CAC40 sur la défensive. Attention au risque d’accélération

Rédigé le 21 août 2017 par | A la une, Cac 40 Imprimer

Reprise des activités après trois semaines de pause estivale.  Si pendant ce temps vous aussi vous en avez profité pour « débrancher » un peu, ne vous inquiétez pas, vous n’avez rien raté : il ne s’est rien passé, en tout cas en ce qui concerne le CAC40.

Nous avions laissé le l’indice à 5136 pts fin Juillet et nous le retrouvons ce matin à 5094 pts, ce qui fait moins de 1% de variation en trois semaines – c’est-à-dire rien, nada, ce n’est même pas du bruit de fond.

Ceci dit, la situation n’est pas des plus confortables. La pression baissière est lancinante –rien de bien méchant pour le moment, mais un inconfort qui m’empêche m’assoupir profondément.

Ce qui, soit dit en passant, correspond d’ailleurs à ce que je vous disais fin Juillet : augmentation de la nervosité et dérive latérale à court terme.

Ce qui m’inquiète en réalité, c’est qu’en même temps que la volatilité augmente, les acheteurs sont aux abonnés absents – d’un autre côté, vous me direz quoi « quels acheteurs ? ». Et effectivement : plus de 70% des transactions étant effectuées par des machines (les robots de trading, ces fameux algorithmes et étant donné qu’il n’y a pas eu de panne d’électricité à Wall Street cet été, cela veut dire que les fonds américains (ces grosses mains qui font le marché) soit se retirent progressivement, soit appliquent une stratégie d’endormissement pour préparer le prochain « coup » qui leur permettra d’assurer leurs bonus de fin d’année.

Mon sentiment, c’est qu’à cause de la hausse fulgurante de l’EURUSD, les comptes U.S investis en action de la zone Euro ont mécaniquement affiché des profits rapides… ce qui motive une prise de bénéfices, donc un allègement des positions détenues par les banques d’investissement et autres hedge funds américains.

Mais cela ne répond pas à la question de savoir comment gérer vos positions.

La réponse est donnée une fois de plus par un graphe et quelques observations.

Prenez le CAC40 en U.T 3 heures, donc observation de court terme.

le CAC40 doit ressortir de son canal baissier

Le canal baissier (bleu), en place depuis Mai dernier (deuxième effet kiss cool du « Gap Macron ») est toujours valide. Les prix ont tenté à maintes reprises un test de la résistance du canal (petites flèches rouges) mais ont à chaque fois bloqué et reflué.

De plus, la moyenne mobile 150 périodes (pointillés rouges), souvent utilisée comme indicateur de tendance, s’est retournée à la baisse et suit très exactement la résistance (segment rouge oblique) du canal baissier.

Enfin, la grosse zone de support (« S » – rectangle horizontal vert) est actuellement malmenée.

Donc :

  1. Tant que le canal baissier est actif et que sa résistance + la MM150 font obstacle, aucune initiative à la hausse. Autrement dit, il faudrait que le CAC repasse les 5170 points pour que la pression baissière soit invalidée.
  2. En cas de décrochage sous la zone de support (« S ») et tant que le canal baissier est actif, le PREMIER objectif de baisse (O1) se situe vers 4950 pts. Ce qui correspond à un support graphique (vert) ET à un report d’amplitude (flèches verticales bleues claires).

Ma position est donc toujours de commencer doucement à « protéger votre portefeuille à l’aide de BX4 si le support des 5 150 finit par lâcher. » Et ce, jusqu’à ce que ce canal baissier soit invalidé.

Mais restez vigilants une petite baisse jusqu’au 4950 points ne vous fait sans doute pas trembler à ce jour (un petit 3% de baisse facile à encaisser) … mais les dégâts pourraient être bien plus importants si l’ancienne résistance (ROH) devenue support (SOH) était enfoncée.

évolution du CAC40 à long terme

Je vous proposerai donc sans doute, dans les prochains points CA, une stratégie de renforcement progressif des couvertures, voire de prise de positions baissières.

Bonne rentrée !

Gilles,

 

CAC40 : dans l’oeil du cyclone

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Gilles Leclerc
Gilles Leclerc
Trader

Gilles a tout d’abord commencé dans la grande finance. Avec un MBA de la prestigieuse université américaine de Hartford, il a ensuite intégré la direction Financière IBM Europe et ensuite d’IBM Corporation (headquarters mondial). Puis, peu à peu, la passion boursière le gagnant, il s’est tourné vers les activités de trading.

Cela fait maintenant 20 ans que Gilles trade sur les marchés et il se consacre exclusivement à cette activité depuis une dizaine d’années.

Dès 2008, il fut l’un des premiers à pressentir les modifications profondes qu’allaient occasionner l’utilisation intensive des algorithmes sur les marchés financiers ; il a su s’adapter en mettant en place de nouvelles stratégies de trading répondant à ce nouvel environnement. Il créa donc son propre système de trading tout à fait spécifique et basé sur des concepts innovants.

De façon à prouver la validité de son approche, il reste l’un des rares traders/analystes à poster régulièrement ses prises de position en « Live » sur un site d’Analyse Technique de renommée ( Univers Bourse ) où il partage l’intégralité sa méthodologie.

Il intervient désormais dans La Bourse au Quotidien afin de partager son expérience et de proposer ses analyses et sa méthode au plus grand nombre.

3 commentaires pour “CAC40 sur la défensive. Attention au risque d’accélération”

  1. je crois pas du tout a votre scenario, si n’avez oas le litige TRUM avec corea et attentat ns seront pas la’…la calmina si il vien ferais monté le CAC pourqua plusieur enterprise font de benefice…. merci jpmarietti

  2. article plutot interessant

  3. Le relevement du cac est inevitable à court terme ceci à cause du desinvestissement des holdings supras satellitaires qui bien sur en dehors de l effacement recurent de la masse securitaire qui contraint les investisseurs de norme A à se caler pour les prochains mois à une evalutation latente et progressive de l ensemble de l actionnariat interactif vis à vis du volume plus ou moins speculatif des masses economiques et monetaires en reserve sur le plan internatinal.
    En consequences il est urgent d investir dans le speculatif plutot que dans le normatif

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