Bund : faites comme Paulson

Rédigé le 17 juillet 2012 par | Apprendre la Bourse Imprimer

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En ces périodes agitées sur les marchés, les opérateurs continuent de se réfugier sur la sécurité. C’est ce qui permet aux rendements obligataires allemands d’être si bas. Ainsi, pas plus tard que la semaine dernière, la dernière adjudication de dette allemande à 10 ans a fait ressortir un taux moyen tombé à 1,31%, un nouveau plus-bas historique.

Les taux courts allemands sont même récemment passés en négatif : les investisseurs sont donc prêts à payer pour que l’Allemagne garde leur argent. (C’était également le cas de la France la semaine dernière, une première historique, justifiée par le fait qu’à court terme, la France fait encore office de refuge ; une bonne chose !) Si cela traduit un manque évident de confiance sur les marchés, cela illustre également la confiance affichée dans l’économie allemande : les opérateurs parient en effet que l’Allemagne s’acquittera de ses dettes sans aucun problème. Ils sont donc prêts à s’assoir sur le rendement car leur priorité est de revoir leur argent.

A mon sens, aujourd’hui, l’optimiste atteint un certain excès. Car, comme nous allons le voir, en cas de scénario catastrophe (éclatement de la zone euro) comme en cas de sortie favorable de la crise (Eurobonds ou intervention de la BCE par exemple), le risque baissier domine aujourd’hui sur le papier allemand.

L’Allemagne sur un nuage : jusqu’à quand ?

Vu les taux pratiqués en Allemagne, on pourrait croire que le pays n’est absolument pas concerné par le marasme actuel. Certes, Madame Merkel est en position de force. Mais, en tant que premier exportateur de la zone euro, l’Allemagne est loin d’être immunisée en cas de récession marquée sur le Vieux Continent.

Illustration concrète : la situation sur les marchés de crédit. En effet, on constate que la prime de CDS sur la dette allemande (à savoir le Credit Default Swap qui assure contre un défaut de paiement) est relativement élevée. Certes elle n’a rien à voir avec les spreads de l’Espagne ou de l’Italie, mais elle est tout de même plus élevée que des pays comme la Suède ou même le Royaume-Uni.

D’un point de vue « macro », le risque existe donc bel et bien. D’ailleurs, ce n’est pas une surprise si, comme on l’apprenait dans un récent article du Financial Times, un certain nombre de hedge funds sont massivement vendeurs sur le Bund. C’est par exemple le cas de John Paulson et de son fonds – pour ceux qui ne le connaissent pas, Paulson a assis sa notoriété en prévoyant dès 2006 la crise des subprime. Je vous laisse lire l’article suivant pour compléter mes propos.

Graphiquement où en sommes-nous ?

Bund
Pour agrandir le graphique, cliquez dessus

Le contrat Bund (qui évolue en sens inverse des rendements) a nettement rebondi sur la borne basse de son ancien canal horizontal de moyen terme. D’ailleurs, soit dit en passant, une bonne lecture du creux réalisé fin juin sur cet actif a permis à mes abonner de rapidement sentir que le vent tournait sur le CAC 40 après le sommet européen.

Bref, ce n’est pas la question. Aujourd’hui, on peut résumer la chose ainsi :

  • si la crise s’aggrave, l’Allemagne risque de finir par être rattrapée. Le Bund subit alors une nette rechute ;
  • si les choses s’arrangent (solution avec le MES, création d’Eurobonds ou intervention de la BCE sur l’obligataire espagnol et italien), le retour de l’appétit pour le risque poussera les investisseurs à sortir du Bund pour aller chercher des rendements supérieurs sur des actifs plus risqués (indices et marchés actions notamment). Dans cette hypothèse, le contrat Bund baissera donc également ;
  • en fait, il n’y a qu’une hypothèse pour que la hausse se poursuive. Celle d’un attentisme général des politiques et une situation qui stagne sans dégénérer ni se résoudre. Nous aurions alors droit, pourquoi pas, à une nouvelle hausse… encore que dans cette hypothèse, le potentiel me semble assez faible. Si ce n’est peut-être pas l’hypothèse la moins probable, c’est celle qui présente à mes yeux le plus faible « reward » potentiel pour un maximum de « risk ».

D’ailleurs dans mon nouveau service pour jouer les marchés en restant ZEN (ce qui veut dire mettre en place des stratégies pour gérer le risque le plus sereinement possible), j’ai sous le coude un produit parfaitement adapté, un tracker idéal pour jouer un des scénario…

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Mathieu Lebrun
Mathieu Lebrun
Rédacteur en Chef d'Agora Trading

Mathieu Lebrun est analyste financier. Il commence sa carrière chez Fortis Banque pour intégrer la table de négociations sur devises au sein de la salle des marchés du groupe Natexis Banques Populaires. En 2004, il intègre un cabinet de conseil sur produits dérivés en tant qu’analyste technique et obtient son diplôme d’Analyste Technique délivré par la STA (Society of Technical Analysis).

Depuis près de 10 ans, il s’est forgé une solide expérience sur les marchés financiers. En juin 2013, il décide de créer un service de trading simple et efficace : Agora Trading. Pour ses abonnés, il combine à merveille sa lecture des différentes classes d’actifs et leur corrélation pour en tirer le meilleur. Vous pouvez ainsi vous positionner en toute simplicité, en exploitant des outils de trading ultra-efficaces, les certificats Turbos.

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Un commentaire pour “Bund : faites comme Paulson”

  1. […] ou yen sur le Forex, or sur les matières premières, et Bund notamment sur l’obligataire. Je vous en avais déjà parlé à la mi-juillet, et je reviens sur ce dernier car il nous intéresse à nouveau […]

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