Mettez à profit de grandes idées très simples

Rédigé le 22 septembre 2010 par | Apprendre la Bourse Imprimer

Ce mardi, tout semble tourner au ralenti, les places financières européennes les premières. Pour paraphraser une formule qui a fait des remous en avril dernier, je dirais même que les variations indiciaires européennes sont à l’image d’un « petit clapotis sans importance« .

Mer d’huile à prévoir aujourd’hui ? Nous verrons bien en fin de journée. Quoi qu’il en soit, en ce mardi matin, c’est le calme plat. Jugez un peu, aux alentours de 10 h 00, le CAC40 affichait un petit +0,28%, le Footsie +0,18% et le DAX un minuscule -0,04%. Vous en conviendrez, la puissance de ces mouvements relève davantage de la vaguelette que de la vague scélérate.

Eh oui, nous baignons dans une léthargie digne d’endormir le plus coriace des insomniaques. Malgré tout ce tapage, une bonne nouvelle mérite toutefois d’être relayée… le CAC40 vient tout juste de dépasser les 3 800 points — niveau délaissé depuis mai 2010. Toutes proportions gardées et compte tenu de la fragilité du mouvement cela ne mérite même pas une ola.

Prudence et attentisme semblent les maîtres mots de la journée. Pourquoi ? Eh bien tout simplement parce que nous attendons aujourd’hui (20 h 15 heure de Paris) le compte-rendu de la réunion monétaire de la Fed. Changera-t-elle son fusil d’épaule ? Maintiendra-t-elle une fois encore sa politique de taux bas ? La planche à billets s’emballera-t-elle de plus belle ? Personnellement, j’ai ma petite idée sur la question.

Mais finalement, peu importe ce que fera ou ne fera pas la Fed, notre avenir économique semble déjà scellé. Dernièrement dans Small Caps Profits, Jean Chabru nous expliquait que :

« Si l’on en croit une étude récente de Longview Economics, un cabinet très respecté en matière de prévisions de marché, l’avenir ne s’annonce pas rose pour les actions occidentales. Longview estime que les Bourses occidentales pourraient encore connaître une nouvelle décennie de baisse, à l’instar du CAC40 qui entre 2000 et 2010 a perdu 13%. Parmi les facteurs invoqués par Longview, le principal est la crise de la dette que connaissent les économies développées.

Et de rappeler que l’analyse des trois périodes de hausse importante des marchés (bull markets) aux Etats-Unis (1920-1980-2000) depuis un siècle a montré qu’elles se sont toutes accompagnées d’une hausse de l’endettement et ont été suivies, par conséquent, par une période de désendettement et des indices en berne« .

Que faire quand des experts de prévisions économiques nous annoncent 10 ans de baisse des marchés actions ? Pour Simone Wapler, la réponse tombe sous le sens : « Mettez à profits de grandes idées très simples« . Choisissez, par exemple, des valeurs portées par de grandes tendances économiques :

Comme l’explique notre rédactrice en chef de MoneyWeek, ces valeurs « sont à l’écart des secteurs spéculatifs, massacrées lors de la crise du subprime, et dont le rebond risque de se révéler éphémère. Il y en a pour tous les goûts : technologie, pharmacie, matières premières, industrie… Mais nous nous sommes interdit d’aller fouiner dans les secteurs dont le rebond — purement boursier — nous semble bien suspect comme les banques, ou l’automobile conventionnelle.« 

Et surtout « évitez de vous fourvoyer dans les prochains guêpiers« , prenez plutôt un temps d’avance sur les autres.

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