CAC 40 : on achète quoi ?

Rédigé le 16 octobre 2014 par | Analyses indices, Cac 40, Indices, sociétés et marchés Imprimer

CACDVous souvenez-vous de ce mot krach que j’avais utilisé il y a un peu plus d’une semaine ? Eh bien force est de constater que cela n’a pas manqué. En toute sincérité, l’ampleur de la baisse a même dépassé mes prévisions sur les marchés européens. Je ne vais pas vous ressortir le flot de mauvaises nouvelles macroéconomiques que l’on a depuis deux semaines (sur la Grèce, sur les révisions de croissance de l’Allemagne ou de la Suisse dernièrement, ou encore avec Ebola aux Etats-Unis), mais il faut bien reconnaître que ce n’est guère encourageant.

Les opérateurs occultent ainsi les relativement bons résultats corporate du moment à Wall Street. Après Alcoa la semaine dernière, Intel avait battu le consensus mardi soir, tout comme Goldman Sachs ce jeudi midi. Mais, peu importe, car quand la peur et la panique s’installent, on change de sphère.

En ce qui me concerne, pour vous le dire sans détour (car c’est, je le crois, ce pourquoi vous lisez ces lignes), voilà ce que je pense des marchés en général et du CAC 40 en particulier.

Depuis le début du mois tout d’abord, je mettais en garde mes abonnés face à une possible réplique de la situation de l’été 2011. Je vous livre ici un extrait d’un e-mail que j’avais alors envoyé sur le sujet (la figure en tête-épaule à laquelle je faisais référence sur le Dax étant celle-ci). Eh bien cela n’a pas manqué. Comme quoi, avoir en tête cette possibilité et ce « regard en arrière » nous a été fort utile…

Donc autant globalement durant cette première quinzaine d’octobre je pense qu’il fallait redoubler de prudence. Autant pour la seconde quinzaine du mois, au risque de vous surprendre, je vais commencer à redevenir plus haussier. Si dans le contexte de panique actuelle (à l’heure où je rédige ces lignes le CAC 40 plonge de nouveau de plus de 3%, soit une chute de près de 7% depuis hier !) il est difficile de cibler précisément une zone d’achat, le fait est que je verrai plutôt bien une reprise technique se mettre en place à courte échéance (en gardant toutefois en tête que, pour le moyen terme, une poursuite de la baisse semble écrite en direction les 3 600 points).

Plusieurs raisons à cela :

– à Wall Street, le S&P 500 a laissé hier une nette ombre basse d’essoufflement. A l’inverse, le VIX a lui aussi montré des premiers signes d’essoufflement après avoir littéralement explosé en ligne droite d’anciennes résistances horizontales ;

– sur le CAC 40, de nombreuses valeurs cycliques voient leurs indicateurs passer en situation de divergences haussières avec de probables mèches basses en formation ce jeudi même (je pense ici à des Michelin, Schneider Electric ou encore Saint-Gobain). Qui plus est quand dans le même temps, nous avons des poids lourds sur supports – horizontal pour Total (dans la zone des 41 euros) ou ascendant dans le cas de Sanofi-Aventis (autour des 78 euros) –, cela me conduit à penser que le gros de la baisse est probablement passé et que l’heure est désormais à une reprise technique ;

– dernier point, nous avons le segment obligataire qui, après avoir littéralement explosé à la hausse depuis 10 jours (fuite vers le refuge oblige) commence à « mécher » également à la hausse (cf flèche noire par exemple sur le Tnote). Signe qu’une consolidation guette ici.

Bref, tout cela commence à me sembler cohérent pour une probable zone de rebond technique des actifs à risque à court terme. Et quand en terminant d’écrire ce petit point ce jeudi midi, je vois que la télévision (BFM, itélé et autres…) et les médias grand publics commencent à parler et faire leurs Unes du krach des Bourses depuis hier, je me dis vraiment que tout est réuni pour que cela rebondisse. Affaire à suivre…

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Mathieu Lebrun
Mathieu Lebrun
Rédacteur en Chef d'Agora Trading

Mathieu Lebrun est analyste financier. Il commence sa carrière chez Fortis Banque pour intégrer la table de négociations sur devises au sein de la salle des marchés du groupe Natexis Banques Populaires. En 2004, il intègre un cabinet de conseil sur produits dérivés en tant qu’analyste technique et obtient son diplôme d’Analyste Technique délivré par la STA (Society of Technical Analysis).

Depuis près de 10 ans, il s’est forgé une solide expérience sur les marchés financiers. En juin 2013, il décide de créer un service de trading simple et efficace : Agora Trading. Pour ses abonnés, il combine à merveille sa lecture des différentes classes d’actifs et leur corrélation pour en tirer le meilleur. Vous pouvez ainsi vous positionner en toute simplicité, en exploitant des outils de trading ultra-efficaces, les certificats Turbos.

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