Que l’abîme est profond ! Ou aucun bon indice pour mon enquête… (1)

Rédigé le 3 mars 2009 par | Autres indices Imprimer

Aujourd’hui, puisque que la plupart des indices majeurs ont perdu lundi en moyenne 3%, je me penche sur les configurations techniques de ce cher (si je puis dire) panel d’indices mondiaux. Donc au programme du jour : le CAC et l’EuroStoxx… et jeudi, vous aurez mon analyse de la totalité des principaux indices et les rapprochements que l’on peut en faire. Tout un programme. Pas très réjouissant, certes, mais au moins, vous saurez à quoi vous en tenir.

Pour ce faire, il ne faut évidemment pas s’arrêter sur des graphes de court terme, ni même de moyen terme, non ! Des graphiques de long terme s’imposent, avec un horizon que mon jargon appelle monthly (soit une barre pour représenter un mois entier). Et vous allez voir que les résultats sont frappants…

Bien sûr, je n’apprendrai à personne que nous sommes toujours en crise, toujours au coeur d’un krach survenu globalement au cours de l’été 2007.

Bien sûr encore, je n’apprendrai rien à personne en disant que, depuis des mois maintenant, la mode est à qui anticipera au mieux les rebonds intermédiaires ou, mieux encore, à qui prédira la fin de la débâcle. En effet, la question qui est sur toutes les lèvres et dans tous les médias est la suivante : quand aura-t-on, enfin (!), touché le fond ?

◊ Huit mois que je vous donne les mêmes objectifs ! Depuis l’été dernier, j’ai établi clairement mes objectifs sur le CAC 40. Objectifs que j’ai parfois dû maintenir contre vents et marées, malgré l’avis de certains d’entre vous, ou les prévisions de mes confrères de la presse économique. Vous les connaissez par coeur depuis : je vise les 2 400 puis les 2 130 points. [Ndlr : et c’est bien parce qu’il a maintenu ses objectifs que Marc a su se positionner, jouer des turbos puts et engranger des gains de 64,7%… 100%… 72,8%… 75,22%… 75,72%… et encore 100% en février ! Si vous souhaitez comprendre comment de telles performances sont possibles, lisez notre rapport et suivez les conseils de Marc]

Et il me semble par ailleurs que, pour citer Alfred de Musset, l’un de mes auteurs préférés : « l’abîme est immense et la tache est au fond ». Autrement dit, il va encore falloir prendre son mal en patience quelque temps.

Avant d’entrer dans les détails des configurations techniques de ces principaux indices mondiaux, je tenais encore à vous éclairer sur un point qui me paraît important dans le contexte actuel. Depuis des mois en dehors des convictions que nous avons à Agora, j’entends parler dans la presse, auprès d’autres analystes, de rumeurs de retournement, de mises en garde quant à la poursuite du déclin, d’optimisme fondamental, parfois mesuré mais souvent outrancier… Or depuis des mois, je constate inexorablement la même chose : quelles que puissent être les nouvelles fondamentales, l’orientation reste la même… Aujourd’hui, l’analyse technique finit par avoir le dernier mot. Il va bien falloir que ça serve de leçon, non ?

Allez, il est temps maintenant de se plonger dans l’étude des graphiques et de ce qu’ils peuvent bien me dire pour les mois à venir…

Un avenir toujours morose, jugez plutôt…

◊ Les principaux indices au cas par cas En analysant tous les indices, j’ai noté des caractéristiques communes à toutes les configurations (exceptée celle du Nikkei, mais c’est un détail) :

– d’abord, du côté des indicateurs, le RSI est toujours négatif, mal orienté et sans potentiel de reprise, bien qu’en zone de survente ; – ensuite et surtout, chaque indice présente une large figure de consolidation en trois temps traditionnels que j’ai noté pour vous avec des grands A, B et C encadrés sur les graphiques que je vais vous montrer.

Vous aurez donc compris que dans chaque cas, l’idée est de déterminer les objectifs les plus précis possibles pour la fin de la grande vague C.

◊ 1. LE CAC 40 : encore 18% à perdre !

C’est désormais pour vous un grand classique, mais comment ne pas commencer par lui ?

Plus que jamais, je maintiens mes objectifs en vous rappelant de quoi ils retournent :

– d’abord les 2 400 points : il s’agit à la fois du fameux point bas de mars 2003 et à la fois de l’overlap de janvier 1994 (que vous ne pouvez voir ci-dessus) ; – ensuite, les 2 130 points : il s’agit à la fois de la projection classique de 100% de la grande vague A reportée au sommet de la grande vague B et à la fois de l’overlap d’avril 1990 (non visible également).

Ce scénario restera valide idéalement tant que le seuil psychologique des 3 000 points n’est pas dépassé mais il faudra alternativement attendre un passage au-dessus des 3 425 points avant d’envisager un inversement de tendance éventuel.

◊ 2. EUROSTOXX 50 : à 350 points du point bas !

Et voici maintenant le « frère » de notre CAC 40 national, l’Eurostoxx 50. Et je dis « frère » car ce dernier est tout de même composé de 19 valeurs françaises sur les 50 au total !

Ainsi, on ne s’étonnera pas de découvrir un graphe tout à fait similaire avec, après le test imminent des 1 845 points, une nouvelle vague de baisse qui devrait atteindre les 1 530 points. Ces niveaux correspondent en effet aux mêmes caractéristiques que ceux du CAC 40, mais avec des projections de la dernière jambe de baisse plutôt que des overlaps.

Ici, mon scénario restera valide idéalement tant que les 2 190 points ne seront pas nettement dépassés. Et il faudra alternativement en revanche attendre un passage au-dessus des 2 515 points avant d’envisager un retournement de tendance éventuel.

Je m’arrête pour aujourd’hui. Je vous retrouve jeudi pour la suite de ce tour d’abîmes des indices avec le Dax, les indices américains, japonais et autres européens. En attendant, si vous souhaitez jouer la baisse avec moi sur des produits réactifs, il y a les turbos !

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marc-dagher
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