CAC40 : tendance immédiate à la baisse…

Rédigé le 10 juin 2008 par | Autres indices Imprimer

Mais, mais… POURQUOI vous parler de l’indice phare de la place parisienne aujourd’hui, ici et maintenant ? Eh bien parce que c’est précisément aujourd’hui, ici et maintenant que le CAC40 indice se trouve, graphiquement, à un croisement capital.

◊ Choix cornélien

En effet, c’est dans les jours à venir que doit se décider la tendance, à savoir : le rebond qui a pris place entre le 17 mars et le 19 mai était-il simplement de nature technique — ce qui impliquerait une nouvelle vague de baisse importante immédiate — ou bien peut-il encore se maintenir et permettre au CAC40 de repartir à la hausse ?

Il est par ailleurs intéressant de constater que ce carrefour graphique correspond à un consensus fondamental mitigé, entre les relatives bonnes nouvelles outre-Atlantique et la rigidité affichée de Jean-Claude Trichet.

◊ Pessimisme de rigueur

Vous l’aurez compris en lisant mon titre, je reste fidèle à nos dernière prédictions et privilégie très nettement la première hypothèse : nous allons vers une nouvelle tendance baissière. Pour moi, le graphe est clair et les arguments sont simples.

◊ Le joli canal baissier (bis) !

Regardez : comme pour Accor (cf. mon analyse de jeudi dernier), le CAC40 se trouve enfermé au sein d’un large canal descendant en place depuis le sommet d’octobre 2007 et dont la borne supérieure vient à nouveau de faire office de résistance majeure en contenant les pressions acheteuses sur l’indice.

◊ De forts signaux de prudence

Les théories chartistes ont parfois des signaux à prendre avec des pincettes (s’il y avait une panacée, ça se saurait, et nous serions en train de jouer le salaire de Thierry Henry à la roulette). D’autres signaux sont très forts et sont à prendre très sérieusement en considération. C’est là-dessus d’ailleurs que j’appuie en grande partie ma conviction.

– Le premier est là encore ce que j’appelle un « overlap* » qui se situe autour des 5 205 pts : ce niveau avait servit de support important à la mi-août 2007 et, une fois enfoncé, est devenue une forte résistance mi-mai dernier, en contenant le fameux rebond initié en mars.

– Le second est basé sur une théorie dite des « vagues d’Elliott ». En synthèse, cette théorie dit que le marché évolue selon des phases de tendance alternées avec des phases de consolidation. Il doit effectuer ses mouvements de tendance en cinq temps, et ses mouvements de consolidation en trois temps — avec des règles régissant chacun des temps sur lesquelles il nous faudra prendre le temps de revenir. Or, dans notre cas précis, il apparaît nettement que, depuis le sommet de mai 2007, il manque encore une vague de baisse au sein dudit mouvement.

◊ Cibles à 4 250… voire 3 800 pts !

La dernière vague de baisse est souvent puissante et redoutable. L’indice pourrait donc bien redescendre sur les 4 250 pts, voire sur un dernier niveau de support à 3 800 pts. Seule la cassure franche de ce niveau instaurerait un biais baissier de long terme… mais prudence.

On notera enfin, du côté des indicateurs journaliers, que le RSI et le MACD restent négatifs et mal orientés, présentant tout deux une marge vers le bas encore techniquement conséquente.

Vous l’aurez compris : je n’hésiterai pas à shorter l’indice aux niveaux actuels avec les objectifs à la baisse que je viens de vous donner. Je placerai évidemment un stop de protection situé autour des 5 305 pts.

en lisant ce rapport !

◊ Le point pédagogique : Overlap

En analyse technique, un overlap c’est, pour schématiser, un niveau horizontal qui est passé de support à résistance — ou inversement.

Ainsi, en tendance haussière, ce niveau jouait le rôle de résistance et, une fois franchi, il devient support. A l’inverse, dans une tendance baissière, il s’agit d’un ancien niveau de support qui, une fois enfoncé, joue le rôle de forte résistance.

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marc-dagher
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