Un Bolloré à la tête de Havas…

Rédigé le 16 janvier 2014 par | Big caps, IPO, OPA, opérations financières, Mid et Small Caps Imprimer

Le départ surprise de David Jones, directeur général du groupe, et dans la structure depuis 15 ans, a causé une onde de choc. L’action Havas (FR0000121881) a en effet dévissé de plus de 4% le jour de cette annonce.

Il faut dire que l’homme était très proche de certains clients – dans le secteur de la publicité, les relations intuitu personae jouent beaucoup. Il n’est donc pas rare que de grandes enseignes soient fidèles à un prestataire tout simplement parce qu’elles ont noué au fil du temps d’indéniables relations de confiance avec certains dirigeants. A l’inverser, d’autres n’hésitent pas à mettre en concurrence les acteurs du secteur, quitte à les quitter rapidement. Rappelez-vous qu’en novembre dernier, Danone a préféré regrouper ses achats médias en Europe chez WPP, quittant ainsi Havas.

Certains spécialistes du secteur objecteront que David Jones a été trop frileux sur les émergents et dans le digital mais, l’homme natif du Pays de Galles, avait tout de même une sacrée expérience avec notamment du conseil auprès du parti conservateur britannique et du premier ministre David Cameron. Citons également une campagne des Nations Unies visant à sensibiliser l’opinion au réchauffement climatique. David Jones s’en va officiellement pour créer une start-up technologique. Mais cela pose quelques questions sur la stratégie managériale de Havas alors que certains cadres ont quitté le groupe il y a quelques semaines.

Le remplacement de David Jones par Yannick Bolloré, le fils du célèbre homme d’affaires, ne fait que démontrer la montée en puissance de la famille, actuellement actionnaire du groupe à hauteur de 37%. Notons toutefois que le nouveau directeur général du groupe n’a pas la même expérience de la publicité que son prédécesseur… Avec 5% de Vivendi et donc 37% d’Havas, Vincent Bolloré devient de plus en plus un acteur incontournable du secteur au point que certains imaginent tous les scénarios comme une éventuelle fusion de Havas et de Vivendi. Mais c’est le vieux serpent de mer qui revient, déjà évoqué l’an dernier par Jacques Séguéla, mais je ne me hasarderai pas à un quelconque commentaire.

Sur un plan boursier – et seulement sur un plan boursier –, l’action semble actuellement à son prix d’équilibre avec notamment un PER de 18 ou encore une VE/CA de l’ordre de 1,4… Sa progression de 29% en 1 an plaide plutôt maintenant pour quelques prises de bénéfice sans que, pour autant, une tornade emporte la valeur.

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Eric Lewin
Eric Lewin
Rédacteur en Chef de La lettre PEA et Mes valeurs de Croissance

Journaliste pour BFM Business et dans d’autres médias… conseiller pour un fonds Small Caps chez CFD Asset Management… responsable de la salle de marché chez EuroLand Finance… consultant pour dirigeants d’entreprise…

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