Le secteur bancaire voit déjà la Grèce hors de la zone euro

Rédigé le 20 juin 2011 par | Autres indices Imprimer

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Nous avions analysé le profil du CAC 40 la semaine dernière. Nous y avions détecté deux supports cruciaux à 3 830 puis 3 800 points, en faisant bien attention à rester cohérent avec les indices paneuropéens – sachant que Paris à la baisse en cavalier seul n’aurait guère de valeur aux yeux des chartistes si le DAX, l’Eurostoxx 50 ou le Dow Jones préservaient leurs supports.

Ca y est : le CAC 40 a enfoncé les 3 800 points Le diagnostic semblait sans équivoque jusqu’à la séance de mercredi dernier, le 13, où le CAC 40 et l’Eurostoxx 50 revenaient tester des niveaux planchers, comme vous pouvez le voir sur ce graphique.

Graphique: CAC 40Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

Le sursaut de +1,5% du lendemain, le 14 juin, semblait alors avoir cassé la dynamique baissière. Mais la vulnérabilité des indices européens (et de la Bourse d’Athènes en particulier qui plongeait jusqu’à -4% en matinée) prouve qu’il n’en est rien.

Faut-il être bull ou bear ? Attention donc à ne pas se laisser piéger par des diagnostics trop hâtifs en cette période extrêmement technique marquée par l’expiration des contrats sur indices mensuels, trimestriels et semestriels ce vendredi 17 juin.

A 15H30, mercredi, le CAC 40 affichait une performance annuelle de… 0% (à 3 804 points au plus bas) ; l’Eurostoxx 50 accusait un repli de -2% et le Dow Jones demeurait positif de +3% (malgré un repli de -4,5% depuis le 1er juin !).

Les « ours » comme les « taureaux » se voient bientôt fêter au champagne la chute verticale du CAC 40 vers les 3 600 points – ou, à l’inverse, son rebond sur les 4 000.

Aujourd’hui, nous ne saurions trop à qui donner raison ni quel scénario tient plus de la « porte de saloon » que de prises de positions étayées par une forte conviction. Les vendeurs de la veille deviennent les acheteurs du lendemain et réciproquement, au gré des rumeurs concernant la résolution (ou non) du problème de refinancement de la Grèce d’ici la fin du mois de juin.

Au-delà du 25 juin, il y a pourtant de fortes chances que les agences de notation considèrent qu’une absence d’accord entre les créanciers entérine une situation de « défaut de paiement » – le scénario de l’horreur selon la BCE, Bercy ou même la Maison Blanche.

Le secteur bancaire a cassé un support fort : signal d’alarme pour les marchés Un Lehman bis en fait… mais à l’échelle étatique. Avec un phénomène de contagion immédiate à l’Irlande et à l’Espagne, entraînant un gel des transactions interbancaires du fait du risque systémique contre lequel pratiquement aucun créancier européen n’est réellement couvert.

Pressentant ce genre de péril, Moody’s a dégradé la perspective de notation des trois principales banques françaises exposées au risque grec (Soc Gen, BNP Paribas et Crédit Agricole) mais pointe également du doigt le risque de faillite des banques grecques elles-mêmes.

Et cette peur latente se lit très bien dans le graphique du secteur bancaire français. Ici, pas d’ambiguïté, de valse-hésitation ou de demi-mesure : c’est baissier, un point c’est tout !

Graphique: BanquesPour agrandir le graphique, cliquez dessus

Le graphique sectoriel est éloquent. C’est bien le seul dans ce cas d’ailleurs ! Puisqu’aucun autre ne fait apparaître de cassure de support moyen ou long terme. Le seul bémol – mais il est de taille – c’est que nous ne saurions dire si ce signal de rupture a une valeur prédictive et pourrait s’étendre à l’ensemble des compartiments de la cote.

Nous ne pouvons que considérer l’absence de tout espoir de rebond du marché si les valeurs bancaires poursuivent leur décrue en-deçà de leurs planchers annuels. Ceux de la mi-mars puis de la mi-avril sont allègrement enfoncés ; celui du 31 décembre ne sera compromis qu’en cas de repli supplémentaire de -3% environ.

Malheureusement, ce n’est pas la cassure du plancher annuel (à 538 points) qui nous préoccupe mais bel et bien la franche cassure de la base du biseau baissier parfaitement dessiné depuis l’inscription d’un zénith à 6 77 points le 17 février dernier. L’indice sectoriel est venu tester le sommet de ce splendide biseau le 11 avril (633 points) puis le 4 mai (619 points) puis le 1er juin (594 points).

Le support oblique baissier à bien fonctionné les 16 mars (586 points) puis le 19 avril (576 points) et enfin le 25 mai (568 points)… Mais pas le 10 juin. Et c’est là que se matérialise le signal baissier : on assistait ce jour-là à la cassure simultanée du support oblique long terme issu des planchers de mars 2009 et juin 2010.

Et cette droite de soutien majeur constitue également la base d’un vaste triangle dont la borne haute est délimitée par la résistance horizontale majeure qui unit les sommets de novembre 2009, janvier 2010 et février 2011.

Le prochain objectif n’est donc autre que le plancher des 455 points de début juin 2010, soit un potentiel de repli de -20% par rapport aux cours actuels.

Vous en conclurez aisément que le CAC 40 n’y résisterait pas et plongerait vers 3 400 points. Certes. Le dernier espoir des bulls serait alors que cette alerte rouge sectorielle ne constitue qu’un bear trap… Mais je ne miserais pas un euro sur cette hypothèse !

*1,35 euro par appel + 0,34 euro / minute. Depuis la Belgique : composez le 09 02 33110, chaque appel vous sera facturé 0,75 euro / minute. Depuis la Suisse : composez le 0901 801 889, chaque appel vous sera facturé 2 CHF / minute.

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

Un commentaire pour “Le secteur bancaire voit déjà la Grèce hors de la zone euro”

  1. […] Tout va vite sur les marchés ; après cette traditionnelle période de correction et de détachements de dividendes, nous arrivons désormais sur des zones de support à court terme sur le CAC. Philippe Béchade vous en parlait encore hier. […]

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