courrier car nous avons, il est vrai, un petit faible pour la polémique et la confrontation de points de vue. A cette première remarque nous répondons donc que nous préférons simplement nager à contre-courant. Non par principe, mais parce que nous savons que c’est là que sont les plus gros profits. Nos rédacteurs et analystes sont, par nature, contrariens. Leur leitmotiv : « quand tout le monde pense la même chose c’est que plus personne ne pense« .

Nous sommes juste convaincus que pour gagner de l’argent en Bourse, il faut s’écarter de la pensée unique, mainstream, et regarder les choses sous un angle différent. Tenez, regardez.

Vous êtes vendeur de parapluie à la sauvette. En plein mois d’août, vous êtes le seul, en pleine capital, à proposer vos biens. Vos concurrents se sont eux convertis momentanément à la vente de casquette. Normal : statistiquement, au mois d’août, il fait beau. Sauf que voilà… il suffit de tomber sur une année « hors de la moyenne statistique », qu’il pleuve… et vous faites fortune à être le seul de Paris à vendre des parapluies.

Il ne s’agit pas d’agir bêtement à l’opposé du bon sens par principe, mais au contraire, de prévoir le risque, car c’est LA précisément que les fortunes se font. D’ailleurs, quand nos équipes criaient gare aux subprime, depuis 2006… nous avons eu quelques longs mois de solitude. Jusqu’à avoir raison. Quand, en 2003, nous recommandions d’acheter de l’or… nos lecteurs nous prenaient pour de vieux (ou jeunes) fous. Sauf que notre pari leur aurait permis de multiplier leur capital par 4.

Et aujourd’hui, nous ne voyons pas un krach boursier, ou un effondrement financier arriver pour vous faire peur (ou pour nous faire plaisir) : nous analysons les risques, prenons du recul et essayons de ne pas nous laisser berner par l’euphorie écervelée du moment. Le risque est là ; plus que jamais. Et il faut juste agir et développer une stratégie en conséquence. C’est tout ce que nous essayons de vous faire comprendre !

Un autre point : ce n’est pas non plus parce que nous craignons le pire qu’il ne faut rien faire.

Et en ce moment, au vu du comportement épileptique des marchés, nous avons juste la conviction que le retournement est proche.

Ce n’est pas parce qu’à long terme nous anticipons un nouvel effondrement des marchés que nous restons immobiles à court terme. Au contraire : il y a des CENTAINES d’opportunités ; à la hausse ou à la baisse !

Nos analystes surveillent chaque soubresaut boursier pour définir le timing permettant de dégager des gains. En conséquence pourquoi devrions-nous nous mettre au tricot ? Comme le rappelle à juste titre notre lecteur « tout est affaire de vision des choses dans la vie… » Et nous avons la nôtre. Mais nous sommes d’accord : le temps, et le timing, c’est de l’argent ; et c’est pour cela d’ailleurs que nos abonnés nous rejoignent.

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7 commentaires pour “Le temps, c’est de l’argent”

  1. Tout à fait d’accord.

    ab

  2. j’aime à lire les analyses des publications Agora cependant il y a une grosse différence entre une analyse et une prise de position sur un marché. Un bon analyste peut être un mauvais trader. Il s’agit de rentrer au bon moment , bull ou bear, et ça c’est plus dur. Pour exemple et pour avoir souscrit à turbo trader 6 mois, les analyses sont bonnes et pourtant les performances sont catastrophiques…. Les cimetières sont remplis de gens qui avaient raisons ou trop tôt ou trop tard… Vous n’échappez pas à la règle !

  3. Cher investisseur,
    je ne suis pas complétement d’accord avec vous : un bon trader doit être un bon analyste ; il faut juste s’entendre sur l’horizon d’investissement. Des vues de longs terme peuvent être radicalement opposées au très court terme. Dans les services, comme turbos trader dont vous parlez, l’important est le timing (ce qui est très différent du Billet du trader où nous essayons de développer des idées, des vues de marchés sur différents horizons d’investissement). Mais il est vrai que nous avons eu de grosses, grosses difficultés sur le Turbos Trader et que l’année dernière, les performances n’ont pas été au rendez-vous. Mais admettez que si les perfoormances ne sont pas là… c’est que les analyses n’étaient pas les meilleures ! enfin… le service se reprend très bien depuis l’arrivée de Sébastien Duhamel, début février.

    quoi qu’il en soit, ce que nous essayons de dire c’est que nos newsletters sont là pour vous donner matière à reflexion, parfois des points de vue contradictoires, vous proposer différents scénarios de marché, et que cela n’a rien à voir avec les prises de position de très court terme dans nos services de trading.
    Bons trades !
    NB

  4. être contrarien, c’est avant tout être autonome dans son jugement…soyons clairs, le consensus n’est jamais gagnant sinon tout le monde serait riche 🙂 regardons les gens de Goldman-Sachs, ils parient contre leurs clients parce que leurs clients sont des moutons ! sur la Grèce, tout le monde dit qu’elle ne fera pas faillite…vrai ! elle fera défaut, nuance ! les milliards de dettes grecques vont se retrouver dans nos impôtsà terme, car bien entendu le ministre des finances fera un geste pour récupérer les pertes de nos banques ! au bas mot l’équivalent du fameux grand emprunt dont on ne parle plus guère :-).

    Conclusion, il faut trader en fonction des signaux, d’une analyse technique au jour le jour, car les arbres ne montent pas au ciel ! et si le cac 40 a fait 23 % en 2009, en fait il fait 110 % !!! car il aura fallu jouer bear pendant 4 mois et bull le reste du temps….je doute que celui qui a achété le 1er janvier était encore en position en mars ?! en ce moment, nous sommes clairement en figure de divergence, la correction est inscrite….ajoutons que les nouvelles aussi.

  5. moi je suis vos analyse depuis plus d un an comme le dis plus haut un lecteur , un bon analyste n est pas forcement un bon trader (MR Reviller)exemple la lettre du forex cette personne perds depuis le début de l année et a qui la faute ,pas a lui au marche et je pense que cette personne ferait mieux d allé faire du tricot pour cette hiver car moi je suis d accord avec le lecteur qui dis que en permanence vous annonce la fin du monde.En attendant vous vendez toujours vos lettres ,je ne dis pas que tous vos analyste sont mauvais mais faite le ménage chez vous

  6. […] Dans un tout autre registre, j'aimerais rebondir sur le billet publié le 30 avril dernier intitulé Le temps, c'est de l'argent. […]

  7. zavant de m’abonner à essentiel agora, pourriez vous me donner un aperçu des performances réalisées sur une periode précise , par trimestres ou par années

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